vendredi 10 juin 2011

Scandaleux : deux élus PS mêlés à l'hooliganisme kurde pro-PKK en France

PKK en France: les cinq Kurdes écroués
AFP
09/06/2011 | Mise à jour : 13:03

Cinq personnes d'origine kurde, dont trois cadres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), interpellées samedi en région parisienne, ont été mises en examen notamment pour financement de terrorisme et écrouées, a-t-on appris aujourd'hui de source judiciaire.

Des affrontements avaient éclaté samedi entre manifestants et forces de l'ordre à Evry et Arnouville (Val-d'Oise), après la perquisition d'un centre culturel kurde et l'interpellation de plusieurs membres de cette communauté.

Sept personnes ont été mises en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, financement du terrorisme et, pour l'une d'entre elles, tentative d'extorsion et violences volontaires, a-t-on indiqué de source judiciaire. Cinq de ces personnes ont été incarcérées.

"Des plaintes pour extorsion de fonds"

Des manifestations ont eu lieu samedi et dimanche pour demander la libération de ces Kurdes, auxquelles ont participé le député-maire (PS) de Sarcelles (Val-d'Oise), François Pupponi, et le maire (PS) de Villiers-le-Bel, Didier Vaillant. Le ministère de l'Intérieur avait assuré samedi que trois cadres importants du PKK en France figuraient parmi les personnes interpellées.

A l'origine de la procédure figurent "des plaintes pour extorsion de fonds qui devaient servir au financement d'activité terroristes menées par le PKK" qui avait déclenché l'ouverture d'une enquête préliminaire, selon le ministère.

Le PKK a décrété un cessez-le-feu unilatéral en août 2010. Il a menacé en mars d'y mettre fin, déplorant l'échec du gouvernement à dialoguer avec les Kurdes, alors que doivent avoir lieu le 12 juin des élections législatives. Le conflit kurde en Turquie a fait plus de 45.000 morts depuis le début de l'insurrection du PKK, en 1984, selon l'armée.
Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/06/09/97001-20110609FILWWW00500-pkk-en-france-les-cinq-kurdes-ecroues.php

Le maire d'Arnouville, Michel Aumas (UMP), s'élève courageusement contre les velléités de la communauté kurde dans sa municipalité

mardi 7 juin 2011

Un "été kurde"... en France ?

Des vidéos affligeantes et inquiétantes sur la sédition kurde "apoïste" dans la région parisienne :



Le rôle central des Kurdes dans les prétendus "massacres hamidiens" de l'automne 1895

François Georgeon, Abdülhamid II : le sultan calife (1876-1909), Paris, Fayard, 2003, p. 291-295 :

"Le lundi 30 septembre 1895, le parti Hintchak organise à Istanbul une manifestation pour tenter d'arracher au sultan les réformes tant annoncées. Vers midi, plusieurs centaines de manifestants se rassemblent à Kumkapı devant le patriarcat arménien. Leur objectif est de se rendre à la Sublime Porte et de remettre au gouvernement une pétition dans laquelle ils dénoncent les mauvais traitement dont sont victimes les Arméniens en Anatolie orientale, les exactions subies du fait des Kurdes ou des collecteurs de taxes et demandent l'égalité devant la loi, les libertés, la nomination d'un gouverneur général chrétien pour superviser les réformes, ainsi que le droit pour les Arméniens de porter des armes puisqu'il est impossible de désarmer les Kurdes. Deux jours auparavant, le parti a fait parvenir une lettre aux ambassades des grandes puissances et à la Sublime Porte : la manifestation projetée, annonce-t-il, a pour but de contraindre le gouvernement ottoman aux réformes, elle est « tout à fait pacifique » et si elle devait s'accompagner d'incidents, la responsabilité en retomberait d'avance sur les autorités.

Manifestation qui se veut pacifique, mais certains militants du Hintchak, armés de pistolets et de couteaux, veulent provoquer des désordres dans la capitale et créer une situation qui forcerait les grandes puissances à intervenir. Dans la ville, des mesures de précaution très strictes ont été prises : des soldats sont postés autour des bâtiments administratifs, la police veille, des détachements de cavalerie gardent l'accès à la Sublime Porte. Lorsque les manifestants s'approchent du siège du gouvernement, les forces de l'ordre s'interposent, des heurts se produisent, un officier de police est tué, et immédiatement la manifestation dégénère. Une fusillade nourrie éclate, plusieurs gendarmes et une soixantaine de manifestants sont tués. La police s'attaque aux fuyards, des softa [étudiants en théologie] armés de gourdins se mêlent de la partie et se livrent à une chasse aux Arméniens. Les jours suivants, des Arméniens sont attaqués un peu partout dans la capitale ; beaucoup ne trouvent le salut qu'en se réfugiant dans des églises. La police effectue de nombreuses arrestations. La manifestation a tourné au drame.

Abdülhamid se trouve désormais acculé, plus question pour lui de jouer à opposer les grandes puissances entre elles. Celles-ci sont unanimes dans leur condamnation de la répression. Leurs représentants à Istanbul remettent une note verbale très ferme à la Porte le 6 octobre, manifestant ainsi, comme le dit Cambon, l'ambassadeur de France à Istanbul, « l'existence bien réelle du concert européen ». Le 17 octobre, Abdülhamid cède sous la pression ; il publie un irade [décret] annonçant un programme de réformes. Dans l'ensemble, celui-ci reprend les propositions européennes : réformes pour les six provinces de l'Anatolie orientale et non pour tout l'Empire ; envoi d'un haut-commissaire (qui se trouve déjà à pied d'oeuvre en Anatolie) pour veiller à l'application des réformes, assisté d'un adjoint non-musulman ; les gouverneurs seront également assistés de non-musulmans, des non-musulmans seront admis dans la police et la gendarmerie en proportion des chiffres des populations, un contrôle plus étroit sera exercé sur les Kurdes ; la perception des impôts et la justice seront améliorées. En outre, pour veiller à l'application de ces réformes, une commission permanente, composée à égalité de musulmans et de non-musulmans, sera créée à la Sublime Porte.

A l'annonce de la publication de cet irade, les grandes puissances avouent leur soulagement ; leurs représentants à Istanbul font part de leur « gratitude » au sultan. De leur côté, les Hintchakistes crient victoire ; ils se vantent d'avoir réussi à contraindre leur « féroce bourreau » à « reconnaître les droits du peuple arménien, à écouter sa voix, et à s'incliner devant ses aspirations et sa force morale ». Mais c'est se réjouir trop tôt. A partir de la fin d'octobre, une série d'émeutes anti-arméniennes ensanglantent les provinces de l'Est anatolien. Elle commencent à Erzincan le 21 octobre, puis se propagent comme une onde de choc de ville en ville ; à la fin octobre, Bitlis, Bayburt, Erzurum sont touchées ; en novembre, c'est le tour de Diyarbakır, Malatya, Harput, Sivas, Amasya, Antep, Kayseri, Urfa. En deux mois, les violences se sont répandues dans une grande partie de l'Anatolie orientale.

Partout le scénario est à peu près le même : une altercation banale au départ, des injures qui fusent, une bagarre qui éclate, des coups de feu qui partent, et c'est le signal du pogrom. La plupart du temps, les violences commencent au marché, les assaillants s'en prennent à des commerçants arméniens, s'attaquent à leurs boutiques et à leurs entrepôts, se livrent au pillage, mettent le feu, molestent ou tuent les propriétaires. Ainsi à Erzurum, des centaines de boutiques appartenant à des Arméniens sont mises à sac et incendiées. Puis les émeutiers se jettent sur les quartiers arméniens, qui sont le théâtre de scènes de pillages, de meurtres, de viols, de rapts de femmes, de conversions forcées à l'islam.

L'estimation du nombre des victimes est très difficile. En février 1896, les missionnaires américains avançaient le chiffre de 37 000 Arméniens tués (dont 29 000 dans les six provinces de l'Est anatolien) et 1800 musulmans. Ils évaluaient en outre à environ 300 000 le nombre des personnes se trouvant réduites à la misère dans une Anatolie orientale complètement dévastée. D'autres estimations sont nettement plus élevées et font état de 100 000, voire de 300 000 victimes. Quoi qu'il en soit, il faut remonter loin dans l'histoire ottomane pour trouver un massacre d'une telle ampleur ; au début du XVIe siècle, les persécutions contre les Alévis (les Kızılbaş) firent peut-être 40 000 morts.

Qu'est-ce qui a déclenché ces violences en chaîne ? Depuis le début de la décennie 1890, les tensions se sont aggravées sur le terrain entre musulmans et non-musulmans, entre Arméniens et Kurdes. Après les évènements du Sasun et les pressions européennes en faveur des « réformes », le climat s'est encore dégradé. Au cours de l'été 1895, les consuls font part de leur crainte de voir éclater des troubles en cas d'adoption des réformes. La nouvelle de la manifestation hintchakiste ajoute encore à l'exacerbation des esprits ; organisée en plein coeur de la capitale, elle est perçue par les musulmans comme un défi lancé par les Arméniens. Quelques jours plus tard, un véritable pogrom se produit à Trébizonde et des centaines d'Arméniens sont tués. Mais l'évènement décisif, le véritable déclencheur, c'est l'annonce, le 17 octobre, de l'acceptation des réformes par le sultan. Par le télégraphe, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre. Comme on l'a dit très justement, « plus que les activités des partisans arméniens, ce sont les réformes voulues par l'Europe qui [exacerbent] le sentiment anti-arménien. Les musulmans [sont] persuadés que ces réformes visent à accorder leur indépendance aux Arméniens ».

Mais si l'on voit bien l'évènement déclencheur, qu'en est-il des responsabilités ? Une explosion de violence spontanée ? C'est en tout cas la thèse d'Abddülhamid : les massacres des Arméniens constituent, à l'en croire, une « manifestation populaire spontanée » face à laquelle son gouvernement s'est trouvé « impuissant ». Il est vrai que depuis les défaites de 1877-1878, depuis les pertes de territoires dans les Balkans et en Anatolie orientale, depuis l'émigration forcée de centaines de milliers de musulmans chassés de leurs terres, on perçoit un profond ressentiment dans la population musulmane. Il est vrai aussi que les auteurs des massacres appartiennent pour la plupart aux couches populaires. Mais s'il s'agissait d'une violence spontanée, on comprendrait mal la manière dont elle s'est propagée. Il semble bien, en réalité, que la colère populaire ait été utilisée et canalisée contre les Arméniens. Mais par qui ?

Quelle est la part de responsabilité d'Abdülhamid dans ces massacres ? Dès cette époque, le sultan a été accusé de les avoir ordonnés et même planifiés depuis Yıldız, accusation bien souvent reprise par les historiens contemporains ; il l'aurait fait pour « se venger » d'avoir dû céder aux grandes puissances, ou pour empêcher l'application de réformes qui lui avaient été arrachées contre sa volonté. Pourtant, l'extrême prudence manifestée tout au long de son règne par Abdülhamid dans la conduite de sa diplomatie comme de sa politique intérieure va à l'encontre de cette hypothèse. D'autre part, s'il s'agissait d'un mouvement planifié à partir de Yıldız, comment expliquer que certaines régions, certaines villes des provinces arméniennes aient échappé aux désordres ? Comment expliquer que certains gouverneurs et administrateurs aient pu, avec relativement de succès, s'opposer aux violences et maintenir l'ordre dans leurs districts ? Par exemple à Muş, à Tokat, à Mersin, à Ankara, à Van, d'énergiques représentants du pouvoir central, ici le gouverneur général, là le gouverneur, là encore le commandant militaire ou le juge ont réussi à circonscrire la flambée de violences. Auraient-ils désobéi aux ordres impériaux ?

Les massacres de 1895 semblent avoir été provoqués par des musulmans de l'Anatolie orientale, des notables, des membres de confréries, des oulémas, des chefs de tribus kurdes. Depuis que le spectre d'une autonomie ou d'une indépendance arménienne plane sur l'Anatolie orientale, c'est-à-dire depuis 1878, il est probable que ces groupes ne sont pas restés les bras croisés face à une menace qui risquait de faire d'eux, à terme, des muhacir [réfugiés]. Tout au long de l'année 1895, des rumeurs circulaient selon lesquelles des musulmans conservateurs attaqueraient les Arméniens si les réformes exigées par les grandes puissances étaient adoptées ; à l'automne, des prédicateurs lançaient de véritables appels aux meurtre dans les mosquées, des agitateurs se déplaçaient de ville en ville pour répandre la rumeur d'une prochaine indépendance arménienne, pour inciter la population à prendre les armes et à s'attaquer aux Arméniens. Ce qui expliquerait la propagation de ces émeutes comme une onde de choc dans l'ensemble de l'Anatolie orientale. Les masses musulmanes sont lancées contre les Arméniens. Et bientôt, plus personne ne peut contrôler la violence déchaînée, qui donne lieu à des règlements de compte, où s'expriment les jalousies, les frustrations de toutes sortes, sociales, culturelles, voire sexuelles. Le facteur économique joue également ; depuis une vingtaine d'années, la dépression se fait sentir, les prix agricoles sont à la baisse, beaucoup de musulmans sont endettés auprès de prêteurs arméniens ; les violences commencent au marché, au bazar, par le pillage et la destruction des échoppes et des ateliers appartenant à des Arméniens.

Les auteurs des massacres reçoivent bien souvent l'aide des autorités locales. Parfois, les gouverneurs eux-mêmes sont complices et encouragent leurs coreligionnaires, comme Enis pacha à Diyarbakır, mais aussi tel commandant militaire, tel chef de la gendarmerie. Ils laissent faire, voire participent en personne aux pillages et aux massacres. A Harput, des officiers, des soldats, des gendarmes participent au pillage. Parfois des armes sont distribuées aux insurgés. Dans certains cas, les autorités locales n'osent pas intervenir contre les émeutiers.

Au début de novembre, Paul Cambon écrit que l'on est en présence « d'un mouvement général que le gouvernement est aujourd'hui impuissant à réprimer ». Il est vrai que la situation est très confuse. L'Anatolie orientale offre le spectacle d'une complète anarchie. Un chaos, dont cherchent à profiter certains acteurs de la scène orientale de l'Anatolie (et notamment les Kurdes, qui peuvent espérer trouver l'occasion de récupérer les droits qu'ils ont perdus du fait de la centralisation ottomane). En créant la cavalerie hamidiye, le sultan n'a-t-il pas été, jusqu'à un certain point, un apprenti sorcier ?

Pour les musulmans, les réformes signifient l'indépendance de l'Arménie, et celle-ci signifie à son tour pour eux qu'ils vont devoir vivre sous une autorité chrétienne ou connaître le sort qui a frappé depuis un siècle des centaines de milliers de musulmans de Crimée, du Caucase, des Balkans, l'émigration et la perte de leurs terres et de leurs biens. Dans un télégramme envoyé à Istanbul, les musulmans de Diyarbakır menacent : si les réformes viennent à être appliquées, disent-ils, « ils ne reconnaîtront plus l'autorité du sultan ». Les musulmans de l'Anatolie orientale ont le sentiment que le Palais est en train de les abandonner, ils ne se sentent plus protégés par Istanbul. D'une certaine manière, les massacres perpétrés contre les Arméniens constituent aussi un acte de rébellion contre Abdülhamid, accusé d'être devenu un jouet entre les mains des grandes puissances (il y aura d'autres exemples de ce type de rébellion de la province contre Istanbul, à commencer par la révolution jeune-turque de Macédoine en 1908).

Peut-on pourtant exonérer Abdülhamid de toute responsabilité ? On ne peut exclure que, une fois ces violences déclenchées, il les ait laissées faire ou même encouragées en sous-main pour rendre inapplicables sur place les mesures qui lui étaient arrachées à Istanbul par les puissances. La répression brutale qu'il a menée dans le Sasun à l'été 1894 a dû jouer pour légitimer le recours à la violence contre les Arméniens ; on retrouve certains de ceux qui y ont participé un an plus tard parmi les émeutiers des massacres de l'automne 1895. D'autre part, il est clair qu'Abdülhamid éprouve une grande répugnance à faire intervenir la troupe contre les musulmans ; c'est ce qui provoque un désaccord avec Said pacha, au moment de la manifestation de la Sublime Porte et, de la même façon, en Anatolie orientale, il refuse souvent que l'armée soit engagée contre les musulmans ; à Sivas, le gouverneur rassemble des troupes de réserve et des gendarmes pour mâter l'émeute, mais il n'obtient pas l'autorisation de les utiliser pour rétablir l'ordre. Est-ce le signe d'un manque de confiance du sultan dans l'armée (dont, de toute façon, beaucoup d'éléments, officiers, soldats, gendarmes, sont engagés à titre individuel dans les violences) ? Considère-t-il que les forces de l'ordre sur le terrain sont trop faibles ? Craint-il une réaction des Kurdes ?"

Voir également : L'antagonisme arméno-kurde

lundi 6 juin 2011

Sud-est de la Turquie : le gouvernement turc tente de protéger les chrétiens de Tur Abdin des attaques kurdes (notamment du PKK et du Hizbullah kurde)

The Return of the Suriani
A Visit to a Christian Minority in Turkey That Refuses to Die

by Joel Carillet

On a plateau of barren hills in southeastern Turkey, bordering the Tigris River and Syria, sits the historic heartland of the Syrian Orthodox Church, Tur Abdin. In his 1994 book From the Holy Mountain: A Journey Among the Christians of the Middle East, the English writer William Dalrymple predicted that Tur Abdin’s Christian community, known as the Suriani, would vanish within a generation. At the time, his prediction made sense.

Breaking Community

Dalrymple was writing at the end of a century in which the Suriani had suffered staggering losses. During the Armenian genocide around the time of the First World War, their numbers shriveled as they faced deportation, starvation, and massacre. According to Dalrymple, the Suriani population had been 200,000 in the nineteenth century, but fell to 70,000 by 1920. A few years later the Syriac patriarch himself, whose seat had been in Tur Abdin for more than 600 years, was forced to relocate to Damascus.

During the 1980s and 1990s, the brutal conflict between the Turkish government and the PKK, a Kurdish separatist movement, raged throughout southeastern Turkey, claiming an estimated 30,000 lives. Another group, the Kurdish Hezbollah (not to be confused with the Lebanese party of the same name), actively harassed Christians; there were reports of girls being kidnapped to marry Muslims and of a monk being kidnapped for ransom.

In the three years following Dalrymple’s visit, 65 Suriani were killed, mainly by the PKK and Kurdish Hezbollah. The violence, military curfews, and a dismal economy squeezed the Christian community to the breaking point. By 1990 the population had shrunk to 4,000, by 1994 to 900. Most monasteries were abandoned; the few that remained were barely staffed. Villages were given up as entire communities moved to countries such as Germany and Sweden.

In December 2004 I went to Tur Abdin to see this dying church before it was too late. I needn’t have rushed.

Darkness Broken

It was bitterly cold as the minibus ascended onto the Tur Abdin plateau, leaving behind the early morning fog that lifted off the Tigris. Snow lay on the roofs of Kurdish villages and in the fields, but precipitation wasn’t the only thing on the ground. Soldiers on foot patrol, one group backed by an armored personnel carrier, trudged along the highway. I had read that a few weeks earlier, thousands of police, backed by tanks and helicopter gunships, carried out a weeklong siege of Kurdish rebels hiding in cotton fields outside the city of Diyarbakir.

In the afternoon I reached Mar Gabriel, a monastery founded in A.D. 397 and the first of three that I would visit. I entered the compound’s fortress-like walls and asked permission to spend the night. Referring to my backpack, a layman employed at the monastery said, “We can’t turn you away with such a heavy burden.”

Evening vespers were held in a room built in A.D. 512, making it one of world’s oldest functioning churches. Inside the stone walls darkness was broken, just barely, by two candles. The congregation of monks, nuns, and students—about 25 people—chanted together in Aramaic, the language of Jesus. The archbishop stood before the congregation wearing a robe that has changed little in over a thousand years. The entire setting was like having stepped out of a time machine, a lesson in the history of the Church well before Christians ever made it to America and thought up things like seeker-friendly services.

But what struck me most was how they prayed: on their knees, faces to the floor. It was a form of prayer that demanded something of the body and not just the mind. And it was also a reminder that when Islam was starting out, it borrowed much from Christianity. Except for the sign of the cross, which the congregants made between prostrations, and the presence of women in the same rows as men, this prayer could have been in a mosque.

Uncounted Suriani

Boiled chicken, rice, bread, salad, and a bowl of beans were served for dinner. Eleven of us sat at the table, including the archbishop of Tur Abdin, who resides in the monastery, and the Syriac bishop of Mosul, who had made the drive from Iraq that afternoon and was en route to Damascus, stopping here to spend the night. The two bishops spoke like old friends. The border between Iraq and Turkey, a twentieth-century creation, suddenly seemed like the young thing that it was, cutting through a much older Christian community that for most of its history knew no such boundary.

Adjourning to the parlor, where a wood stove graciously broke the winter chill that clung to all the other stone rooms, everyone drank tea and dipped into a plate of assorted nuts picked from the monastery’s fields. The men spoke Turoyo, a modern dialect of Aramaic that is still the first language of the Suriani (the bishop from Mosul spoke a different dialect of Aramaic and occasionally required a translator). The only other sounds in the room were the crackling of fire and the clicking of prayer beads, which many of the men thumbed through their hands.

I asked the archbishop how many Suriani remain in Tur Abdin. “We don’t know, we don’t count them,” he said bluntly. Others, however, later offered me numbers ranging from 2,000 to 5,000. Consistent figures would prove elusive, but one thing was clear: The numbers in Tur Abdin were increasing; the disappearance Dalrymple predicted no longer looked inevitable.

The next morning I toured the monastery. There was so much history, but what struck me was the renovation in progress. Muslims from nearby villages, paid by the monastery, were chipping away old mortar from between the stones and filling the gaps with new mortar. Other renovations had already been completed, and Mar Gabriel did not feel like a dying outpost. Things that die can still leave nice buildings behind, I knew, but the construction here was a testament to hope.

A Remote Warmth

Suriani children attend Turkish public schools, but each day after classes end many reconvene at a monastery or church to study their history and language. It was to a church in Midyat, a town 15 minutes away from Mar Gabriel, that I went late in the afternoon and sat in a room where students were completing their Aramaic assignments. Outside on the streets snow stood in dirty piles, unable to melt in the freezing temperatures.

Class was over at 5:00 P.M., after dark, and I piled into a van with six students who live in the monastery of Mar Yacub, where I had been invited to spend the night. We shared the van with several Kurdish families who live in the village beside the monastery. It was a crowded affair, with much laughter and warmth.

Mar Yacub, founded in A.D. 419, was in the midst of a blackout when the children and I were dropped off outside its imposing gates. There were stars above, and for a moment I thought this could be the year A.D. 700: a Kurdish village, an old monastery, kids discussing in Aramaic how to get beyond the locked gate.

Based on the remoteness, I had expected a dilapidated, frigid stone cellar of a place, but I was instead led to a beautiful living room where Father Daniel, one of three monks in residence, and three children, all around 12 years old, sat on comfortable sofas near a wood stove watching a Turkish sitcom on a Sony television. Exhausted, I sank into the coziness of the room.

When the nuns called us to dinner, the sitcom had the children’s interest piqued, sparking a moan when Father Daniel cut the television. But it was the sound of disappointment rather than complaint. For dinner, after everyone prayed together in Aramaic, we dipped pancakes into a syrup and oil mixture, and the nine children who live in the monastery spoke to each other with muffled voices.

Back in the living room after dinner the students were allowed to watch one more show and then, without prodding, filed out to do their homework. Rarely had I seen children who seemed both so happy and obedient.

A Monk’s Home

Father Daniel had a lay assistant, Sefir, a gentle 29-year-old Suriani who grew up in Istanbul. His parents were originally from Tur Abdin, and for two and a half years he has been back, learning to read and write Aramaic as well as work with the children, who are all either Suriani from outlying villages or, in some cases, sent here from Europe by their parents in order to learn their history and language. Sefir told me that Salah, the village we were now in, had 30 Christian families in 1965, but now only one remains. Almost all the others went to Germany.

Father Daniel, now in his mid-30s, was 15 or so when his family—both parents, two sisters, and three brothers—moved to Germany. He, however, chose to stay behind. When I asked why he replied simply, “This is my home.” When he was 23 he decided to become a monk.

I asked how Kurdish-Christian relations are today. “Now is better than 15 or 20 years ago, but tomorrow we can’t say.” His was a perspective informed by history, by a one-day-at-a-time philosophy.

Father Daniel had the remote and flipped through several channels before settling on Suroyo TV—two hours of Syriac programming beamed each evening from Sweden. With this we finished the evening.

Early the next morning I rode with the students back to Midyat. The high-school students were dropped off first. Next we should have gone to the middle school, but the students urged our driver to go first to the bus stand so they could personally escort me to the vehicle that would take me on to my final destination.

I had arrived at Mar Yacub feeling depressed that just a handful of boys and three monks lived there. But they themselves were not depressed, and I left with much hope. The youth, boys of solid character, witnessed to the community’s determination to maintain a presence in the land.

Unimaginable Worship

Through a frosty window, in a van with well-bundled Kurds and Arabs, I looked out at the countryside as we approached Mardin. The city had been without a bishop since 1969, but much to the joy of Mardin’s 75 to 80 Suriani families, an Oxford-educated Suriani had recently been appointed to the post.

While the Suriani are the bulk of Mardin’s Christian population, there are also several Armenian and Chaldean families. Since they have no priest, they worship with the Suriani, something that would have been unimaginable in centuries past. As one monk told me, the theological differences that once divided these churches are no longer an issue.

Kurdish farmers gave me a lift on their tractor to Deir Zafaran, which lay a few kilometers to the east of Mardin. Father Stefanos, a 25-year-old monk born in Sweden, received me warmly. Dedicated to his tradition—he moved to Syria when he was 13 to study Syriac and theology, became a monk at 19, taught Syriac at a Syriac monastery in Germany, and now teaches Syriac to students at Deir Zafaran—he also warmly affirmed my Christian faith as a Protestant.

Knowing that many ancient churches are unhappy with Protestant churches in their historic domain, I asked what he thought of the Protestant church in Diyarbakir, which is not far from Tur Abdin. “We are all Christians,” he said. “I’m happy they are there.” Then he grew excited: “Their missionaries are effective in Turkey—there are converts among the Muslims.” He was also glad to hear that thousands of Kurds have asked the Protestant church in Diyarbakir for Bibles. “Even if Kurds don’t become Christians, it is good they are learning about our faith. I am now reading the Koran for this same reason.”

Father Stefanos was a hopeful personality. Perhaps this was because he was younger than most other Suriani I spoke with, or because hopefulness is in the nature of an immigrant, especially one who has left the West to return to the East. From the roof of the monastery, he looked glowingly over the landscape. “Before, things were very bad. Now the government provides us free water, it has paved the road to the monastery, it asks us what we need.”

In the last several years the government had also abolished the law prohibiting the teaching of minority languages, thus enabling the monasteries to teach Syriac without fear of retribution. And in the summer, hundreds of tourists, sometimes thousands, visit the monastery in a single day. Most of these are Turks, and Father Stefanos was keen to point out the value of having Turkish Muslims exposed, in a positive way, to the Syriac community.

The greatest sign of hope—and this is perhaps the key development that has undermined Dalrymple’s prediction—is that Syriac communities in Europe are sending people back to Tur Abdin. Over the decades, as villages in Tur Abdin emptied and people found new homes in Europe, especially in Sweden and Germany, the village communities kept in contact through regular reunions. Today, these reunions are often venues for the Suriani to discuss ways to support the return of some families and to collect money to rebuild churches and houses in their former village.

And the Turkish government is helping. In many abandoned villages, Kurds have moved in and are not always receptive to the return of Suriani. Stefanos shared an example from one village in which several Kurdish families were hostile to a returning Christian family. The Turkish government warned them to stop their harassment. When they refused, the government relocated the Kurds.


“Twenty to twenty-five families have returned in the last several years,” Father Stefanos said with a focused gaze as I snapped a picture of newly renovated guest quarters, beyond which stretched the vast plain of Mesopotamia. “More are coming.”

New Freedoms

History evolves. I thought this in front of the Digiturk satellite dish built into the wall of Mar Gabriel.

I thought it, too, when I stood outside an old chapel at Deir Zafaran and watched Father Stefanos awkwardly explain that more than a thousand years ago “this chapel was for the slaves because the monks worshipped separately, but this is an old tradition and we would not do this anymore.” And I thought it inside Deir Zafaran’s monastic cells, which were under renovation: The showers being installed were equipped with built-in radios that picked up Turkish pop songs—something the seventh-century founders would never have envisioned.

In its quest for membership in the European Union, Turkey has loosened restrictions on its minorities, and the Suriani are enjoying their new freedoms. The Suriani have also received the increased attention of Western politicians. The month before my visit, Prince Charles had visited Deir Zafaran, and the US ambassador to Turkey, European parliamentarians, and others have stopped in as well.

Father Stefanos offered me a cup of tea before escorting me to the road. He was upset that there was no one to give me a ride back to Mardin, but I assured him it was a good day for a walk. And indeed it was—a newly laid road with a bright white stripe down the middle; a sunny, blue sky with a smattering of clouds; a cup of tea and fellowship still fresh in my mind. Just before we said goodbye, Father Stefanos said one last thing, “When you get to Mardin you should visit the churches.”

Two hours later, in the courtyard of Mardin’s Church of the Forty Martyrs, four young girls giggled at my approach and then yelled, “Marhaba!” I asked their names. One was Jennifer, a nine-year-old Suriani, and the other three were her Muslim friends. Around the church was last week’s snow, shoveled into massive piles that looked as if they would last forever.

But at the base of each, water trickled in tiny rivulets down the stone alleyways. In more ways than one, a thaw was in the air here in the old heartland of the Syriac Orthodox Church. Tur Abdin, it seemed, was the one place in the greater Middle East where the ancient Church, rather than shrinking, is expanding.

Tur Abdin is part of the least-developed region of Turkey, and Christians here will continue to face tremendous economic challenges. Also, the violence between Kurds and government forces, which declined significantly in recent years, has flared up again, and, to paraphrase Father Daniel, no one knows what tomorrow will bring.

But for the first time in their history, the Suriani are feeling valued rather than grudgingly tolerated by the Turkish government. And unlike a visitor a decade ago, who would have found a vanishing church, today’s guest will witness a tenacious church, one that is scarred and facing daunting challenges, yes, but one that is facing them with new hope.

Joel Carillet has worked in Egypt and Israel/Palestine, including six months with the World Council of Church?s Ecumenical Accompaniment Programme in Palestine and Israel. At the end of 2004 he completed a fourteen-month backpacking journey across Asia and is now writing a book about the trip. He is a member of the Christian Churches/Churches of Christ.
Source : http://www.touchstonemag.com/archives/article.php?id=19-02-028-f

Le problème kurde : le nettoyage ethnique dans le "Kurdistan" irakien

    Our Kurdish Problem
    The Kurds are "cleansing" their domain ­ and provoking a civil war in Iraq


by Justin Raimondo

It didn't take long for the "liberated" Iraqis to turn on each other. While no one expected the Sunni Arabs of central Iraq to take the de-Ba'athification of the country lying down, the Iraqi "constitution" had barely been printed up and distributed before large cracks began to appear in the edifice of the nascent Iraqi state. "President" Jalal Talabani, head of the Patriotic Union of Kurdistan (PUK), just the other day called on the Iraqi prime minister to resign, and while he backtracked a bit later on, the future of a united Iraq is looking grim. On the eve of Iraq's long-awaited constitutional referendum, the country shows every sign of imploding.

The Kurds didn't even wait for the ink to dry on the proposed constitution before they started pushing for de facto independence ­ and pushing Arabs and Turkmen out of Kurdish-controlled cities. Eager to seize control of oil-rich Kirkuk [.pdf], which they claim as their historical Jerusalem, the two major Kurdish factions are demanding that the city be turned over to them ­ and that thousands of Arabs and others settled there during the reign of Saddam Hussein be uprooted and sent back to wherever.

That the ethnic cleansing of Kurdistan hasn't been completed yet is Talabani's biggest beef: the goal of the two big Kurdish parties, the PUK and the Kurdish Democratic Party (KDP), has always been the creation of a "pure" Kurdish state, and the politics of post-Saddam Iraq have speeded up the implementation of their program. The Kurdish parties are mobilizing all their resources in preparation for the coming census, which will determine the voter lists for the upcoming parliamentary elections in January. They want to ensure that they control not only the three provinces in which they hold a majority ­ Dohuk, Irbil, and Suleimaniya ­ but also seek to grab control of Kirkuk, which is split almost evenly between Kurds and Arabs, and includes a sizable Turkish minority that hardly looks forward to Kurdish dominance.

Kirkuk was a garrison city maintained by the Ottomans as their local military base until the breakup of the Ottoman empire, when it reverted to the Arabs. It wasn't until oil was discovered in the 1920s that the Kurds came to their "Jerusalem" ­ as their propaganda portrays it ­ when the oil companies had to bring in workers. The population remained fairly evenly divided between Arabs and Kurds, even under Saddam Hussein ­ whose "resettlement" policies were aimed at driving an Arab wedge into Kurdish resistance to Ba'athist rule. However, today, in "liberated" Iraq, the Kurdish party militias (known as "peshmerga," which translates as "those who are willing to die"), are carrying out an ethnic cleansing of their own. Middle East expert Dilip Hiro recounts the sad story:

"Assisted by Kurdish-dominated local security forces, tens of thousands of Kurds have forced Arabs from their homes, creating at least 100,000 new refugees living in squalid camps in north-central Iraq. This has engendered widespread anti-Kurdish feeling among Arabs in the region and beyond. Anti-Kurdish graffiti, attacking Kurds for collaborating with the 'infidel occupiers,' is a commonplace in the Shia districts of Kirkuk. Viewing Iraq as a whole, it is safe to say that if the country slides into a civil war, it would not be between Sunnis and Shias, but between Arabs and Kurds ­ and it will start in Kirkuk."

Arab and Turkmen families are being turned out at gunpoint. The Kurds, unleashed by their American "liberators," have engaged in a program of systematic kidnapping, in which anyone who resists their rule is "disappeared" and spirited away to an underground jail, as the Washington Post reported. A grand total of 50 have so far been released, and the U.S. military is taking credit for negotiating this display of Kurdish magnanimity. Since the abductions were carried out under U.S. auspices, and often with the assistance of American Army units in the region, this is less admirable than it seems. Hundreds, perhaps more, still languish in Kurdish prisons, where they are routinely tortured.

The Kurds have enjoyed a largely undeserved reputation as the most democratic, admirable, and American-like of Iraq's minorities, mainly on account of their Official Victim status. They were, after all, treated horribly by the Ba'athists: Saddam slaughtered them by the thousands, ruthlessly crushing a series of rebellions against Baghdad's rule ­ albeit at the invitation of the Kurdish Democratic Party, which today shares power with Talabani and the PUK.

Now that they are on top, however, the Kurds are instituting their own reign of terror, one with the potential to be every bit as brutal as the Ba'athist version. Meet the new boss ­ same as the old boss. It's an old song, and the lyrics aren't any different when they're sung in Kurdish.

The Kurds are the Kosovars of the Middle East: that is, they are unrelentingly aggressive, fanatically tribal, and willing ­ nay, eager ­ to place themselves completely at the disposal of the Americans (or whomever) in order to achieve their dream of an ethnically pure Kurdish state. Theirs is the bloody legacy of 19th-century romantic nationalism, which caused two world wars and birthed twin totalitarian monstrosities, national socialism and Bolshevism. Rival nationalist and supranational ideologies initially fought it out on the battlefields of Europe, but the scene of the collision has lately shifted to the Middle East ­ portending a tragedy that towers above the first.

To envision the future of Kurdistan, one has only to look at the reality of Kosovo today: the result of the "liberation" of that former province of Yugoslavia has been the forced removal of practically all the Serbs and the establishment of a thugocracy lorded over by the Kosovo "Liberation" Army. In a single year, over 300 Serbian Orthodox churches were destroyed by Kosovar terrorism, all under the watchful eye of the NATO occupiers. Today, Kosovo is run by the Albanian equivalent of the Mafia: the main industries are drug-smuggling, human trafficking, and the contraband arms trade. The place is a terrorists' shopping mall.

Like Kosovo, Kurdistan is dominated by various clans, each with their traditional territory and ancient grievances. The Kurds, however, have it worse, in some ways, because they are saddled with two competing gangs of thugs, the PUK and the KDP, which extort protection money from smugglers and local businessmen and often engage in internecine wars. The two parties are ostensibly devoted to the idea of Kurdish independence, but in the past both have been so busy colluding with outsiders ­ the KDP cuddling up to Saddam, the PUK allying with Iran ­ and advancing their own narrow partisan and economic interests that this goal has often been forgotten. Yet now the Kurds are remembering it and pressuring their leaders to act.

The U.S., which needs them to fight the insurgency, is cooperating in every way possible short of calling for their formal independence. U.S. forces, ostensibly pursuing insurgents coming in through neighboring Syria, have attacked the Turkmen city of Tal Afar, effectively supplementing the Kurdish ethnic cleansing campaign by bombing the area and leveling the city.

As Patrick Cockburn, writing in the [UK] Independent, reminds us:

"Days after the fall of Saddam the Kurdistan Democratic Party appointed its own mayor called Abdul Haleq in the city. He ran up a yellow Kurdish flag outside his office. He was told by local people to take it down or die. He refused and was killed the following day. His office, along with the yellow flag, was burned by an angry crowd."

Now the Kurds ­ wielding the American military as their instrument ­ have had their revenge. The yellow flag will soon be raised over the smoking ruins of the city, and the voter registration rolls will be filled with Kurdish ­ and not Turkish ­ names.
"Democracy" triumphs once again, and we all ought to be properly inspired. Why, it's almost enough to bring tears to my eyes.

Aside from the overwhelming American presence, there is also the less obtrusive but no less important presence of the Israelis. Seymour Hersh broke the story of how the Israelis have penetrated Kurdistan in the wake of the American invasion and are using it as a forward base from which to keep a close eye on the Iranians. This piece, which first appeared in Le Figaro, reports some trouble on that front, a "conflict of interests" between the Israelis and Talabani, who has a history of good relations with the Iranians and has to keep up the pretense of upholding the fictitious unity of the Iraqi state:

"Yet the conflict helped retighten the partnership between Mossad, the Israeli secret service, and Kurdish officials ­ allies for thirty years against the nationalist regime in Baghdad. For Israel, it was a question of promoting the Kurds' federal aspirations and of containing Iranian influence in Iraq. 'After the hostilities, the Israelis, worried to see thousands of so-called Iranian pilgrims penetrate Iraq, tried in vain to convince Americans to close the Iran-Iraq border,' Patrick Clawson, Associate Director of the American research center Washington Institute for Near East Policy, explained to Le Figaro. But the United States, anxious not to obstruct their Iraqi Shi'ite allies, played deaf.

"The Israelis, observing that their allies were getting stuck, then decided to take things in hand. In Erbil and Suleymanieh, Israeli instructors, often disguised as businessmen, were charged with improving the training of the Peshmerga, the Kurdish militia. According to French military intelligence, at the beginning of 2004, about 1,200 agents from Mossad or from Israeli military intelligence were operating in Kurdistan. Their mission: to get Kurdish commando groups on their feet that would be strong enough to counter the Shi'ite militias in southern Iraq, the latter more or less manipulated by Tehran."

Due to growing American displeasure, however, the number of Israeli agents in Kurdish territory has now supposedly been reduced to around 100. Or perhaps the others are merely keeping a low profile. Have the Israelis meekly submitted to the Americans and largely abandoned Kurdistan? Le Figaro doesn't give us any reason to believe it:

"'We've gotten strong pressure from Washington to stop our maneuvers with the Kurds,' confides an Israeli sent to Erbil under academic cover. 'The Americans are no longer in agreement with Israeli plans,' he asserts. Washington no longer wants to tolerate a presence embarrassing for its interests."

Well then, what is this Israeli "academic" doing there, exactly? Washington may not want to tolerate the Israelis egging on the Kurds, but U.S. policymakers and military leaders may not have much choice. The Kurdish-Israeli relationship, as author Georges Malbrunot avers, is some 30 years old and not about to be dissolved by an American edict. Kurdistan is crawling with Israeli agents who have the ability to make plenty of trouble for the central government in Baghdad ­ and the Americans.

A three-way civil war, pitting the Kurds against both the Shi'ite south and the Sunni-led insurgency, is a looming possibility, one made more probable by the American (and Israeli) presence, which acts as a spur to Kurdish separatism. This would be but the prelude to a regional struggle that would draw in not only Iran but also Turkey and Syria, which have their restive Kurdish minorities, as well as Jordan and perhaps even the Saudis.

It isn't just Iraq that's imploding: it's the entire region. This is what the neocons have always wanted: Michael Ledeen hails "creative destruction" as the operating principle of the "revolutionary" Bush Doctrine, which is supposed to be spreading capital-D Democracy throughout the Middle East.

However, as we are seeing in Kurdistan, and throughout Iraq, what is spreading is not democratic liberalism but sectarian hatred ­ and war. A civil war, to start, morphing quickly into a regional conflagration.

The irony is that all the factors supposed to be standing in the way of this tragic result ­ the U.S. military, the Iraqi "constitution," the once and future elections ­ are only exacerbating the crisis. The Americans level Tal Afar ­ and encourage the Kurdish rampage. The "constitution," which is supposed to settle outstanding ethno-religious conflicts and regional rivalries, instead only worsens them. The elections are an occasion of a scrambling for advantage, with the majority Shi'ites holding the upper hand ­ a result, as we have seen, that the Kurds are not about to accept without a fight.

As Iran and Israel face off on Iraqi terrain and the country falls into chaos and civil war, U.S. troops are caught in the crossfire ­ and still our politicians do nothing. Both parties, as Cindy Sheehan has discovered in her meetings with Republican and Democratic warmongers alike, are committed to our foreign policy of global intervention, especially when it comes to Iraq. Chuck Schumer's aide told her the war is "good for America" ­ a crackpot belief shared by John McCain and the neocon-run Republican party.

As we fall into the Middle Eastern abyss, there is no one to throw us a rope or so much as an outstretched hand: we are falling, falling, falling, imagining what it will feel like when we hit bottom.

­ Justin Raimondo
Source : http://www.christiansofiraq.com/kurds1095.html

Irak : la persécution des Assyro-Chaldéens par les Kurdes

    William Warda
    staff writer; christiansofiraq.com

    August 17, 06

Because of Kurdish wars against the central government of Iraq starting beltwleen 1961 to 1991, Assyrian villages in the mountains north of Mosul along those of the Kurds were bombed and destroyed by the Iraqi army. Their inhabitants who survived had no choice but to take refuge in the cities of Iraq, in Iran, or Turkey.

The newsweek issue of June, 17, 1991 p. 33, in describing the plight of the Christian Assyrians in northern Iraq wrote;

"Like the Kurds they traditionally live in mountainside villages, most of stone houses with flat earthen roofs. And as with Kurdish villages, most of their settlements has been destroyed by the Iraqis. Unlike the Kurds, they speak Syriac an ancient tongue descended from the Aramaic....They are Chaldean Catholics and Nestorians, members of some of Christianity's oldest sects, marooned in the hostile land."

"In northern Iraq_ the ancestral homeland they share with the Kurds_ Saddam's wrath fell on the Christians as much as their muslim neighbors, and they fled together to the borders of Turkey and Iraq. "Everyone talked about the Kurdish refugees", said a Nestorian priest who returned recently from a Turkish refugee camp, but many of us were Christians." Relief workers complained that in the undisciplined melees at the camps in the first week the Christians often had a harder time than the Kurds. Less numerous and without Kurds powerful tribal organization, they often lost in the scramble for relief supplies."

"But when Saddam set out to decimate the Kurds, the Christians suffered alongside them. When an Assyrian civil engineer in Duhuk was drafted to begin destroying villages in [so-called] Kurdistan, his first assignment was a place called Babok- his own home village. "They did' t care if we were Christians or Kurds," he said. "They wanted to destroy all of us."

The article goes on to say that Chaldeans are Eastern rite Catholics who recognize the Pope in Rome as their patriarch. The Nestorians are followers of sect begun with st. Nestor, thrown out of the Catholic Church. "Both sects however consider themselves ethnic Assyrians."

"Some of the Christianity's most ancient monuments were demolished. In the village of Deri, a 12th-century monastery was reduced to rubble in 1988 by Iraqi Army sappers. Monks from the monastery have since moved to a small cave high in the mountains, where they live as hermits still." A forth century Catholic Church of St, Mary in Amadiay along with a Christian village nearby were destroyed.

The Newsweek article ends by saying; "They [Christian Assyrians] are people the world has by and large forgotten, and they know it. Now thy hope that a more democratic Iraq might one day grant them a treasured wish. "With freedom, we might be able to publish something more than just prayer books in our own language" said father Khoshaba, whose name means Sunday. Even Father Sunday's modest goal, however, seems far away in Saddam's Iraq."

Unfortunately for the Christian Assyrians of Iraq Saddam's persecutions have been replaced with the tyranny of the Kurds who in many insidious ways are determent to drive them out of their homeland so that they can claim it as their own.

Most of the abandoned Assyrian village were confiscated and settled by the Kurds after 1991 when the Americans and the British established the Security Zone in the region and helped Kurds to rule it as an in dependant enclave.


After the fall of Saddam Kurds have prevented the Assyrians from returning to their villages, even if they are not presently occupied by the Kurds. While the latter have been brought from all over the world and settled in northern Iraq to increase the Kurdish population into a majority, Assyrians are being gradually driven out of their homeland as a mean of ethnic cleansing. Folwing is another example of how this is being accomplished.

    Confiscation of the Assyrian villages by the Kurds

translated from Arabic by Fred Aprim
August 16, 06

The Kurds of the two villages of Swara and Sbandar are preventing the Assyrians of the village of Mezzi in Lower Barwari from returning to their village. Twenty-five Assyrian families submitted petitions to the committee for the village reconstruction headed by Sargis Aghajan, who approved the project. However, when construction began in the village, a group of Kurds from the two villages mentioned above threatened the contractor and the builders to leave the site. Under threat, the contractor and the workers stopped the construction and withdrew from the site.

A petition about the problem was submitted to Franso Jdidi, In Charge of the Reconstruction in Dohuk. The petitioners were told to drop the issue to avoid trouble. Code words meaning Assyrians can not expect equal justice from Kurdish Regional Government, those who continue to pursue this or similar cases will pay dearly with their life or the life of their loved ones.

The people of the village are complaining; they are saying: What is our fault? We want to return to our village. The authorities must help us to achieve that. Why when things are concerned with us they get neglected? Didn't we sacrifice as well in order to gain our rights on our lands or do we have to sacrifice only for no return?

The people of Mezzi were given two options by Kurds: Either buy back the village from the Kurds for three billion Iraqi Dinars since the village does not belong to them any longer, as they were told, or sell it to the Kurds for two billion Iraqi Dinars. Is this fair?

Allowing the Kurds to confiscate the Assyrian villages and to drive them out of the land which they have lived in, long before christianity, before the dawn of Islam until now, and before the invasion of their land by the Kurds in the last centuries or so is a disgrace to the United State
which has contributed billions of dollars of the tax payer's money to the Kurdish War Lords to help them claim the northern Iraq as their country.

The Christians of Iraq have been terrorized not only by the Islamic fanatics in southern Iraq. They are prevented by the kurds to live in peace in the north. It is no wonder up to 750,000 of them have fled to Syria, Jordan and Turkey even if it means leaving behind their home, job and livelyhood. They have come to believe there is no one to protect them from the criminals, Islamic fanatics and the racist Kurds. For thousands of years they had survived in their homeland, had preserved their language, religion and culture only to be uprooted by the US's desire to bring democracy to Iraq, but not for them.

How is it possible that US will continue to help financially and otherwise a racist government which refuses to protect a religious and ethnic minority from being threatened, exploited, improvished and being driven out of it homeland?

How ironic that the destruction of the Christian community in Iraq was made possible by President Bush who takes pride in being a Christian but refuses to help christians of Iraq in any shape or form. If things go on as they are soon there will be no Christians left in Iraq. The death of Christianity in Iraq will further insulate the Muslims of that country from the none Muslim world and radicalize them even more against the West.
Source : http://www.christiansofiraq.com/assyriansprevented.html

Le lobby arménien soutient les émeutiers kurdes pro-PKK contre la France

06-06-2011

Répression des Kurdes de France

Le Conseil de coordination des organisations arméniennes de France exprime sa préoccupation à l'égard de la répression spectaculaire qui frappe les Kurdes de France, dont le centre culturel d'Arnouville a été samedi la cible d'une perquisition musclée qui a dégénéré en graves troubles à l'ordre public.
Le CCAF s'inquiète que selon les termes de la Fédération des associations kurdes en France Paris "n'envisage la question kurde que sous l'angle d'une coopération avec la Turquie " avec l'arrestation des militants kurdes et l'éradication du militantisme kurde".

Sans se prononcer sur le détail de cette affaire qui est du ressort de la justice, le CCAF dénonce l'orientation politique générale du gouvernement dont la tendance est de complaire aux desiderata du nationalisme turc, comme on l'a vu le 4 mai dernier avec le rejet par la majorité UMP du Sénat de la loi incriminant le négationnisme du génocide des Arméniens. Paris tente-t-il de réchauffer ses relations avec cet Etat fascisant au détriment des droits et des intérêts des peuples qu'il opprime ?

Le CCAF exprime sa solidarité avec le peuple kurde et appelle le gouvernement et l'Elysée à entendre les forces qui concourent à la démocratisation de la Turquie plutôt que de céder, au nom de la Realpolitik, aux pressions d'Ankara et d'encourager ainsi les vieux démons nationalistes autoritaires et criminels de cet Etat génocidaire.
Source : http://www.ccaf.info/item.php?r=0&id=508

Voir également : L'antagonisme arméno-kurde 

L'expulsion des Kurdes d'Arménie et du Karabakh

Le massacre des Kurdes par les Arméniens et Assyriens

Le coup de force des Kurdes d'Arnouville

Le coup de force des Kurdes

Des milliers de personnes ont manifesté hier dans les rues d’Arnouville pour dénoncer les arrestations de samedi. De nouveaux incidents ont éclaté en fin de cortège.


FRÉDÉRIC NAIZOT | Publié le 06.06.2011, 07h00

La communauté kurde s’est mobilisée en masse à Arnouville hier. Environ 2000 personnes —1600 selon la police, 4000 selon les organisateurs — se sont rassemblées et ont manifesté dans l’après-midi dans les rues de la ville, au lendemain des affrontements avec les forces de l’ordre.

Il est 13 heures, lorsque les groupes arrivent les uns après les autres dans l’enceinte de la maison culturelle kurde d’Arnouville.

Là même où, la veille, vers 11 heures, les affrontements ont débuté avec les forces de l’ordre après l’opération de police menée par la brigade antiterroriste dans la maison culturelle kurde.

En une heure, c’est une foule compacte qui se presse dans la cour. Les pancartes sont à la gloire de leur leader, le fondateur du PKK Öcalan emprisonné en Turquie, et réclament sa liberté.
D’autres exigent la libération des prisonniers kurdes, ou montrent les photos des personnes blessées samedi par des tirs de flash-ball.

« Il y a quatre personnes à l’hôpital, dont mon frère », confie le président de l’association kurde d’Arnouville, Maxime Tosun. « En Turquie, nous, les Kurdes, subissons la guerre. Pourquoi cela en France, le pays des droits de l’homme? Cette opération de police aurait pu se dérouler gentiment. Mais ils ont provoqué tout le monde et poussé les jeunes. »

Azad, la trentaine, qui habite Villiers-le-Bel, regrette aussi la manière dont s’est déroulée l’intervention de la police. « Ils n’auraient pas dû rentrer comme cela, utiliser autant de force. Faire cela un week-end… On ne fait pas une descente dans une association. » Un autre jeune espère justement que la manifestation servira surtout à faire passer le message politique de la cause kurde et gommera les images de la veille.

Il est 14h30, le cortège descend bruyamment la rue Jean-Laugère, qui mène à la gare. La veille, des poubelles y avaient été incendiées et formaient des barricades, les policiers y étaient caillassés. Hier, le service d’ordre encadrait fermement la manifestation pour éviter tout nouveau débordement. Les commerçants étaient d’ailleurs plus rassurés : tous n’ont pas baissé le rideau de fer, contrairement à samedi… La manifestation s’est terminée par un rassemblement devant la gare, avec tous les manifestants montrant les doigts en forme de V. Hier, ils ont reçu le soutien de différents élus, Sylvie Jean, du PCF, mais aussi Didier Vaillant, maire PS de Villiers-le-Bel, et François Pupponi, le député-maire PS de Sarcelles. « Pour que votre combat soit reconnu, y compris en France, votre manifestation doit se dérouler dans le calme, a lancé ce dernier. On compte sur vous! »

Mais à 16h30, une cinquantaine de casseurs ont brisé les vitres de cinq voitures stationnées dans la rue Laugère, ce qui a déclenché l’intervention immédiate des forces de l’ordre qui ont procédé à huit interpellations. Tous ont été placés en garde à vue.



Le Parisien
Source : http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/le-coup-de-force-des-kurdes-06-06-2011-1482295.php

dimanche 5 juin 2011

L'opération policière d'Arnouville et Evry visait l'organisation terroriste PKK

Une opération policière visant le PKK aboutit à des heurts avec la communauté kurde à Paris

LEMONDE.FR | 05.06.11 | 15h08  •  Mis à jour le 05.06.11 | 18h02

L'opération policière qui a eu lieu, samedi 4 juin à Arnouville et à Evry, en région parisienne, visaient des membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) en France, dont trois ont été interpellés, selon le ministère de l'intérieur. Au total, cinq personnes ont été arrêtées dans le cadre "d'une enquête diligentée depuis plusieurs mois par la sous-direction antiterroriste (SDAT) sur instruction du parquet antiterroriste de Paris", a-t-on précisé. A l'origine de la procédure figurent "des plaintes pour extorsion de fonds qui devaient servir au financement d'activité terroristes menées par le PKK".

Les interpellations des trois individus, qualifiés de "cadres importants" du PKK par le gouvernement français, ont provoqué des heurts importants avec la police, samedi et dimanche. A Evry, où deux personnes ont été arrêtées samedi, plus de 350 personnes ont manifesté, dimanche selon la police. Une centaine d'entre elles ont chargé les forces de l'ordre dans le quartier des Pyramides, déjà théâtre, la veille, d'affrontements.

A Arnouville, ils étaient plus de 1 500 à défiler, dimanche, derrière une banderole où on pouvait lire "Non à la répression contre les Kurdes de France". Le député-maire (PS) de Sarcelles François Pupponi, et le maire (PS) de Villiers-le-Bel, Didier Vaillant, qui ont participé à la marche, ont appelé au calme. Un hélicoptère de la police a survolé le secteur pendant toute la durée de la marche.

INTERPELLATION DANS UNE MAISON CULTURELLE

La Maison culturelle kurde d'Arnouville a été investi par les forces de police, samedi. Le président de ce centre culturel, Maxime Tosun, présent lors de l'interpellation, affirme que "les policiers sont entrés" et "nous ont demandé de nous mettre par terre. Il y a avait des femmes et des enfants. Une femme a reçu un coup de matraque". Onze personnes issues de la communauté kurde ont été légèrement blessées et conduites à l'hôpital de Gonesse (Val-d'Oise), selon le maire (PS) de cette ville voisine, Jean-Pierre Blazy.

Selon le porte-parole du ministère de l'intérieur, "ce n'est pas l'interpellation directe qui a créé des tensions mais l'opposition de certains participants qui voulaient empêcher par tous les moyens les arrestation". Selon le PCF et le président de la Maison culturelle kurde d'Arnouville, l'homme interpellé dans cette ville est Nedim Seven, membre actif du PKK, considéré comme un groupe "terroriste" par de nombreux pays. Nedim Seven "s'est déjà vu refuser l'autorisation d'entrer à l'Assemblée nationale lundi dernier pour participer à un colloque", a ajouté le PCF.

"MAL MAÎTRISÉE"

Le maire de Gonesse Jean-Pierre Blazy s'est inquiété de la méthode utilisée par les forces de l'ordre. "Je ne conteste aucunement le bien fondé et la nécessité de cette opération mais je m'interroge sur la façon dont elle a été menée. Elle a, semble-t-il, été mal maîtrisée et a donné lieu à des débordements inacceptables sur la voie publique", a-t-il souligné.

Le PKK a décrété un cessez-le-feu unilatéral en août 2010. Il a menacé en mars d'y mettre fin, déplorant l'échec du gouvernement à dialoguer avec les Kurdes, alors que doivent avoir lieu le 12 juin des élections législatives. Le conflit kurde en Turquie a fait plus de 45 000 morts depuis le début de l'insurrection du PKK, en 1984, selon l'armée.
Source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/06/05/l-operation-policiere-contre-la-communaute-kurde-visait-des-membres-du-pkk_1532204_3224.html

Villiers-le-Bel : une émeute fomentée par la bourgeoisie kurde locale ?

Affrontements à Villiers-le-Bel : «une émeute de bourgeois !»

Dimanche 5 juin 2011 | Posté par Chaker Nouri

La communauté kurde d’Arnouville-lès-Gonesse, composée en grande partie de commerçants et qui a ses habitudes dans le quartier de la gare RER, s’est rebellée samedi contre la police. Des jeunes, étrangers à ces heurts, ont assisté à la bagarre en spectateurs.

Après plusieurs heures d’affrontements, samedi après-midi, entre la police et des membres de la communauté kurde, le quartier de la gare de Villiers-le-Bel a retrouvé peu à peu son calme. Mais on sent que la situation peut dégénérer à tout moment, et pour cause. « Nous n’acceptons pas la manière de faire de la police, la France est sous le diktat de la Turquie », affirme Ogour, un jeune Kurde résident dans la zone pavillonnaire d’Arnouville-lès-Gonesse, localité voisine de Villiers-le-Bel.

Hasard ou pas, il y a actuellement des élections en Turquie et beaucoup pensent que les échauffourées de samedi leur sont liées. « On veut nous provoquer en nous humiliant », accuse Levent, un commerçant du quartier la gare. « Des dizaines de nos frères sont en garde à vue ou blessés (suite aux affrontements d’hier, ndlr), nous sommes des pacifiques, mais on ne peut laisser faire cette injustice », réagit avec force Shouaib, étudiant en mathématiques.

Les heurts se sont produits à quelques centaines de mètres des quartiers populaires de Villiers-le-Bel. Mais ils ne ressemblent en rien aux émeutes qui ont frappé la ville en novembre 2007. D’une part, les incidents se sont déroulés dans une zone pavillonnaire, d’autre part, ils impliquent une population de propriétaires et de commerçants. Très peu intégrés dans la société civile, renfermés comme peut l’être la communauté chinoise du 13e arrondissement de Paris, les Kurdes vivent en quasi autarcie et s’intéressent bien plus aux affaires politiques turques qu’aux élections présidentielles de 2012 en France. « On ne fait pas de bruit. On veut juste qu’on nous laisse tranquilles », martèle Levent. Un cri repris en chœur par les commerçants de la gare de Villiers-le-Bel.

Appelée « la petite Istanbul », l’avenue Pierre Semard, qui traverse le quartier de la gare, est composée en grande partie de commerces chaldéens (chrétiens) et kurdes (musulmans), avec un dénominateur commun : la langue turque… et la haine des Turcs. Tout ce petit monde vit depuis prés de dix ans en parfaite harmonie : coiffeur, bar, restauration rapide, mais sans vraiment se fréquenter.

« Les Kurdes je les aime bien. Mais ils sont en train de casser le business en exportant nos problèmes en France », affirme Sabbah, un jeune commerçant d’origine chaldéenne, mécontent d’avoir dû fermer sa boutique pendant plusieurs heures samedi. « On a eu peur. Des tirs de flashs-balls, des jets de pierres. C’était l’Intifada », raconte, encore apeurée, Virginie, une coiffeuse d’origine chaldéenne.

Ceux qui n’appartiennent pas aux communautés chaldéenne et kurde ont du parfois du mal à faire la différence entre les émeutes de samedi et celles de 2007. « J’en ai marre, je vais vendre ma boutique. C’est plus possible. Je ne sais pas encore pourquoi je reste », affirme Nathalie, une commerçante du quartier. D’autres sont fatalistes : « Je ferme quelques heures et je viens de rouvrir ma boucherie. Regarde ce qui se passe en Lybie. Il n’y a pas mort d’homme », dit avec le sourire Mohamed, le boucher du quartier.

Pour une fois, les jeunes de Villiers-le-Bel sont spectateurs : « Et dites aux médias que c’est une émeute de gosses de riches et de fils à papa… Et c’est pas à Villiers, c’est chez les bourgeois à Arnouville… »

Chaker Nouri
Source : http://yahoo.bondyblog.fr/201106050041/affrontements-a-villiers-le-bel-%C2%AB-une-emeute-de-bourgeois-%C2%BB/

Voir également : Villiers-le-Bel et Evry : des Kurdes provoquent des affrontements avec la police suite à l'arrestation de certains d'entre eux

samedi 4 juin 2011

Les Kurdes ont une identité issue de l'expansion brutale des Indo-Européens

Jean-Paul Roux, Histoire de l'Iran et des Iraniens. Des origines à nos jours, Paris, Fayard, 2006, p. 28 :

"Ils [les Iraniens] appartiennent à la grande famille indo-européenne qui, en effectuant un vaste mouvement de migration en direction du sud et de l'ouest entre 2300 et 1900, a submergé le nord de l'Inde, le plateau iranien, l'Europe, dévastant tout sur son passage, anéantissant ou repoussant les indigènes dont certains avaient promu de brillantes civilisations, dont notamment celle de l'Indus. Ils en constituent un rameau particulier que l'on désigne sous le nom d'Indo-Iraniens ou Aryens, mais ils ne sont déjà plus de race pure : au cours de leurs migrations, ils se sont au moins mêlés à des Paléo-Asiates, comme en Inde ils se métisseront avec les Dravidiens, en Iran avec les diverses populations autochtones. Parlant tous à l'origine la même langue, ayant les mêmes croyances, la vieille religion indo-européenne aux dieux souverains, le même mode de vie, ils se sont peu à peu distingués les uns de autres, ont évolué, n'ont plus gardé de traits communs que ceux qu'on peut, dans toute famille, retrouver entre cousins issus de germains. Ils sont devenus des Indiens, des Iraniens, comme d'autres de leurs parents sont devenus des Latins, des Grecs, des Celtes, des Germains."

Voir également : Le processus de turquisation des populations anatoliennes

Villiers-le-Bel et Evry : des Kurdes provoquent des affrontements avec la police suite à l'arrestation de certains d'entre eux

Arrestations de Kurdes : violents affrontements à Villiers-le-Bel
04 Juin 2011 Par Maxime-Azadi

La police française a procédé samedi 4 juin des perquisitions simultanées aux sièges de deux associations kurdes à Villiers-le-Bel et à Evry,  en région Île de France, arrêtant au moins quatre personnes, dont un politicien connu chez les kurdes. Cinq autres personnes ont été blessées au cours de violents affrontements avec la police.
Les policiers ont arrêté et menotté ces kurdes lors de perquisition à Villiers-le-Bel, tandis que 30 autres kurdes, dont des enfants et des femmes, ont été enfermés à l’intérieur du bâtiment durant l’opération.

Parmi les personnes arrêtées figurent notamment Nedim Seven, un militant kurde connu dans la diaspora kurde européenne, et une femme, Gulay Aydemir.

Des dizaines de kurdes se sont rassemblés devant le siège de l’association pour dénoncer l’opération policière.  Des affrontements ont été éclatés à la gare de Villiers-le-Bel, alors que les manifestants tentaient d’envahir la gare en signe de protestation.

Le trafic est perturbé, des poubelles ont été incendiées et trois hélicoptères survolent la gare. La police a fait usage de gaz lacrymogènes et de matraques, blessant au moins cinq manifestants.

La police a effectué une autre perquisition à Évry, mettant en colère la communauté kurde qui vivent dans cette région. Des dizaines de personnes restent enfermer à l’intérieur du siège.

Au moins 66 kurdes ont été arrêtés en France depuis début de 2010, dont 15 depuis début janvier, pour des motifs politiques.
Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-azadi/040611/arrestations-de-kurdes-violents-affrontements-villiers-le-bel