mercredi 16 mai 2012

Comment les nationalistes kurdes dissimulent hypocritement le volet raciste (aryaniste) de leur idéologie sous un verbiage humanitaire

Appel du Khoyboun à la SDN et aux pays occidentaux, 5 avril 1925, cité par Jordi Tejel Gorgas dans Le mouvement kurde de Turquie en exil : continuités et discontinuités du nationalisme kurde sous le mandat français en Syrie et au Liban (1925-1946), Berne, Peter Lang, 2007, p. 225, note 395 :

"Nous les Kurdes, peuple aryen, n'avons aucune communauté d'origine, de langue, de tradition avec les Turcs, de race mongolienne."

Jordi Tejel Gorgas, ibid., p. 163-164 :

"Si les brochures de la Ligue Khoyboun appellent à l'aide des « nations civilisées » pour protéger les Kurdes d'une nation « barbare » et de surplus « inférieure », la Turquie, Kamuran Bedir Khan et la Ligue kurde doivent s'adapter au cadrage instauré par les nouvelles institutions internationales nées de la Seconde Guerre mondiale. Un exemple d'adaptation du discours des acteurs kurdes au nouveau jargon international est la note adressée au président de la Commission des droits de l'homme des Nations Unies en 1947 :

Depuis que le jeu de la politique internationale a amené le Gouvernement britannique et celui des Etats-Unis à accorder aux dits Etats un certain appui moral et une aide matérielle, le Gouvernement persan et particulièrement celui de l'Irak, par une interprétation abusive de cet appui, se croient libres d'appliquer dans leurs relations avec l'élément kurde, des méthodes incompatibles avec les droits de l'Homme et les principes de gouvernement des Peuples civilisés. [...] Le problème dépasse les limites du domaine de la politique et se pose, à la conscience mondiale comme un problème essentiellement humanitaire [...].
"

Voir également : Le racisme aryaniste des nationalistes kurdes