vendredi 28 novembre 2014

Marseille : le sous-préfet Gilles Gray sanctionné pour ses propos critiques sur les Kurdes pro-PKK

#Préfecture : Gilles Gray sanctionné pour ses propos sur les Kurdes

    Écrit par  Léo Purguette
    jeudi 27 novembre 2014 14:00
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Le directeur de cabinet du préfet de police des Bouches-du-Rhône, Gilles Gray, évincé du corps préfectoral après les révélations de « la Marseillaise ».


Le sous-préfet Gilles Gray, directeur du cabinet du préfet de police des Bouches-du-Rhône, a été évincé du corps préfectoral par une décision publiée au Journal officiel d’aujourd’hui jeudi .

L’information transmise par le ministère de l’Intérieur mercredi en fin d’après midi à nos confrères de La Provence, fait suite à l’entretien houleux que le haut fonctionnaire avait eu jeudi 2 octobre avec une délégation de Kurdes de Marseille venue discuter de l’organisation d’une manifestation de solidarité avec Kobanê dans les rues phocéennes.

Dans un enregistrement révélé par la Marseillaise, on l’entendait notamment suggérer aux Kurdes de partir combattre Daesh au lieu de « foutre le bordel chez nous » considérant que « les Marseillais s’en foutent ». « C’est comme la communauté juive. Moi si j’étais juif à Marseille, pensant à mon peuple et à mon pays, ben je serais dans l’armée israélienne, pas à Marseille », avait-il notamment ajouté avant de se faire menaçant en cas de manifestation aux abords du consulat turc : « Ça va tripper grave, le premier qu’on choppe, il va en taule. C’est clair ? S’il est pas Français, il est mort ! »
« La décision qui s’imposait »

« La justice est faite » réagit-on du côté des Kurdes mobilisés pour Kobanê qui témoignent de « relations apaisées avec la préfecture de police » depuis la publication de la conversation. « Nous avons été atteints profondément par ces paroles qui ne sont pas dignes de la République », rappelle un des représentants de la communauté kurde de Marseille préférant demeurer anonyme. « Tout ce qu’il a dit s’est avéré faux. Ni les Français ni les médias n’ont fermé les yeux sur la situation d’urgence vécue par les Kurdes au Moyen-Orient. Si Kobanê n’est toujours pas tombée c’est aussi grâce à la solidarité internationale exprimée à Marseille et partout dans le monde », insiste-t-il.

« L’État a pris la décision qui s’imposait » affirme pour sa part, Bernard Eynaud de la Ligue des Droits de l’Homme qui avait dénoncé les propos tenus par le sous-préfet. « Les responsables institutionnels ont le devoir de respecter le cadre déontologique de leur mission », martèle-t-il.

Dès le lundi suivant la diffusion de l’enregistrement, le préfet de police Jean-Paul Bonnetain avait indiqué que « ces propos ne sauraient engager l’État ». Gilles Gray avait été contraint de transmettre au ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, un rapport apportant des « explications » qui n’ont manifestement pas été suffisantes.

Ancien de la DST puis de la police nationale, Gilles Gray devrait être réaffecté à cette dernière.


Léo Purguette
Dernière modification le jeudi, 27 novembre 2014 18:37
Source : http://www.lamarseillaise.fr/marseille/societe/33591-sanctionne-pour-ses-propos-sur-les-kurdes

Voir également : Agitation nationaliste kurde à Marseille : le sous-préfet sort de ses gonds

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