mercredi 7 octobre 2015

Allemagne : le parti d'extrême gauche Die Linke est suspecté d'avoir divulgué des informations secrètes au PKK

Left Wing German Party Suspected of Passing Secrets to PKK
MP denies leaking information to two newspapers


Basnews
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05.10.2015  16:23

BERLIN – The German Party Die Linke is suspected of leaking information to the PKK reports Die Welt.

The Kurdish newspaper Özgür Politika, close to the Kurdistan Workers’ Party (PKK), and the Turkish leftist newspaper Evrensel published a secret German document in August that showed Turkey was supplying rebel groups with arms.

German parliamentarian Katrin Kunert from Die Linke passed a motion on May 18th asking which group Turkey is arming in Syria. In response, the German government said Turkey was shipping weapons to Ahrar al-Sham, an Islamic rebel group.

Following her motion, public prosecutors in Berlin launched an investigation. According to German law, parliament members are able to access secret documents, but not allowed to make copies, photographs or to make the content public.

Kunert in a statement denied leaking documents and said she did not have any contact with the newspaper editors who published the claims in August.

Die Linke (the Left Party) has called for the ban on the PKK to be lifted and unfurled PKK flags in the German parliament in protest.
Source : http://www.basnews.com/en/news/2015/10/05/left-wing-german-party-suspected-of-passing-secrets-to-pkk/

Die Linke (en partie issu du communisme est-allemand) est fanatiquement pro-PKK : à telle enseigne qu'il est hostile à l'armement des peshmerga irakiens du PDK et de l'UPK, et qu'une de ses élues a été sanctionnée pour apologie du terrorisme.

Quant aux services de renseignement allemands, ils confirment donc que la Turquie aurait livré (en novembre 2014) des armes au groupe rebelle syrien Ahrar al-Sham, et non à l'EI. Voilà qui a le mérite de la précision et de l'exactitude : on ne peut pas en dire autant des médias turcs et occidentaux qui ont généralement préféré le flou et les contre-vérités démagogiques sur cette question.

L'implication du MIT (service de renseignement turc) dans des livraisons d'armes clandestines a fait scandale chez l'opposition anti-AKP en Turquie (gülenistes et gauche) : or, les camions transportaient cette cargaison sur le trajet Adana-Hatay, durant l'hiver 2013-2014. Qui contrôlait alors le côté syrien de la frontière à ce moment-là ? Ahrar al-Sham, et absolument pas l'EI :

"At the time of the searches, the Syrian side of the border in Hatay province, which neighbors Adana, was controlled by hardline Islamist rebel group Ahrar al-Sham."

Source : http://www.reuters.com/article/2015/05/21/us-mideast-crisis-turkey-arms-idUSKBN0O61L220150521

Le contexte syrien a son importance :
- tensions de plus en plus violentes entre l'EIIL (futur EI) et l'ensemble de la rébellion syrienne au fil de l'année 2013 ;
- Ahrar al-Sham participait à une offensive rebelle pour chasser l'EIIL d'Alep et Raqqa (décembre 2013) ;
- l'armée turque bombardait un convoi de l'EIIL qui menaçait une ville tenue par l'ASL (janvier 2014).

On est donc très loin de la sempiternelle calomnie : "la Turquie fait le jeu de Daech". On pourrait même dire que la Turquie a été la pionnière dans la lutte contre les velléités de "Daech" en Syrie.

Voir également : Le PYD-YPG quémande le soutien militaire de la Russie... au moment même où celle-ci bombarde la rébellion syrienne

Le leader religieux du groupe islamiste Ahrar al-Sham est un Kurde syrien : Abu Mohammed al-Sadeq
 
Une quinzaine de groupes rebelles syriens accusent le PYD-YPG de nettoyage ethnique à Tell Abyad

Un leader des rebelles syriens du Front islamique (anti-EI) qualifie les combattants YPG d'ennemis

Analyses de Wassim Nasr et de Jean-Pierre Filiu sur la stratégie de la Turquie envers l'EI