lundi 24 octobre 2011

La coutume barbare de l'excision chez les Kurdes de Suleimani (nord de l'Irak)

Thomas Bois, Connaissance des Kurdes, Beyrouth, Khayats, 1965, p. 57 :

"Il y a vingt-cinq ans, à Sulaimani, on circoncisait le garçonnet lorsqu'il était âgé de sept à dix ans, comme cela se pratique encore aujourd'hui à Istanbul. C'est l'occasion d'une petite fête, où les enfants portent de courtes culottes, une petite blouse blanche avec un baudrier d'étoffe argentée et sur la tête une toque argentée également. Le parrain, kirîv, n'est pas nécessairement de la famille, mais doit être un homme de bonne renommée. Le plus recherché est celui « qui a bu l'eau de sept sources », symbole de Savoir et de Sagesse. Les Yézidis acceptent comme parrain un musulman, mais jamais un chrétien ou un juif. D'autres Kurdes n'ont pas ce scrupule et n'hésitent pas à demander ce service, ou plutôt cette marque de confiance, à cause de la parenté de sang qui s'ensuit, à des chrétiens de leurs amis. L'excision des filles, coutume barbare contre laquelle commencent à s'insurger les femmes musulmanes, surtout les Egyptiennes, est pratiquée aussi à Sulaimani, mais pas avant que la fillette n'ait atteint l'âge de huit à dix ans."

Voir également : Le crime d'honneur : une pratique tribale ni turque, ni vraiment musulmane mais kurde