jeudi 27 octobre 2011

Belgique : Steven Vanackere condamne les attaques des terroristes kurdes du PKK

Steven Vanackere condamne les attaques du PKK

BELGIQUE | mercredi 19 octobre 2011 à 21h29

Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires Etrangères Steven Vanackere a condamné fermement, mercredi soir, les attaques récentes de l'organisation terroriste PKK qui ont "coûté la vie à de nombreux militaires, policiers, mais également citoyens turcs".
"La Belgique exprime toute sa solidarité et sa sympathie aux autorités turques, ainsi qu'aux familles éprouvées", souligne un communiqué émanant du SPF Affaires étrangères. "La Belgique soutient la Turquie dans sa lutte contre le terrorisme. Elle soutient également les autorités turques dans leur recherche d'une solution politique à la question kurde", précise encore le texte.

Belga
Source : http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_steven-vanackere-condamne-les-attaques-du-pkk?id=6947263

lundi 24 octobre 2011

La coutume barbare de l'excision chez les Kurdes de Suleimani (nord de l'Irak)

Thomas Bois, Connaissance des Kurdes, Beyrouth, Khayats, 1965, p. 57 :

"Il y a vingt-cinq ans, à Sulaimani, on circoncisait le garçonnet lorsqu'il était âgé de sept à dix ans, comme cela se pratique encore aujourd'hui à Istanbul. C'est l'occasion d'une petite fête, où les enfants portent de courtes culottes, une petite blouse blanche avec un baudrier d'étoffe argentée et sur la tête une toque argentée également. Le parrain, kirîv, n'est pas nécessairement de la famille, mais doit être un homme de bonne renommée. Le plus recherché est celui « qui a bu l'eau de sept sources », symbole de Savoir et de Sagesse. Les Yézidis acceptent comme parrain un musulman, mais jamais un chrétien ou un juif. D'autres Kurdes n'ont pas ce scrupule et n'hésitent pas à demander ce service, ou plutôt cette marque de confiance, à cause de la parenté de sang qui s'ensuit, à des chrétiens de leurs amis. L'excision des filles, coutume barbare contre laquelle commencent à s'insurger les femmes musulmanes, surtout les Egyptiennes, est pratiquée aussi à Sulaimani, mais pas avant que la fillette n'ait atteint l'âge de huit à dix ans."

Voir également : Le crime d'honneur : une pratique tribale ni turque, ni vraiment musulmane mais kurde

samedi 22 octobre 2011

Ils sont prêts à se prostituer pour n'importe quelle puissance extérieure : le terrorisme kurde dans le jeu des puissances de l'Axe (Italie et Allemagne)

Jordi Tejel Gorgas, Le mouvement kurde de Turquie en exil : continuités et discontinuités du nationalisme kurde sous le mandat français en Syrie et au Liban (1925-1946), Berne, Peter Lang, 2007, p. 153-154 :

"La signature du Traité franco-syrien de 1936 prévoyant le départ des Français du Levant et l'alliance de 1939 entre la Grande-Bretagne, la France et la Turquie mènent les Kurdes à s'approcher des pays de l'Axe, désormais ennemis de la Turquie. Les contacts avec l'Italie, mais aussi avec l'Allemagne, s'intensifient lorsque les forces de Vichy prennent la direction du Mandat au Levant. A Damas, Omar Agha Chemdine, en contact fréquent avec l'ex-Consul Général d'Italie à Beyrouth, aurait obtenu en 1940 certaines promesses de financement italien pour un soulèvement kurde en Djézireh. Or, les Services de Renseignements britanniques, mis au courant des contacts entre Omar Agha et les Italiens, chargent le Consul de la Grande-Bretagne à Damas de conclure une nouvelle entente avec ce dernier qui, après trois entrevues, aurait promis au Consul de s'abstenir de toute activité anti-britannique.

Le Khoyboun [ligue nationaliste kurde] semble néanmoins acquis aux puissances de l'Axe. Selon un rapport du Colonel anglais Elphinstone, les Allemands prennent contact avec les Kurdes dès le début de la guerre. Ils déploient une large propagande auprès d'eux insistant sur le fait que, puisque la Turquie est alliée par un traité à la Grande-Bretagne et à la France, ils n'ont rien à attendre des Alliés et qu'il est donc dans les intérêts des Kurdes de suivre la politique de l'Axe. Après la chute de la France, la commission allemande en Syrie, présidée par W.O. von Hentig, prend contact avec Khalil ibn Ibrahim Pacha, ami personnel du Baron Max Oppenheim. La mission allemande, représentée par le délégué Roser, rencontre aussi Kamuran Bedir Khan. Les projets allemands demandent néanmoins une nouvelle entente entre Kurdes et Arméniens. Dans ce but, von Hentig et Rudolf A. Roser invitent les nationalistes kurdes et arméniens à des réunions secrètes au cours desquelles, les Allemands auraient promis d'assurer l'indépendance respective du Kurdistan et de l'Arménie après la victoire allemande à condition que les Kurdes et les Arméniens se conforment aux directives nazies et provoquent des troubles en Turquie. Les rencontres entre les Kurdes de la Djézireh et les agents allemands ont lieu, en outre, sur la frontière turco-syrienne où les derniers circulent avec une certaine facilité. D'après le P. de Rudder, responsable de la Mission dominicaine en Haute Djézireh :

le Kurde et le Bédouin ont été très travaillés par la politique allemande. [....] D'après eux, les Alliés représentent l'élément chrétien, donc la religion détestée, tandis que le Nazi personnifie à leurs yeux l'homme sans religion, donc l'allié éventuel contre le Chrétien.


En outre, le nazisme est interprété par les élites orientales comme une parfaite réussite du nationalisme et, par conséquent, comme un idéal à atteindre. Bien que nous n'ayons trouvé aucun document confirmant la signature d'un accord officiel entre Kurdes et Allemands, selon les Services Spéciaux, certains représentants kurdes et arméniens, dont Djeladet Bedir Khan et Hratch Papazian, se seraient mis au service de l'Allemagne pour préparer une rébellion kurde en Turquie en 1942. Les Allemands prennent également contact avec Chérif Pacha qui se trouve en France à ce moment-là."

Voir également : Qu'est-ce que le "drame kurde" ?

samedi 15 octobre 2011

Bordeaux : sept terroristes kurdes du PKK interpellés pour racket

Publié le 14/10/2011 | 16:42
Le PKK bordelais devant un juge antiterroriste

Par JS / AFP

Sept personnes soupçonnées d'appartenir à l'organisation terroriste kurde seront déférées samedi à Paris

Sept personnes interpellées mardi à Bordeaux lors d'une opération menée dans les milieux kurdes proches du PKK seront déférées samedi devant un juge antiterroriste à Paris, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Les services de police ont perquisitionné mardi 11 octobre les locaux de l'association franco-kurde rue Camille Sauvageau à Bordeaux ainsi que quatre maisons dont les occupants appartiendraient au PKK, l'organisation terroriste kurde.

La perquisition avait révélé l'existence de la comptabilité d'une collecte de fonds et de son transfert au PKK

Sept personnes agées de 20 à 50 ans avaient ainsi été interpellées, puis placées en garde à vue, soupçonnées de violence à l'égard de compatriotes turques ou kurdes afin de prélever illégalement un impôt révolutionnaire dans toute l'agglomération bordelaise.

La perquisition a eu lieu dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet de Paris et confiée à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), à la suite d'une plainte pour extorsion déposée début 2009 par une personne qui "refusait de payer l'impôt révolutionnaire PKK" et qui a ensuite été victime de violences, selon cette source.

En février 2008 trois membres du PKK avaient déjà été arrêtés à Bordeaux dans le cadre d'une enquête sur l’incendie de deux débits de boissons turcs au printemps 2007.

Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) figure sur la liste des mouvements terroristes de bon nombre de pays et de l'UE. Depuis le début de l'été il a intensifié sa lutte contre les forces turques. 

Ces arrestations surviennent alors que le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, a signé vendredi 7 octobre à Ankara un vaste accord de coopération sécuritaire entre la Turquie et la France visant notamment à lutter contre les membres du PKK.

Cet accord prévoit que les deux pays s'engagent dans une "coopération opérationnelle de lutte contre le terrorisme" permettant aux forces de sécurité turques et françaises de mener une lutte commune sur le terrain, avait indiqué M. Guéant.

Le ministre avait fait part de "la détermination totale, indéfectible (de la France) à lutter aux côtés de la turquie contre le terrorisme du PKK".

La France accueille une importante communauté de Kurdes de Turquie.
Source : http://aquitaine.france3.fr/info/le-pkk-bordelais-devant-un-juge-antiterroriste-70827560.html

Voir également : Bordeaux : une violente bagarre mettant aux prises des Kurdes et non des Turcs

Bordeaux : des trafiquants de drogue kurdes et non turcs

lundi 10 octobre 2011

La Turquie et la France signent un accord de coopération pour lutter contre le terrorisme kurde

La Turquie et la France signent un vaste accord sécuritaire

Le Point.fr - Publié le 07/10/2011 à 14:45
Le texte prévoit que les deux pays s'engagent dans une "coopération opérationnelle de lutte contre le terrorisme" du PKK.

La Turquie et la France ont signé vendredi, lors d'une visite du ministre français de l'Intérieur Claude Guéant, un vaste accord de coopération sécuritaire, visant notamment à lutter contre les membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui ont repris le combat contre Ankara.

L'accord signé à Ankara devant la presse prévoit que les deux pays s'engagent dans une "coopération opérationnelle de lutte contre le terrorisme", ce qui devrait permettre aux forces de sécurité turques et françaises de mener une lutte commune sur le terrain, a indiqué Claude Guéant. Il a fait part de "la détermination totale, indéfectible (de la France) à lutter aux côtés de la Turquie contre le terrorisme du PKK". La France accueille une importante communauté de Kurdes de Turquie, où sont actifs des militants du PKK.

Le sort de 18 Turcs devant la justice française

"Notre lutte ne se relâchera pas, car nous savons le montant des souffrances qui s'accumulent sur la Turquie du fait des agissements des organisations terroristes reconnues par l'Union européenne", a poursuivi Claude Guéant, qui a dit que l'accord signé "va bien au-delà des accords que la France signe habituellement dans le domaine de la sécurité". Il a expliqué qu'en 2010 et 2011 respectivement, 38 et 32 membres du PKK avaient été arrêtés sur le sol français.

La justice française doit se prononcer le 2 novembre sur le sort de 18 Turcs, arrêtés en 2007 et soupçonnés d'appartenir au PKK. L'accord, a-t-on souligné de source turque, ne prévoit pas à priori une extradition des membres du PKK vers la Turquie. Mais Claude Guéant a indiqué que les deux pays avaient néanmoins décidé de travailler ensemble "afin de préparer des extraditions dans les meilleures conditions".

Le ministre français a tenu à préciser qu'il était venu en Turquie à la demande du président Nicolas Sarkozy afin d'achever les discussions sur cet accord sécuritaire, attendu de longue date par les deux pays. Le PKK figure dans la liste des mouvements terroristes de bon nombre de pays et de l'UE. Il a intensifié sa lutte contre les forces turques, depuis le début de l'été.

Le cas du génocide arménien

Claude Guéant et son homologue Idris Naim Sahin ont été confrontés aux questions insistantes des journalistes leur demandant de réagir aux propos de Nicolas Sarkozy, qui, en visite en Arménie jeudi, a souhaité que la Turquie reconnaisse dans un délai "assez bref", avant la fin de son mandat en mai 2012, le "génocide" arménien de 1915, sous l'empire ottoman. "Il convient de s'en tenir strictement aux propos du président de la République sans les interpréter", a dit Claude Guéant.

Il a affirmé que Nicolas Sarkozy "n'a pas évoqué de délai" pour qu'Ankara reconnaisse le massacre des Arméniens comme un génocide, ce que la Turquie refuse catégoriquement de faire, mais ce que la France a fait en 2001.

Interrogé sur le point de savoir comment réagirait la France si la Turquie décidait de reconnaître "le génocide des Algériens", Claude Guéant à répondu : "Le président de la République française est allé en Algérie, il a eu des propos extrêmement forts sur ce moment douloureux de notre passé entre l'Algérie et la France. Il a tourné la page." Son homologue a pour sa part souligné qu'il n'"était pas possible de façonner l'avenir" des rapports turco-français en se tournant vers le passé.
Source : http://www.lepoint.fr/monde/la-turquie-et-la-france-signent-un-vaste-accord-securitaire-07-10-2011-1381945_24.php