lundi 11 janvier 2016

Attentats djihadistes déjoués à Brême (février 2015) : un clan kurdo-libanais aurait vendu des armes à un intermédiaire libanais

Des attentats islamistes contrecarrés à Brême ? Questions sur un "couac"

Marcel Linden Publié le dimanche 08 mars 2015 à 18h19 - Mis à jour le lundi 09 mars 2015 à 15h14

International

Quatre islamistes provenant de France voulaient commettre plusieurs attentats à Brême : contre la cathédrale, contre la synagogue et sur une place animée. Un déploiement massif de forces de police a déjoué leurs plans, mais ils ont réussi à s’échapper, ont confirmé les autorités allemandes.

"Nous savons que c’étaient des personnes parlant français, qui ont traversé les Pays-Bas pour aller en Allemagne", a indiqué une porte-parole du parquet à la chaîne ZDF. Les quatre seraient donc passés par la Belgique à bord d’une voiture et par les Pays-Bas.

Les autorités de Brême avaient été averties par le service criminel des douanes de Cologne que des terroristes en puissance prendraient un vol d’Air France à partir de Paris. Ces révélations permettent de lever le voile sur l’intervention controversée des forces de l’ordre de Brême le samedi 28 février.

Patrouilles visibles, armes introuvables

Dans la matinée, des policiers armés de pistolets mitrailleurs et munis de gilets pare-balles avaient patrouillé les grandes places, dont le parvis de la cathédrale gothique jouxtant l’hôtel de ville Renaissance. Ils avaient aussi protégé la synagogue, en périphérie. A 18h, la police avait fouillé le centre culturel musulman, comprenant une mosquée.

Elle avait arrêté le Libanais Mohamed M., 39 ans, qui aurait contacté les islamistes à la veille de leur arrivée à Brême. Le Libanais aurait voulu leur vendre des pistolets mitrailleurs israéliens Uzi; en octobre 2014, il aurait acheté 60 Uzis du clan kurdo-libanais Miri local, engagé dans la criminalité organisée.

Les autorités devaient réagir pour empêcher les islamistes de semer la terreur. Le déploiement impressionnant des policiers a sans doute eu un effet dissuasif. Toutefois, les jihadistes présumés ont glissé à travers les mailles du filet : ils ne se cachaient pas au centre musulman et les autorités sont incapables de dire où ils se trouvent actuellement.

De plus, la police n’a trouvé de pistolets mitrailleurs ni au centre islamique ni au domicile de Mohamed M. et a donc dû le relâcher.

Ce couac a des conséquences politiques : l’opposition CDU et les médias reprochent au sénateur (ministre) social-démocrate Ulrich Mäurer d’avoir permis aux islamistes de déguerpir parce que plusieurs heures se sont écoulées entre le déploiement policier et les perquisitions.

La diète locale discutera de l’affaire mercredi. Le "Frankfurter Allgemeine" se demande s’il n’y a pas eu un simple affolement des autorités. Auparavant déjà d’apparentes menaces d’attentats islamistes avaient amené les autorités à interdire un défilé du mouvement anti-musulman Pegida à Dresde et la cavalcade à Brunswick.
Source : http://www.lalibre.be/actu/international/des-attentats-islamistes-contrecarres-a-breme-questions-sur-un-couac-54fc849f35707e3e93c61430

Sur le clan kurdo-libanais Miri :

"Nombre d’émigrés originaires du Liban sont liés à deux mafias :
– la mafia kurde du Liban qui regroupe entre autres le clan Miri, opérant entre Berlin et Brême. Au Liban, ces Kurdes de Beyrouth étaient considérés comme des apatrides et ne disposaient pas de la nationalité libanaise jusqu’en 1994 ;
– il y a aussi à Berlin une mafia tenue par des Palestiniens du Liban, notamment le clan Abou Chaker, impliqué actuellement à Berlin dans une grosse affaire relative au showbiz local.
Ces deux clans du crime organisé opèrent de la même manière. Ils tiennent notamment la drogue, la prostitution et la vie de nuit dans la capitale allemande."

Source : http://jforum.fr/2014/01/a-Berlin-des-Libanais-commencent-a-se-plaindre-de-leur-propre-mafia/

Voir également : Les gangs kurdo-libanais à Berlin

Terrorisme : Metin Karasular (un trafiquant de drogue et d'armes proche du PKK) avoue avoir été en contact avec Amedy Coulibaly

Raqqa : la coalition internationale anti-EI a tué un Kurde qui avait joué un rôle dans les attentats de Paris

Europe : démantèlement d'un réseau djihadiste kurde lié à l'EI
 
Allemagne : l'Etat islamique attire de jeunes Kurdes

Le PKK et le trafic de drogue

Trafic de pétrole à la frontière turco-syrienne : les circuits clandestins du PKK 

Selon un dirigeant du PDK syrien, le PYD trafique du pétrole avec l'EI 
 
Selon une carte publiée par le ministère de la Défense russe, le pétrole de contrebande de l'EI transite par Qamishli (contrôlée par les YPG et Assad, soutenus par... la Russie)
 
 
Selon une carte, le trafic de pétrole de l'EI passe par Hassakeh (contrôlée par le PYD et Assad) et le Kurdistan irakien
 

Frontière turco-syrienne : les contrebandiers syriens ont de bonnes relations avec l'EI... mais aussi avec le PYD, l'ASL et le régime d'Assad
   

Nord de la Syrie : les YPG et l'EI ont échangé des otages près de la ville d'al-Hol
       
 
Selon le journaliste kurde Reshid Sekvan, il est arrivé à l'EI de passer des accords pragmatiques avec les "combattants kurdes" (YPG ou peshmerga ?)
   
 
Selon un responsable de l'ASL, l'offensive de l'EI sur Azaz a pour but de favoriser l'expansion du PYD au détriment de la rébellion syrienne
       
 
Quand les forces nationalistes kurdes s'acoquinaient avec l'EIIL