mercredi 15 octobre 2014

Mustafa Osso (Conseil national kurde) dénonce l'enrôlement forcé de centaines de jeunes Kurdes (et non-Kurdes) dans les YPG

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Syrian Kurds Press Hundreds of Young Men Into Army
BEIRUT — Oct 15, 2014, 3:00 AM ET
By BASSEM MROUE Associated Press

Police in Syria's beleaguered self-ruled Kurdish areas have rounded up hundreds of young men to press them into military service recently made compulsory, activists and Kurdish officials say.

The unprecedented move, criticized by human rights groups, underlines the desperation of Syria's Kurds as they fight off an onslaught by the Islamic State extremist group in Kobani, a town near the Turkish border.

More than 550 people have been killed since the group began its offensive on the Kurdish town in mid-September, and the fighting has forced more than 200,000 people to flee into Turkey.
The extremists have now seized a third of Kobani, closing in on positions held by the main Kurdish militia — the People's Protection Units, or YPG.

In majority Kurdish areas east of Kobani, Kurdish police forces known as Asayish began Saturday rounding up scores of people, according to the Britain-based Syrian Observatory for Human Rights, handing them over to defense authorities who are holding them in schools in preparation for training.

Mustafa Osso, a senior member of the National Kurdish Council, said police set up checkpoints and raided homes, adding that they had so far detained some 700 men under the age of 30.

"This has a direct link to what is happening in Kobani," Osso said, alluding to Kurdish fears of being overrun by the Islamic State group militants.

Deadly attacks have taken place in predominantly Kurdish areas outside Kobani, although there has not been sustained fighting.

On Oct. 6, three suicide bombings targeting security forces in the Hassakeh area killed some 30 people, said Kurdish official Nawaf Khalil. Activists have blamed the Islamic State group for the attacks.

Osso opposes rounding up and detaining the young men, saying that historically Kurdish fighting forces have been based on volunteers, not conscription.


"This will prompt young men to immigrate," he warned, speaking by telephone from Turkey.

The Kurds, long ostracized in Syria, took advantage of the chaos of the country's civil war to carve out a semi-autonomous territory in the north.

In November, they declared their own civil administration in areas under their control, dividing it into the regions named Afrin, Kobani and Jazeera.

In mid-July, Kurdish authorities in Jazeera imposed a compulsory six-month military service on adult males in order to bolster forces fending off Islamic extremists. Although the area is majority Kurdish, Arab, Armenian and Christian minorities living in the area are also required to do the service.

Ekrem Hasso, an official at the Jazeera administration, said that the administration is "committed to implementing its laws." He acknowledged however that Asayish police forces may have shown "some bad behavior" at some checkpoints. He did not elaborate.

Seven Syrian human rights groups condemned the detentions, calling them "arbitrary arrests." In a statement, they said that besides Kurds, a variety of groups were among those detained, including Syriacs, Assyrians, Chaldians, Arabs and Armenians.

The Observatory said the young men will be referred to defense officials who will conduct medical tests and interview them for military service.

"We call upon the civil administration to immediately release the detainees without conditions and to abstain from such practices,"
they said in an emailed statement.

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Source : http://abcnews.go.com/International/wireStory/syrian-kurds-press-hundreds-young-men-army-26205401

15/10/2014 Mise à jour : 15 octobre 2014 | 10:27

La police kurde conscrit des centaines d'hommes

Par Rédaction The Associated Press

BEYROUTH – Les policiers de la région autonome kurde en Syrie ont commencé à conscrire des centaines de jeunes hommes, depuis que le service militaire a été rendu obligatoire, selon ce que rapportent des militants et des dirigeants kurdes.
Cette décision sans précédent a été condamnée par des groupes de défense des droits de la personne, mais elle témoigne du désespoir des Kurdes syriens qui tentent de résister aux djihadistes du groupe armé État islamique à Kobani, près de la frontière avec la Turquie.

Plus de 550 personnes ont été tuées depuis que l’organisation a lancé son offensive à la mi-septembre, et plus de 200 000 personnes ont trouvé refuge en Turquie.

Les djihadistes contrôlent maintenant le tiers de Kobani et se rapprochent des positions de la plus importante milice kurde, les Unités de protection du peuple (YPG). Les frappes aériennes de la coalition américaine auraient toutefois permis aux YPG de reprendre un peu de terrain.

Dans les secteurs majoritairement kurdes à l’est de Kobani, la police kurde a commencé samedi à interpeller des dizaines de personnes qu’elle remet ensuite aux autorités militaires, qui les hébergent dans des écoles avant leur entraînement, selon l’Observatoire syrien des droits de la personne, à Londres.

Un membre du Conseil national kurde, Mustafa Osso, a révélé que les policiers ont érigé des points de contrôle et perquisitionné des demeures, ce qui leur a permis d’épingler environ 700 hommes âgés de moins de 30 ans.

M. Osso a ajouté que cette décision découle directement des événements à Kobani. Il craint maintenant que les jeunes hommes ne fuient les secteurs kurdes pour éviter d’être enrôlés de force.

Pendant ce temps, ailleurs en Syrie, un parlementaire membre du régime de Bachar el-Assad, Waris al-Younnes, a été abattu dans la province centrale de Hama. Son assassinat n’a pas été revendiqué, mais plusieurs dirigeants politiques, policiers ou militaires ont été attaqués depuis le début de la guerre civile. En juillet 2012, un spectaculaire attentat à la bombe perpétré à Damas avait coûté la vie au beau-frère du président Assad et au ministre de la Défense.
Source : http://journalmetro.com/monde/575038/la-police-kurde-conscrit-des-centaines-dhommes/

"En Turquie, l'armée bombarde des positions kurdes

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        Par lefigaro.fr
        Mis à jour le 14/10/2014 à 15:03
        Publié le 14/10/2014 à 14:21

Ces bombardements marquent la fin du cessez-le-feu entre rebelles kurdes et Turquie datant de mars 2013. Il a volé en éclat ces derniers jours, victime d'un contexte régional chauffé à blanc par le siège de la ville de Kobané.

L‘aviation turque a bombardé plusieurs positions du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), dans le Sud-Est de la Turquie. Depuis trois jours, des attaques avaient été lancées depuis les zones visées contre un poste des forces de sécurité turques. Dans le même secteur, des hélicoptères de l'armée ont ouvert le feu sur d'autres combattants du PKK, qui s'accrochaient avec l'armée. (...)

Erdogan inflexible

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan a condamné les récentes attaques du PKK, évoquant l'action de «voyous» à la solde d'une «organisation terroriste» (le PKK) et dénoncé une tentative de «sabotage» des pourparlers qu'il a promis, lui, de sauver.

Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a de son côté accusé le PYD (Parti de l'union démocratique, parti politique kurde de Syrie) d'avoir «torturé» les réfugiés kurdes qui ont fui l'offensive sur la ville de Kobané.
«Nos frères (kurdes) sont venus ici (en Turquie) pour échapper à la pression du PYD. Ils ont imposé une très forte pression sur ceux qui ne partagent pas leurs opinions à Kobané»."

Source : http://www.lefigaro.fr/international/2014/10/14/01003-20141014ARTFIG00226-en-turquie-l-armee-bombarde-des-positions-kurdes.php

Voir également : Kobanê : des Kurdes réfugiés à Suruç (Turquie) critiquent le PKK-PYD

PKK-PYD-YPG : de "drôles d'alliés"

Les zones contrôlées par le PKK-PYD-YPG en Syrie : arrestations arbitraires, torture, meurtres inexpliqués et disparitions

Syrie : la répression du PKK-PYD-YPG contre les partisans du PDK de Barzani

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13 personnes d'une même famille tuées dans le village de Matiniya : un nouveau massacre de civils par le PKK-YPG ?

"Sauver Kobanê" ? Salih Muslim (leader du PYD, branche syrienne du PKK) s'oppose catégoriquement à une intervention turque

La collaboration entre le PYD-YPG et la dictature sanguinaire d'Assad

Ahmet Davutoğlu sur Ayn al-Arab/"Kobanê" : les Kurdes du PYD paient le prix de leur coopération avec le régime d'Assad