mardi 25 décembre 2012

Le PKK et le trafic de drogue

Nathalie Cettina, Terrorisme : l'histoire de sa mondialisation, Paris, L'Harmattan, 2001, p. 268-270 :

"Au tournant des années 80, la Turquie devient la scène d'une recrudescence de l'industrie de l'héroïne, par le biais des activistes Kurdes. Si des organisations criminelles dominent le marché, des rapports officiels turcs mettent en valeur les liens forts entre les trafiquants et les séparatistes kurdes, actifs dans le domaine du terrorisme et auxquels un tel trafic fournit les fonds nécessaires à l'acquisition d'armes. Comme pour l'ASALA, la dispersion des membres du PKK en Occident donne à ce trafic une ampleur internationale, permettant à l'organisation kurde de tirer les avantages d'un tel commerce mené à l'échelle des pays industrialisés. La liaison entre le PKK et le trafic de drogue n'est pas seulement occasionnelle mais ressort d'une stratégie bien structurée et reconnue. Le ministère de la Justice comme le Département d'Etat américains se prononcent en 1995-1996 en ce sens : le PKK en tant qu'organisation terroriste « produit et trafique de l'héroïne pour financer l'insurrection qu'elle mène contre le gouvernement turc ».

On se trouve ici en présence d'un narco-terrorisme dans lequel l'organisation achemine une substance illicite entre le lieu de production qui est extérieur (essentiellement le « triangle d'or ») et les lieux de consommation des grands pôles occidentaux. L'année 1996 marque un tournant important dans l'implication du PKK : la relation entre le trafic de drogue et les militants de l'organisation est établie officiellement. Antérieurement des infractions dérivées, comme le racket et la possession d'armes à feu, avaient été sanctionnées en Grande-Bretagne, mais n'étaient pas établies en France, en dépit de fortes présomptions. Dorénavant, des ramifications sont observées à l'échelon financier : le PKK manipule de gros comptes en banque. Ses réseaux de trafic de drogue s'activent à travers l'Europe : Espagne, Italie, Yougoslavie, Suisse. Au cours de ces dernières années, les arrestations de dealers militants se multiplient. C'est en Allemagne, compte tenu de la forte présence kurde, que ce narco-trafic se développe le plus. Le PKK se livre à un usage mercantile des enfants : utilisation de mineurs (11-13 ans) pour assurer le commerce de stupéfiants dans la rue ; enlèvement d'enfants en Allemagne pour leur faire subir, en Belgique notamment, un endoctrinement terroriste, enfants utilisés par la suite comme instrument de propagande de l'organisation.

Le caractère transnational de ce trafic se trouve en étroite corrélation avec la transnationalité des opérations terroristes du PKK qui utilise les réseaux répartis en Europe pour l'écoulement des stupéfiants comme pour le soutien apporté aux terroristes ou encore pour le financement par des trafics divers de la lutte nationaliste kurde."

Voir également : USA : des dirigeants de l'organisation terroriste PKK sanctionnés pour trafic de drogue

Bordeaux : des trafiquants de drogue kurdes et non turcs

mercredi 20 juin 2012

Aslan Usoyan, un des plus importants parrains de la mafia moscovite : un Kurde yézide

NOTE D'ACTUALITÉ N°230
RUSSIE : LE PLUS IMPORTANT PARRAIN DE MOSCOU VICTIME D'UNE TENTATIVE D'ASSASSINAT


Alain Rodier
16-10-2010

Aslan Usoyan alias « grand-père Hassan », un des parrains les plus importants de Moscou, a été l'objet d'une tentative de meurtre le 16 septembre 2010 vers 20 h 00, à Moscou.
Un tueur a gages a tiré sur lui et ainsi que sur son garde du corps à l'aide d'un fusil kalachnikov à lunette équipé d'un modérateur de son. En raison des mesures de sécurité adoptées par Usoyan, il a fallu à l'agresseur monter un véritable traquenard en se postant dans l'immeuble faisant face au domicile du fils du mafieux. En effet, Usoyan qui n'apparait pratiquement plus en public, a néanmoins gardé l'habitude de rendre régulièrement visite à son rejeton. Les deux victimes ont été transportées à l'hôpital dans un état grave, alors que l'agresseur parvenait à s'enfuir.

Géorgien d'origine kurde, Alan Usoyan est à la tête d'une importante organisation criminelle transnationale (OCT) moscovite également très présente dans le Nord Caucase.
Depuis 2007, il est en guerre ouverte avec le clan de Tariel Oniani qui dirige, depuis la prison de Matrosskaya Tishina où il purge une peine de dix ans d'incarcération, une OCT d'origine géorgienne qui tente de prendre pied à Moscou après avoir été particulièrement active en Espagne. Les affrontements ont fait de nombreuses victimes par le passé dont un Vory v Zakone (bandit dans la loi) très réputé : Vyacheslav Kirillovich Ivankov, « le petit Japonais », assassiné par un tireur d'élite le 28 juillet 2009[1]. Ce dernier était chargé des « traditions » au sein du clan d'Aslan Usoyan.

Les enjeux de cette guerre sont non seulement territoriaux mais concernent aussi les marchés lancés à l'occasion des Jeux Olympiques d'hiver de 2014 qui doivent se dérouler à Sochi, sur la mer Noire. En effet, les OCT des ex-pays de l'Est sont très présentes dans l'immobilier, l'hôtellerie, la restauration, et les loisirs (jeux, prostitution, drogue...). Le pactole à saisir est faramineux d'autant que la corruption, qui est endémique en Russie, permet de facilement infiltrer le monde des affaires.

Déjà, le richissime Shabtai Kalmanovitch, qui s'occupait de sports et de spectacles, a été assassiné le 21 novembre 2009. Il était trop proche du clan Aslan Usoyan, ce que Tariel Oniani n'aurait pu supporter. Malgré plusieurs tentatives de négociations destinées à conclure une « paix des braves[2] », il semble que la guerre interne va se poursuivre dans un proche avenir.

    [1] Il n'est mort des suites de sa blessure à l'abdomen que le 12 octobre.
    [2] Ces dirigeants criminels sont des Vory v Zakone, c'est-à-dire qu'ils sont tenus de respecter un certain « code d'honneur ». Mais ce dernier ne semble pas peser bien lourd quand les intérêts financiers sont très importants.
Source : http://www.cf2r.org/fr/notes-actualite/russie-le-plus-important-parrain-de-moscou-victime-une-tentative-assassinat.php

"Aslan Usoyan (Russian: Аслан Усоян) (born 27 February 1937) aka Grandpa Hassan is an ethnic Yezidi mobster and thief in law began his career operating in Georgia, continued in Moscow, Ural, Siberia, Uzbekistan, Krasnodar, Sochi, and other parts of ex-USSR.[1]"

Source : http://en.wikipedia.org/wiki/Aslan_Usoyan

mercredi 6 juin 2012

Londres : condamnation de trois femmes terroristes kurdes

Three jailed for Turkish social club arson attack

31 May 2012

Three women were jailed for a combined total of 19 years and four months at court on Wednesday, 30 May 2012 over an arson attack on a Turkish social club in north London, deemed by the judge to be politically and racially motivated.


Two of the women threw four home-made petrol bombs at the Coffee House of the People of Gumushane, because of its Turkish association.


Dilek Dag, 25; Altin Yadirgi, 28; and Dilan Eroglu, 20, pleaded guilty to arson with intent, being reckless as to whether life was endangered. Dag and Yadirgi were jailed for six years and eight months each, and Eroglu for six years.
The court heard the three women were sympathetic to and supported the aims of the Kurdish-linked proscribed group Partiya Karkeren Kurdistan (PKK).

The Metropolitan Police Service Police (MPS) Counter Terrorism Command (CTC) launched an investigation following the attack on 30 December 2011.

All three women pleaded guilty at an earlier hearing on 27 April 2012 and were remanded in custody to appear for sentence at Woolwich Crown Court on the 30 May.


Deputy Assistant Commissioner Stuart Osborne, Senior National Coordinator Counter Terrorism, said:
"These women threw petrol bombs at an occupied social club. It is only by luck that none of these petrol bombs smashed during the course of this attack.

"Had any of them done so the likely consequences would have been a catastrophic fireball that would have caused serious and life threatening injuries in the confined space of the social club."


Commander Mak Chishty, area commander for north London said:

"We know this attack caused great concern amongst the community in north London and we hope that today's sentencing will provide reassurance that police take these matters very seriously.

"The community should be confident that they can come to us with information and concerns and we will do everything in out power to bring those responsible before the courts."

The court heard that the women carried out the attack following a Turkish air force strike in Ululdere, in the Sirnak province of Turkey on 28 December 2011. Kurdish civilians were killed in the attack. They had been suspected of being PKK fighters.

The following night on 29 December 2011 at 23:30hrs Yadirgi and Dag bought a petrol can from a garage on Williamson Road in Haringey before collecting Eroglu and filling up the can at a petrol station on Glover Drive N18. They used the petrol to make four petrol bombs out of empty beer bottles stuffed with stuffed cloth wicks.

They drove over to 94 Green Lanes N16 later the same night. The social club, known as the "Coffee House of the People of Gumushane" is used predominantly by people from a region of Turkey who are non-Kurds. The prosecution alleged it was chosen by the defendants as they would likely have viewed the Turkish association as a legitimate target.

There were ten people aged 40 to 50 inside the coffee house at 01:15hrs on 30 December 2011 playing cards and drinking coffee, when two women pushed open the door of the club and threw four lit petrol-filled bottles inside before running off.

The fire caught between the door and a partition wall. A table cloth, carpet and chairs set alight and members tried to extinguish the fire with their jackets. A neighbouring businessman spotted the fire and used his own extinguisher to put out the flames before the emergency services arrived.

One customer ran outside to chase the women but realised his arm and left leg were alight. He was suffered minor burns and was treated at the scene by London Ambulance Service.

Detectives from the CTC identified Eroglu, Dag, and Yadirgi using CCTV footage of them buying the petrol and also mobile phone evidence. Eroglu's fingerprint was found on one of the bottles and further forensic examination revealed DNA traces to Eroglu and Yadirgi.

CCTV footage retrieved after the incident also shows a Ford Focus car making stops to buy the petrol and petrol can and making loops around the block past the social club at 94 Green Lane, conducting hostile reconnaissance of the social club in advance of their attack.

They were arrested on 2 January 2012 on suspicion of arson and gave no comment in interview. All three were subsequently charged as above.

A further charge of arson with intent to endanger life and a charge of possession of explosive substances with intent to endanger life were ordered to lie on file.
Source : http://content.met.police.uk/News/Three-jailed-for-Turkish-social-club-arson-attack/1400008926994/1257246745756

lundi 28 mai 2012

Le violeur kurde Selcuk Ozcan est membre du PKK

"Les assises de la Haute-Garonne ont condamné vendredi dernier à des peines allant jusqu'à 15 ans de réclusion trois Turcs accusés d'avoir profité du désarroi profond d'une fugueuse de 14 ans pour la violer pendant quatre jours.
Ishak Guler, 22 ans, le premier à avoir infligé des relations sexuelles à Julie en août 2009, a été condamné à 15 années de réclusion criminelle pour viols aggravés et complicité de viols. Selman Varkan, 24 ans, ami d'Ishak Guler et comme lui fils de réfugiés politiques kurdes installés en France, a été condamné à 13 années de réclusion.
Après plus de six heures de délibéré, la cour a infligé à Selcuk Oczan, 37 ans, Kurde réfugié en France après avoir été condamné en Turquie pour son appartenance au Parti des travailleurs du Kurdistan, 8 années d'emprisonnement pour viols aggravés.

Velichka Naydenova, 31 ans, une prostituée bulgare qui avait hébergé l'adolescente au moment des faits, a été condamnée à 5 ans de prison avec sursis pour complicité de viols.
A l'énoncé du verdict, Ishak Guler s'est mis à crier dans le box. Tandis que les policiers l'emmenaient hors de la salle d'audience, de « dépit et d'incompréhension », il s'est coupé le bras en le passant à travers un carreau de fenêtre, a indiqué son défenseur, Me Nicolas Raynaud De Lage.
Les défenseurs d'Ishak Guler et de Selman Varkan, qui avaient plaidé une requalification des faits en atteinte sexuelle, ont annoncé un probable appel."

Source : http://www.nordeclair.fr/info-locale/la-jeune-fille-du-pas-de-calais-avait-fugue-pendant-ses-vacances-ia60b0n27141

"Comme d’habitude, les médias français ont préféré de mettre en avant les origines des ces hommes, en stigmatisant toute une communauté, alors qu’ils évitent en générale de prononcer le mot « kurde » quand il s’agit des problèmes politiques.

Ishak Guler, 22 ans, a été condamné à 15 années de réclusion criminelle pour viols aggravés et complicité de viols, sur une adolescente de 14 ans en août 2009, tandis que  Selman Varkan, 24 ans, ami d'Ishak Guler à 13 années de réclusion et Selcuk Oczan, 37 ans, 8 années d'emprisonnement. 

Tous les médias ont insisté sur les origines des ces hommes, et plusieurs d’entre eux ont même rappelé que Selcuk Ozcan est un réfugié en France après avoir été condamné en Turquie pour son appartenance au Parti des travailleurs du Kurdistan."

Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-azadi/260512/quand-un-peuple-est-stigmatise-apres-un-viol

Voir également : Les violeurs kurdes de Toulouse sont des "réfugiés politiques" ou des fils de "réfugiés politiques" (apocu ?) 

jeudi 24 mai 2012

Les violeurs kurdes de Toulouse sont des "réfugiés politiques" ou des fils de "réfugiés politiques" (apocu ?)

Procès de trois Turcs poursuivis pour viols sur une fugueuse de 14 ans

Publié le 19.05.2012, 09h35

Trois Turcs accusés d'avoir exploité la fragilité d'une fugueuse de 14 ans en la soumettant à des viols quatre jours durant, après sa fuite du camping où elle séjournait avec ses grands-parents, comparaissent à partir de lundi devant les assises de la Haute-Garonne.
Selcuk Oczan, 37 ans, Selman Varkan, 24 ans et Ishak Guler, 22 ans, tous trois d'origine kurde, sont poursuivis pour viols aggravés dans cette affaire qui avait fait grand bruit au moment de la disparition de Julie, en août 2009.
Le procès devrait se dérouler à huis clos à la demande de la partie civile. Me Marie-Hélène Pibouleau ne sait pas si sa cliente, "très perturbée déjà" à l'époque et sur laquelle les faits ont eu un effet "catastrophique", assistera aux audiences. Julie a en effet fugué du foyer de jeunes travailleurs où elle est désormais placée.
La défense des accusés évoque un consentement de la victime et le fait qu'elle disait alors avoir 17 ans.
Julie, qui vivait avec ses grands-parents dans le Pas-de-Calais depuis le décès de son père et les problèmes de santé de sa mère, passait ses vacances avec eux dans un camping des Pyrénées-Orientales quand elle décide de fuir les lieux.
Un homme accepte de l'aider et la conduit à Toulouse, où il l'abandonne à son sort, le 20 août, sans argent ni téléphone.
C'est alors qu'elle rencontre Ishak Guler, qui, selon l'accusation, la viole puis la laisse en compagnie de son ami Selman Varkan, lequel la viole à son tour. Le cousin de ce dernier, Selcuk Ozcan, impose lui aussi des relations sexuelles à l'adolescente, à qui il aurait proposé 50 euros.
Pendant ces jours d'errance qui ne s'achèveront que lorsqu'un témoin reconnaîtra la jeune fille, dont la disparition a été largement médiatisée, celle-ci sera hébergée en partie par une prostituée bulgare, amie de l'un des jeunes gens. Velichka Naydenova, 31 ans, est accusée de complicité de viol.
Me Alexandre Martin, défenseur de Selman Varkan, explique que l'adolescente avait eu la possibilité de fuir et qu'elle ne l'a pas fait.
Me Nicolas Raynaud de Lage, avocat de d'Ishak Guler, souligne de son côté que son client "a toujours dit qu'il avait eu des relations sexuelles consenties ou du moins qu'il n'avait pas perçu d'absence de consentement".
Deux des accusés ainsi que la prostituée sont également accusés de tentative de proxénétisme.
Source : http://www.leparisien.fr/toulouse-31000/proces-de-trois-turcs-poursuivis-pour-viols-sur-une-fugueuse-de-14-ans-19-05-2012-2006918.php

Quatorze ans de prison requis contre les violeurs présumés de la jeune Julie

Créé le 24-05-2012 à 13h31 - Mis à jour à 15h50

TOULOUSE (AP) — Une peine d'au moins 14 années de réclusion criminelle a été requise jeudi matin devant la cour d'assises de Haute-Garonne à l'encontre de trois ressortissants turcs accusés d'avoir violé la jeune Julie, une adolescente de 14 ans, durant l'été 2009.

La jeune fille, qui avait disparu le 19 août 2009 du camping d'Elne (Pyrénées-Orientales), près de Perpignan, où elle passait ses vacances avec ses grands-parents, avait été retrouvée une semaine plus tard à Toulouse, ayant subi de multiples viols.

L'avocat général Jean-Jacques Silvestre a requis une peine qui ne soit "pas inférieure à quatorze ans de réclusion criminelle" contre Selcuk Oczan, 37 ans, Selman Varkan, 24 ans, et Ishak Guler, 22 ans, trois Turcs d'origine kurde jugés pour viol aggravé sur mineur de 15 ans. Les deux plus jeunes sont également accusés de tentative de proxénétisme.

A l'encontre de Velichka Naydenova, une prostituée bulgare de 30 ans, accusée d'avoir facilité les faits de viol subis par la mineure et qui comparaît pour complicité de viol aggravée et tentative de proxénétisme aggravé, l'avocat général a requis trois ans de prison dont six mois ferme, couverts par la détention provisoire.

Julie, alors âgée de 14 ans, avait fugué le 19 août 2009 du camping où elle était arrivée fin juin avec sa petite soeur et ses grands-parents maternels résidant dans le Pas-de-Calais et qui, compte tenu du décès de leur père et des problèmes de santé de leur mère, avaient la garde des deux enfants.

Elle s'était enfuie du camping avec un homme d'une trentaine d'années qui l'avait conduite et laissée à Toulouse sans aucune ressource. Livrée à elle-même, l'adolescente fugueuse, décrite comme "immature" par les experts, avait ensuite rencontré les trois hommes aujourd'hui accusés de lui avoir imposé plusieurs relations sexuelles durant quatre jours. Elle avait été retrouvée une semaine plus tard, le 25 août, errant dans les rues de Toulouse.

"Je ne veux pas en faire des monstres", a déclaré jeudi l'avocat général à propos des trois violeurs présumés, "mais leur personnalité présente un profil qui cadre bien avec ce qu'ils ont fait". Depuis le début de leur procès lundi, les trois hommes, qui ont tous grandi en Turquie et sont réfugiés politiques ou fils de réfugiés politiques kurdes, maintiennent que les relations sexuelles avec la jeune Julie, qui, selon eux, affirmait avoir 17 ans, étaient "consenties".

"Il y a viols multiples sur une mineure qui venait d'avoir 14 ans, il y a complicité de viol et tentative de proxénétisme, celle-ci ayant échoué puisque Julie a refusé l'argent qu'on lui proposait (...). Bien sûr qu'il y a des circonstances, l'exil, les difficultés d'acculturation, mais ce qui me gêne c'est qu'ils sont dans le déni, ils contestent et répètent qu'ils ne sont pas coupables", a poursuivi Jean-Jacques Silvestre.

Présente à l'audience, Anita Gricourt, la grand-mère de Julie, a déclaré à l'Associated Press que selon elle, les trois accusés "méritaient une peine plus lourde" pour avoir "brisé" leur vie et celle de leur petite-fille.

Les trois accusés, qui encourent une peine de vingt ans de réclusion criminelle, ont déjà effectué près de trois ans de détention provisoire. Le verdict est attendu vendredi après-midi. AP
Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120524.FAP3937/quatorze-ans-de-prison-requis-contre-les-violeurs-presumes-de-la-jeune-julie.html

mercredi 16 mai 2012

Comment les nationalistes kurdes dissimulent hypocritement le volet raciste (aryaniste) de leur idéologie sous un verbiage humanitaire

Appel du Khoyboun à la SDN et aux pays occidentaux, 5 avril 1925, cité par Jordi Tejel Gorgas dans Le mouvement kurde de Turquie en exil : continuités et discontinuités du nationalisme kurde sous le mandat français en Syrie et au Liban (1925-1946), Berne, Peter Lang, 2007, p. 225, note 395 :

"Nous les Kurdes, peuple aryen, n'avons aucune communauté d'origine, de langue, de tradition avec les Turcs, de race mongolienne."

Jordi Tejel Gorgas, ibid., p. 163-164 :

"Si les brochures de la Ligue Khoyboun appellent à l'aide des « nations civilisées » pour protéger les Kurdes d'une nation « barbare » et de surplus « inférieure », la Turquie, Kamuran Bedir Khan et la Ligue kurde doivent s'adapter au cadrage instauré par les nouvelles institutions internationales nées de la Seconde Guerre mondiale. Un exemple d'adaptation du discours des acteurs kurdes au nouveau jargon international est la note adressée au président de la Commission des droits de l'homme des Nations Unies en 1947 :

Depuis que le jeu de la politique internationale a amené le Gouvernement britannique et celui des Etats-Unis à accorder aux dits Etats un certain appui moral et une aide matérielle, le Gouvernement persan et particulièrement celui de l'Irak, par une interprétation abusive de cet appui, se croient libres d'appliquer dans leurs relations avec l'élément kurde, des méthodes incompatibles avec les droits de l'Homme et les principes de gouvernement des Peuples civilisés. [...] Le problème dépasse les limites du domaine de la politique et se pose, à la conscience mondiale comme un problème essentiellement humanitaire [...].
"

Voir également : Le racisme aryaniste des nationalistes kurdes

mercredi 4 avril 2012

La minorité kurde d'Azerbaïdjan

Antoine Constant, L'Azerbaïdjan, Paris, Karthala, 2002, p. 31-32 :

"Il existe une ancienne minorité kurde dont l'implantation sur le territoire de l'Azerbaïdjan remonte au Xe siècle. A la faveur d'un relâchement du pouvoir central de l'époque, des clans kurdes s'aventurèrent au nord de l'Araxe et fondèrent la dynastie kurde des Shaddidites de Gandja, dans laquelle une partie de la généalogie de Saladin, le vainqueur des croisés en terre sainte, plonge ses racines. Renversée moins d'un siècle plus tard par l'invasion des Seldjoukides, ils demeurèrent sur place et se soumirent aux nouveaux venus.

Une autre vague importante significative de peuplement kurde eut lieu après que les populations turques et arméniennes de la haute vallée de l'Araxe et du Nakhitchevan eurent été déportées, dans le cadre des guerres contre les Ottomans, par le shah de Perse Abbas au début du XVIIe siècle. De nombreux Kurdes vinrent occuper les terres vacantes. Implantés dans l'ouest du pays, dans le Zanguezour, le Karabagh et le Nakhitchevan, la nouvelle République soviétique d'Azerbaïdjan institua même brièvement une région kurde dans les districts de Latchine, Goubatli et Kelbadjar de 1921 à 1929, surnommée « Kurdistan rouge ».

Le pouvoir soviétique les déporta en partie au Kirghizstan en 1941. Comme pour les Talyches, il fit disparaître les Kurdes comme nationalité distincte et les compta dans les statistiques avec les Azéris. Musulmans chiites, ils ont depuis été en voie rapide d'assimilation, abandonnant partiellement l'usage de leur langue, le kurmandji, pour celui de l'azéri ou du russe. En 1988 pourtant, une délégation de Kurdes d'Azerbaïdjan fit part à Erevan de son souhait que les districts ci-dessus, situés entre le Karabagh et l'Arménie, soient rattachés à l'autorité d'Erevan. Cela eut lieu justement au moment où les Arméniens posaient de semblables exigences pour le Karabagh. Les Kurdes musulmans d'Arménie furent cependant expulsés d'Arménie de la même manière que les Azéris et 18 000 d'entre eux se réfugièrent en Azerbaïdjan. Quant aux populations kurdes de Latchine, de Kelbadjar et de Goubatli, elles furent elles aussi chassées sans ménagement et vivent aujourd'hui dans des camps de réfugiés du centre du pays. Comme ils sont partiellement assimilés, leur nombre est difficile à évaluer."

Voir également : La déportation des Kurdes du Caucase par Staline

mercredi 28 mars 2012

Adıyaman : un père et un grand-père kurdes condamnés à la prison à vie pour avoir enterré vivante une jeune fille

"Lepoint.fr - Publié le 08/02/2010 à 16:02 - Modifié le 08/02/2010 à 17:00

Enterrée vivante en Turquie : le père et le grand-père risquent la prison à vie

Le père et le grand-père d'une adolescente kurde enterrée vivante parce qu'elle parlait aux hommes, dans le sud-est de la Turquie, risquent la prison à vie pour ce "crime d'honneur" qui provoque la mobilisation et l'indignation d'associations de femmes.

Ayhan Mémi, 40 ans, et Féthi Mémi, 65 ans, devraient être inculpés dans l'acte d'accusation préparé par le parquet de Kahta, ville kurde de l'est anatolien, d'"homicide prémédité avec circonstances aggravantes, perpétré avec cruauté", a-t-on indiqué lundi de source judiciaire locale. Le code pénal turc requiert la prison à vie pour ce genre de crime."

Source : http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2010-02-08/enterree-vivante-en-turquie-le-pere-et-le-grand-pere-risquent-la/924/0/421837

Father, grandfather get life for burying teenage girl alive

23 March 2012 / TODAYSZAMAN.COM,

A court has sentenced the father and grandfather of a 16-year-old girl who was found dead after having been buried alive in her family's backyard in 2009 to aggravated life imprisonment.


Medine Memi was reported missing by her family in late December of last year. After 40 days had passed with no leads, police receive a tip that led to a search of the girl's family home in Adıyaman's Kahta district. During the search they discovered a hole two meters deep underneath a chicken coop in the backyard. Medine had been buried in the hole in a sitting position with her hands tied.

The results of an autopsy revealed that Medine had a significant amount of dirt in her stomach and lungs, and forensic experts in Malatya, where the autopsy was performed, said this indicated that the girl had been buried alive. Before she was killed, Medine had reportedly sought help from police, going to them several times to report abuse she and her mother suffered from.

The Adıyaman High Criminal Court concluded the two-year-old case on Thursday, convicting her father, Ayhan Memi, and her grandfather, Fethi Memi, of premeditated murder, disregarding the father's request for acquittal based on the defense that Fethi Memi had actually buried the girl. The two were sentenced to aggravated life imprisonment.
Source : http://www.todayszaman.com/news-275144-father-grandfather-get-life-for-burying-teenage-girl-alive.html

Voir également : Le crime d'honneur : une pratique tribale ni turque, ni vraiment musulmane mais kurde

La lapidation chez les Kurdes yezidis (non-musulmans) du nord de l'Irak

Italie : arrestation de 5 racketteurs kurdes

Des racketteurs kurdes arrêtés en Italie
Mis à jour le 27/03/2012 à 15:39 | publié le 27/03/2012 à 15:32

La police italienne a annoncé aujourd'hui l'arrestation de cinq Kurdes soupçonnés de racketter leurs compatriotes dans le nord de l'Italie en leur infligeant une sorte d'"impôt révolutionnaire" pour financer le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).


L'enquête a débuté au parquet de Venise il y a plusieurs mois après le passage à tabac d'un citoyen turc résidant dans cette région et tenant un petit restaurant.
"Nous avons établi les modalités de financement du PKK selon un schéma bien rodé et le groupe agissait contre ceux qui refusaient de payer l'impôt révolutionnaire en exerçant des pressions psychologiques, accompagnées parfois de violences", a indiqué devant la presse à Venise un responsable de la police anti-terroriste italienne Gaetano Ezio.


Les Kurdes résidant dans le nord-est de l'Italie devaient payer de 10 à 30 euros par personne et par mois, plus un versement annuel variant entre 1.000 et 1.500 euros, selon la même source. Quatre des cinq Kurdes arrêtés habitaient dans le nord-est de l'Italie, le cinquième à Crotone (Calabre, sud).
Plusieurs perquisitions ont été effectuées dans le cadre de cette opération, y compris au domicile des victimes, au cours desquelles a été retrouvé un livre contenant les noms des personnes ayant payé et le montant des somme versées.

Le PKK, considéré comme un mouvement terroriste par la Turquie, l'Union européenne et les Etats-Unis, a déclenché en 1984 une rébellion sécessionniste dans le sud-est de la Turquie, région pauvre et sous-développée, peuplée majoritairement de Kurdes.
Ce conflit a fait plus de 45.000 morts depuis cette date, selon l'armée turque.
Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/03/27/97001-20120327FILWWW00532-pkk-5-racketteurs-kurdes-arretes-en-italie.php

dimanche 11 mars 2012

Reims : enquête antiterroriste concernant des tentatives d'extorsion de fonds par le PKK

Sept interpellations près de Reims dans une enquête sur le financement du PKK

Publié le 06.03.2012, 17h26

Sept personnes ont été interpellées mardi dans la région de Reims dans le cadre d'une enquête antiterroriste sur des tentatives d'extorsion de fonds pour le financement du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a-t-on appris de source proche de l'enquête.
Ces sept personnes ont été interpellées par la sous-direction antiterroriste (SDAT) et la PJ de Reims dans le cadre d'une information judiciaire conduite par le juge Thierry Fragnoli portant en particulier sur une tentative d'extorsion de fonds sur un restaurateur, a-t-on précisé.

L'ouverture de cette enquête remonte à septembre 2011.
Dans un dossier similaire de financement du PKK, quatre personnes avaient été mises en examen et trois d'entre elles placées en détention provisoire en début février. L'enquête avait également été ouverte à la suite de plaintes pour extorsion de fonds censés servir au financement du PKK.
Le PKK, considéré comme un mouvement terroriste par la Turquie, l'Union européenne et les Etats-Unis, a déclenché en 1984 une rébellion sécessionniste dans le sud-est de la Turquie, région pauvre et sous-développée, peuplée majoritairement de Kurdes.
Ce conflit a fait plus de 45.000 morts depuis cette date, selon l'armée.
Source : http://www.leparisien.fr/reims-51100/sept-interpellations-pres-de-reims-dans-une-enquete-sur-le-financement-du-pkk-06-03-2012-1892595.php

mercredi 22 février 2012

RSF condamne avec fermeté les attaques terroristes kurdes contre les locaux de Zaman en Allemagne et en France

"Attaques coordonnées contre les antennes locales d’un journal turc en Europe
Publié le samedi 18 février 2012.

Reporters sans frontières condamne fermement les attaques menées quasi-simultanément contre les locaux de l’hebdomadaire conservateur turc Zaman en Allemagne et en France, le 15 février 2012.


« Nous sommes vivement préoccupés par la violence croissante des attaques subies par Zaman. Rien ne saurait justifier ces graves actes d’intimidation, qui auraient pu avoir des conséquences plus tragiques encore. Nous espérons que les enquêtes menées par les polices allemande et française permettront rapidement d’interpeller tous les auteurs et organisateurs de ces attaques », a déclaré l’organisation.

« Nous le répétons, la presse turque doit cesser d’être assimilée aux acteurs politiques locaux. Le gouvernement ne saurait être ciblé à travers Zaman, pas plus que les titres pro-kurdes ne devraient faire les frais de la lutte contre le PKK. Il est inquiétant de constater que les journalistes paient de plus en plus fréquemment le prix physique de la polarisation persistante des médias turcs. »

Le 15 février 2012, vers 14h40, une quinzaine d’individus cagoulés a fait irruption dans les locaux de Zaman France à Pantin (banlieue parisienne). Ils ont physiquement menacé les journalistes et mis le bureau à sac. Aucun blessé n’est à déplorer, mais les membres de la rédaction sont choqués et les locaux ont subi des dégâts importants. Des ordinateurs, ainsi que du mobilier et des portes et fenêtres, ont été détruits. La rédaction a demandé à faire l’objet d’une protection policière et envisage de déménager. Il s’agit de la troisième attaque contre les locaux du journal en six mois.

Dans la soirée du même jour, des individus ont lancé des cocktails Molotov et endommagé l’entrée des locaux de Zaman à Cologne (ouest de l’Allemagne). Peu après, ils s’en sont pris à un café turc voisin. Deux suspects, âgés de 17 et 22 ans, ont été arrêtés.

D’après la rédaction de Zaman France, l’attaque a été revendiquée par un groupuscule se présentant comme proche du PKK, la « Brigade Euphrate de vengeance de la révolution ». La police allemande suit également la piste d’une possible implication de sympathisants de la rébellion kurde. Le 15 février est la date anniversaire de l’arrestation du leader du PKK, Abdullah Öcalan, en 1999."

Source : http://fr.rsf.org/allemagne-attaques-coordonnees-contre-les-18-02-2012,41905.html

mardi 24 janvier 2012

Eutelsat retire la chaîne pro-terroriste ROJ TV de sa liste de chaînes satellitaires

Ankara hails halt to ROJ TV

ANKARA - Hürriyet Daily News
Ankara welcomed a decision by France-based satellite company Eutelsat to remove ROJ TV from the list of satellite channels it offers in line with a recent Danish court verdict.


Turkey hopes other institutions will also take such action in line with their legal and human responsibilities, Foreign Minister Ahmet Davutoğlu said Jan. 20, adding that Turkey would be following other institutions to see if they comply as well.

A Copenhagen court delivered a verdict Jan. 10, ruling that ROJ TV was an instrument of the outlawed Kurdistan Workers’ Party (PKK) through its financial, structural and operational ties.


 After the verdict, Eutelsat decided to stop offering ROJ TV and asked other distributors to do likewise, stating that it was doing so to comply with the court verdict.


ROJ TV does not own studios in Denmark, but broadcasts to 68 countries from Copenhagen via satellite.
The PKK is listed as a terrorist organization by Turkey, the European Union and the United States.

January/21/2012
Source : http://www.hurriyetdailynews.com/ankara-hails-halt-to-roj-tv.aspx?pageID=238&nID=11960&NewsCatID=338

mardi 17 janvier 2012

Vers une alliance entre la Turquie et les Kurdes d'Erbil contre le gouvernement islamiste chiite d'al-Maliki (à Bagdad) ?

Iraq dilemma: Arbil thaw vs Baghdad chill

ANKARA – Hürriyet Daily News
Turkish-Iraqi ties have seen a hectic day as both countries summoned each other’s ambassador to express unease over each other’s policies on an ongoing sectarian conflict in Iraq. In the meantime, Turkey is becoming closer with Arbil, a city at odds with al-Maliki’s rule

Sevil Küçükkoşum

Already tense ties between Turkey and Iraq were further strained yesterday as both countries summoned each other’s ambassador to accuse one another of interfering in the internal affairs in the wake of growing sectarian conflict in war-torn Iraq.

The rise in tension between the neighboring countries apparently made Ankara and Arbil become closer as Turkey’s most senior diplomat held unannounced meetings with Masoud Barzani, leader of the Kurdistan Regional Government, over the weekend.


The first move came Monday morning from Iraq when Deputy Foreign Minister Muhammed Jawad al-Dooreki summoned Yunus Demirer, Turkish ambassador in Baghdad, urging his government to consider the “necessity of avoiding anything that might disturb” good relations.

The Iraqi move came a week after Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan said Iraq’s neighbors should not stoke Sunni-Shiite tensions in Iraq, which he said could engulf the entire Islamic world, and said Iraq faced a “historical” responsibility. The same day Erdoğan held a phone conversation with Iraqi Prime Minister Nouri al-Maliki and reiterated Turkey’s concerns.

“The Turkish ambassador gave assurances that Turkish officials’ statements were in good faith and he will inform his government in Ankara of the Iraqi position,” an Iraqi Foreign Ministry statement said Jan. 16. In return, Demirer underlined that the situation in Iraq was a concern for all regional countries and required a holistic approach for the solution, a diplomatic source told the Hürriyet Daily News yesterday.

Ties between Baghdad and Ankara have been strained by Turkey’s position on the Shiite-led government’s move to arrest Sunni Vice President Tariq al-Hashemi, a measure that has triggered political turmoil that risks stirring more sectarian tensions.

Instant retaliation from Ankara

Hours after its envoy to Baghdad was summoned, Ankara invited Iraq’s ambassador to Turkey in a move to express the Turkish government’s disturbances over al-Maliki’s recent statement, warning that Turkey itself would suffer if its interventions in Iraq sparked conflict in the Middle East.

“Recently we noticed their surprise interventions with statements, as if Iraq is controlled or run by them,” al-Maliki said in an interview with private al-Hurra television channel late Friday. “Their latest statements interfered in domestic Iraqi affairs… and we do not allow that absolutely. If it is acceptable to talk about our judicial authority, then we can talk about theirs; and if they talk about their disputes, we can talk about theirs.” In further remarks, al-Maliki warned that “Turkey is playing a role that might bring disaster and civil war to the region, and Turkey will suffer because it has different sects and ethnicities.”

Al-Maliki’s strongly worded statement was not left unanswered by Ankara, which invited Iraq’s Ambassador to Turkey Abdul Kamil Tabikh to the Foreign Ministry late Jan. 16 when the Hürriyet Daily News went to print. Apart from voicing criticisms about al-Maliki’s statement, Ankara reiterated its policy to Iraq with calls on Iraqi officials to responsibly deal with the ongoing sectarian conflict.

Maliki’s statements ‘imprudent’

In a separate reaction, Ömer Çelik, deputy leader of the Justice and Development Party (AKP), slammed al-Maliki through his Twitter account.

Describing al-Maliki as the leader of an organization rather than a state and his statements as imprudent, Çelik said, “Words targeting Turkey are not compatible with the responsibility of the ‘Iraqi Prime Minister.’ He is fulfilling ‘other responsibilities.’”

Accusing al-Maliki of aiming to run a Shiite-dominated country, Çelik warned that Iraq might be a satellite country in the future under his rule.

“From now on Iraq has a serious al-Maliki problem. Turkey has no problem with Iraq and fully supports Iraq’s unity,” Çelik said.

Ankara-Arbil alliance?


At a moment when Ankara-Baghdad ties were put into a deeper spat, Foreign Ministry Undersecretary Feridun Sinirlioğlu’s unannounced visit to Arbil sparked fresh thoughts about a possible Ankara-Arbil alliance in the face of ongoing internal conflict in Iraq.


Sinirlioğlu met with Masoud Barzani and Iraqi Kurdistan Democratic Party leader Nechirvan Barzani to discuss a variety of issues including the ongoing political crisis in Iraq, the fight against the outlawed Kurdistan Workers’ Party (PKK) and other bilateral matters.


That visit came after Arbil’s relations with Baghdad were also strained
as Masoud Barzani refused to hand over al-Hashemi, who was accused of establishing a criminal gang in the capital.

Turkish diplomatic sources would neither confirm nor deny a potential meeting between Sinirlioğlu and al-Hashemi, who has near-perfect relations with Ankara. Al-Hashemi, who is currently holed up in Iraq’s Kurdish region, has mooted the possibility of going to Turkey, even though officials have barred him from overseas travel.

Meanwhile, the Iraqi judiciary says a court in Baghdad has ruled that the Sunni vice president must stand trial on terror charges in Baghdad, not the northern city of Kirkuk, the Associated Press reported. Al-Hashemi escaped to the semi-autonomous northern Iraq, out of reach of authorities in Baghdad.

January/17/2012
Source : http://www.hurriyetdailynews.com/iraq-dilemma-arbil-thaw-vs-baghdad-chill.aspx?pageID=238&nID=11640&NewsCatID=338

Voir également : Irak : les intérêts des Kurdes et des Arabes chiites (représentés par al-Maliki) divergent de plus en plus à Kirkouk

jeudi 5 janvier 2012

Visite d'Ismail Haniyeh en Turquie : le leader du parti extrémiste kurde BDP, Selahattin Demirtaş, soutient le Hamas



Reuters Pictures 2 days ago

Hamas' Gaza leader Ismail Haniyeh (R) shakes hands with Peace and Democracy Party (BDP) Leader Selahattin Demirtas as he arrives at a meeting at the Turkish parliament in Ankara January 3, 2012.
Source : http://www.daylife.com/photo/0fFbfrQdHfdZ1?__site=daylife

Palestinian Prime Minister Ismail Haniyeh, who visits Turkey, had a conversation with BDP-leader Selahattin Demirtas. According to Milliyet-writer Namik durukan, Haniyeh invited Demirtas to Jerusalem, and said "Jerusalem is waiting for Salahaddin" (referring to the first name of Demirtas and to the historical Saladin who freed Jerusalem from the crusaders).

Despite of being opposition, we always support AKP's position regarding the Palestinian issue, Demirtas was quoted saying. Haniyeh answered: "We hope that you (Kurds) will get all your rights, and your own identity". Demirtas: "We would like to see a free Palestine". Haniyeh's reply: "We look forward to the freedom of Diyarbakir".
Source : http://www.topix.com/forum/world/turkey/TGBUKL6PG24OLL82B

mercredi 4 janvier 2012

Israël et le problème du terrorisme kurde

Philippe Boulanger, Géopolitique des Kurdes, Paris, Ellipses, 2006 :

"L'accord militaire d'avril 1996 entre Israël et la Turquie, outre les avantages que les deux parties semblent y trouver, est tourné contre les Kurdes et surtout le PKK. En effet, Israël envisage à long terme son approvisionnement en eau qui passe(ra) nécessairement par le Tigre et l'Euphrate, c'est-à-dire en Turquie et plus précisément en zone kurde. Les Israéliens escomptent alors des autorités turques un arrangement aquifère qui leur soit favorable s'ils aident Ankara à éradiquer le PKK et à capturer son chef, Abdullah Öcalan. Comme l'avait bien pressenti Robert Olson, qui conseillait à ce dernier de ne pas utiliser son téléphone cellulaire, l'aide israélienne à la capture d'Apo en 1999 sera précieuse. Dénoncé par les pays arabo-musulmans et l'Iran comme une trahison à l'égard de la solidarité islamique contre l'« ennemi sioniste », cet accord militaire entre deux puissances politiques et militaires régionales tient bon jusqu'à présent. Il faut dire que les politiques et les militaires israéliens ne se sont pas prononcés sur la candidature turque à l'entrée dans l'Union européenne. L'alliance turque sécurise Israël face à la Syrie et à l'implosion de l'Irak, et lui permet d'envisager son approvisionnement en eau avec plus de sérénité. La Jordanie s'est d'ailleurs rapprochée de la Turquie et, par là même, d'Israël : les intérêts israéliens et jordaniens en ce qui concerne la question palestinienne sont convergents. Pour la monarchie Hachémite, l'alliance turque équilibre également les menaces syrienne et irakienne." (p. 204)


Elise Ganem, L'axe Israël-Turquie, vers une nouvelle dynamique proche-orientale ?, Paris, L'Harmattan, 2005 :


"Tout d'abord, une des grandes motivations turques pour la conclusion des accords avec Israël est la lutte menée après 1995 à Hatay par le PKK. Yitzhak Rabin a commencé à négocier l'entente en 1994/1995 quand le PKK s'efforçait de s'infiltrer au Hatay, avec l'aide de la Syrie. Peu de temps après, le Chef des Armées, le Général Hüseyin Kivrikoglu, déclarait que le pays était « en état de guerre non-déclarée avec la Syrie ». Depuis longtemps la Turquie accuse la Syrie de soutenir les Kurdes du PKK, les Arméniens de l'ASALA et certains guérilleros de gauche. Le PKK s'est livré à de nombreuses attaques en territoires turcs entre 1980 et 1985, à partir de ses bases syriennes. On peut donc dire que le soutien syrien au mouvement kurde n'est pas nouveau et date au contraire du début de la lutte ouverte dans les années 1980. C'est le rêve de Grande Syrie qui motive l'attitude de Damas et qui pourrait se matérialiser si Israël lâchait le Golan et la Turquie le Hatay. Tel-Aviv et Ankara font ainsi partie d'une stratégie coordonnée de l'ennemi syrien qui cherche à batailler sur les deux fronts afin de concrétiser ses visées expansionnistes." (p. 118)

"De surcroît, il semblerait que les services secrets collaborent étroitement afin de maintenir Damas sous une surveillance continue. Ainsi, le quotidien The Economist racontait, dès 1998, que la Turquie recevait des informations détaillées sur le régime d'Assad par le Mossad. En outre, il est aujourd'hui quasiment sûr que du personnel des renseignements israéliens aurait accompagné les troupes turques en mai 1997 au nord de l'Irak pour y poser des postes d'écoute et ainsi mieux contrôler ce territoire. L'efficacité des services secrets israéliens est bien connue, et il est facile d'imaginer que leurs apports aux services turcs sont d'une valeur stratégique inestimable." (p. 127)

"Déjà en 1997, Benyamin Netanyahu annonçait publiquement, et sur une chaîne de télévision turque, son soutien à Ankara dans sa lutte contre le mouvement indépendantiste kurde dont il avait qualifié les actions de « terroristes » : « la Turquie a souffert des attaques terroristes du PKK et nous ne voyons aucune différence entre le PKK et ce dont Israël souffre ». La réponse du PKK ne se fit pas attendre, puisque moins d'une semaine après, un membre du Comité central déclara dans une conférence de presse tenue à Beirouth qu'Israël et ses représentations diplomatiques faisaient désormais partie des cibles du PKK. Quant à l'arrestation du leader kurde Öcalan au Kenya en 1998, il ne fait plus aucun doute qu'elle fut rendue possible grâce à l'action des services secrets israéliens. Le rôle d'lsraël dans la capture d'Öcalan lui valut les foudres des communautés kurdes dans le monde. En effet, les Kurdes organisèrent des protestations massives dans 20 villes européennes contre les missions diplomatiques grecques, kenyanes et israéliennes. Une attaque du consulat israélien de Berlin se solda d'ailleurs par la mort de trois militants kurdes. Pour signifier son soutien à la Turquie sur le dossier sensible du PKK, Ehoud Barak empêcha trois de ses ministres travaillistes de participer à une réunion, en juillet 1999, avec des représentants du Parlement kurde en exil." (p. 80-81)

"(...) la lutte fratricide du PDK et de l'UPK, en 1996, a renforcé le PKK. Depuis la signature des accords de 1996, Israël s'est engagé plus avant dans la lutte contre le parti d'Öcalan que le Premier ministre Mesut Yilmaz qualifiait, en octobre 1997, d' « organisation terroriste la plus dangereuse au monde ».

Israël et la Turquie se sont présentés conjointement comme les champions, au niveau moyen-oriental, de la lutte anti-terroriste menée depuis les attentats du 11 septembre 2001." (p. 43)


Voir également : La confrontation du MIT turc et du Mossad israélien avec le problème du terrorisme arménien

L'antisémitisme kurde

Paul Dumont, "Une source pour l'étude des communautés juives de Turquie : les archives de l'Alliance Israélite universelle", Journal asiatique, tome 267, 1979, p. 134 :

"18 mai 1895 Solimanieh Les Kurdes chiites font courir le bruit que des juifs ont blasphémé la religion musulmane. Emeutes."

Irak, 1941 : le soutien kurde au coup d'Etat pro-nazi et antisémite de Rachid Ali Gaylani

Edouard Sablier, "Les cinq Kurdistans", Revue de Paris, n° 6, juin 1959 :

"L'armée irakienne est intervenue à plusieurs reprises dans la vie du pays : chaque fois des officiers kurdes étaient au premier plan. En 1937, le général kurde Bekir Sidky, instaure sa dictature sur le pays. En 1941, c'est une brigade kurde qui appuiera le mouvement insurrectionnel de Rachid Ali ; en 1952, lorsque la rue se soulève à Bagdad, c'est l'armée qui écrase le mouvement : à sa tête, le général Mahmoud Salman, chef de l'Etat Major est kurde." (p. 128)

Benny Morris, Victimes : histoire revisitée du conflit arabo-sioniste, Bruxelles, Complexe, 2003 :

"En avril 1941 à Bagdad, les militaires irakiens, emmenés par le Premier ministre destitué Rashid 'Ali al-Kilani, se soulevèrent avec l'appui des forces de l'Axe. La Grande-Bretagne traversait une période de malchance : de Libye où il était stationné, l'Afrikakorps du général Envin Rommel pouvait envahir la vallée du Nil à n'importe quel moment. Eclipsant le régime hachémite pro-britannique, Rashid 'Ali recouvra ses fonctions de Premier ministre et offrit à l'Allemagne des bases aériennes et d'autres infrastructures. Mais le Reich, qui économisait ses forces en vue de l'assaut prévu contre la Russie, n'envoya qu'une escadrille de chasse.

Des centaines d'exilés palestiniens appuyèrent la révolte, parmi lesquels al-Husseini, qui semble avoir bénéficié du soutien financier du gouvernement irakien et de celui de Berlin. Dès que Bagdad fut tombée aux mains des rebelles, il lança une fatwa (décret religieux), appelant à la radio tous les musulmans à prendre part au djihad contre la Grande-Bretagne. Mais à part quelques émeutes en Syrie, il ne parvint pas réellement à embraser le reste du Levant. La réaction des Britanniques ne se fit pas attendre ; le pétrole et d'importantes voies de ravitaillement étaient en jeu. Le 18 avril, ils débarquèrent des troupes à Basra et marchèrent sur Bagdad. En même temps, une force mixte composée de légionnaires arabes et de troupes britanniques emprunta la voie terrestre au départ de la Transjordanie. Le 29 mai, la campagne avait pris fin, mais d'importants pillages eurent encore lieu ainsi qu'un pogrom contre les Juifs de Bagdad, les 1er et 2 juin, au cours duquel 120 personnes furent massacrées par des gens du pays." (p. 185)

"La violence générale à l'encontre des Juifs, apparentée aux pogroms qui se produisirent en Europe occidentale à la fin du Moyen Age ou en Europe orientale au cours des XIXe et XXe siècles, n'était pas répandue dans le monde musulman. Cependant, elle y survint quelquefois, généralement lorsqu'un Juif qui avait atteint une position élevée dans l'administration tombait en disgrâce, mourait ou attisait l'hostilité de musulmans envieux. En 1066, près de trois mille Juifs furent massacrés à Grenade, en Espagne. En 1033, quelque six mille Juifs furent assassinés à Fès, au Maroc, et les massacres recommencèrent en 1276 et 1465. En 1790, il s'en produisit encore au Maroc, à Tétouan ; en Perse, à Machhad et Barfurush, respectivement en 1839 et 1867 ; puis à Bagdad en 1828. En 1912, le quartier juif de Fès fut presque détruit par la foule arabe, et des bandes pro-nazies massacrèrent des dizaines de Juifs à Bagdad en 1941. A plusieurs reprises dans diverses régions du monde islamique, les communautés juives (contrairement aux dispositions de la dhimma) durent choisir entre la conversion ou la mort." (p. 24-25)

Voir également : Irak, 1941 : les Kurdes, "troupes de choc"... au service de l'Axe

Ils sont prêts à se prostituer pour n'importe quelle puissance extérieure : le terrorisme kurde dans le jeu des puissances de l'Axe (Italie et Allemagne)

Le racisme aryaniste des nationalistes kurdes

Le racisme aryaniste des nationalistes kurdes

Jordi Tejel Gorgas, Le mouvement kurde de Turquie en exil : continuités et discontinuités du nationalisme kurde sous le mandat français en Syrie et au Liban (1925-1946), Berne, Peter Lang, 2007, p. 227-228 :

"Les dirigeants kurdes [Khoyboun] et arméniens [Dachnak] tentent par ailleurs de convaincre le gouvernement iranien de soutenir la cause kurdo-arménienne au nom de la fraternité aryenne. Les plus grands défenseurs de cette « fraternité aryenne » sont les frères Bedir Khan, du côté kurde, et Roupen Ter Minassian, du côté arménien. L'idée d'une origine commune entre Kurdes et Arméniens n'était pas nouvelle. De même, l'idée de l'origine aryenne des Kurdes avait déjà été émise auparavant. En revanche, le projet d'union politique kurdo-arménienne justifiée par la filiation aryenne commune est un élément idéologique nouveau. En effet, l'objectif final de ces intellectuels est la création d'une « Confédération aryenne » formée par Arméniens et Kurdes. Pour assurer la survie de cette union des membres de la famille aryenne, la Perse est invitée à présider cette confédération.

Le projet de « Confédération aryenne » n'est cependant pas défini dans les détails. En outre, les autorités iraniennes auraient fait allusion aux propositions de Djeladet Bedir Khan déclarant qu'elles étaient « intéressantes mais utopiques ». Le but stratégique de cette démarche commune est évident car le Tachnak et la Ligue Khoyboun cherchent l'appui d'une force étrangère pour aider les rebelles regroupés autour du mont Ararat. (...)

Malgré la rupture des relations avec le parti Tachnak, les frères Bedir Khan continuent à clamer l'origine aryenne des Kurdes, en opposition aux Turcs (« Mongoles » ou « Tartares ») dans les brochures de la Ligue Khoyboun comme dans les revues qu'ils éditent.
De même, dans la revue officielle du parti Tachnak, Roupen Ter Minassian défend l'union des peuples aryens comme un contrepoids au nationalisme turc avant même la conclusion de l'alliance avec le Khoyboun, ce qui met en évidence un certain engagement intellectuel avec cette idée."

Voir également : Ils sont prêts à se prostituer pour n'importe quelle puissance extérieure : le terrorisme kurde dans le jeu des puissances de l'Axe (Italie et Allemagne)

Irak, 1941 : les Kurdes, "troupes de choc"... au service de l'Axe

L'instrumentalisation de la "carte kurde" par la Perse de Reza Shah Pahlavi