mercredi 28 janvier 2015

France : dix Kurdes de nationalité turque condamnés pour financement du PKK

"- Publié le 28/01/2015 à 15:47 - Modifié le 28/01/2015 à 16:32

Dix Kurdes condamnés à du sursis en appel pour financement du PKK

Dix Kurdes de nationalité turque ont été condamnés mercredi en appel à Paris à des peines de 12 mois à 4 ans de prison avec sursis pour avoir participé au financement du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

La cour d'appel de Paris a également condamné la Maison du peuple kurde (MPK) de Marseille, au coeur de la collecte des fonds, à 50.000 euros d'amende et prononcé sa dissolution.

Le PKK est considéré comme un mouvement terroriste par la Turquie, l'Union européenne et les États-Unis.


Le 3 décembre 2013, le tribunal correctionnel avait prononcé des peines allant de six mois à trois ans de prison, dont deux ans avec sursis dans cette affaire. La cour d'appel a donc annulé les peines de prison ferme prononcées en première instance en leur substituant des peines avec sursis plus longues. (...)

Selon l'accusation, sous couvert d'activités culturelles, de soirées, de concerts, la MPK oeuvrait en fait pour la "kampanya", la collecte de l'impôt révolutionnaire auprès de la diaspora kurde, et aurait fait office de siège financier du PKK dans le sud de la France.

Pendant l'enquête, le responsable du financement avait estimé le montant annuel de la kampanya à 300.000 euros, mais il avait assuré qu'il s'agissait d'un acte "complètement volontaire".

L'enquête avait démarré après deux plaintes de victimes.

La première avait déclaré à la police en novembre 2008 avoir fait l'objet de violences dans les locaux de la MPK et d'une tentative d'extorsion de la part de membres du PKK qui lui réclamaient 5.000 euros en liquide.

L'homme avait exprimé sa crainte de représailles contre lui et sa famille, à la suite de son dépôt de plainte.

Un autre membre de la diaspora kurde, entrepreneur en litige avec l'un des prévenus qui lui reprochait de ne pas l'avoir payé pour son travail, s'était lui aussi vu réclamer 15.000 euros au titre de la kampanya.

Selon l'accusation, chaque secteur avait un objectif chiffré à atteindre pour la collecte de l'impôt révolutionnaire. Si les victimes ne voulaient pas payer, elles faisaient l'objet de relances téléphoniques puis domiciliaires.

Si elles ne se résolvaient toujours pas à payer, une "commission de justice" au sein de la MPK était saisie. Si tout ceci restait sans effet, les victimes étaient prises en charge par les "jeunes" de la MPK pouvant intervenir de manière musclée."

Source : http://www.lepoint.fr/societe/dix-kurdes-condamnes-a-du-sursis-en-appel-pour-le-financement-du-pkk-28-01-2015-1900342_23.php

Voir également : "Le PKK, c’est aussi la terreur pour certains Kurdes."

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