jeudi 1 décembre 2011

La place des Kurdes dans la révolution jeune-turque et la vie politique de la République de Turquie

Abdullah Cevdet : étudiant à l'Ecole de médecine militaire d'Istanbul, un des fondateurs du Comité de l'Union ottomane (1889), noyau du futur CUP (Comité Union et Progrès).

İshak Sükuti : étudiant à l'Ecole de médecine militaire d'Istanbul, un des fondateurs du Comité de l'Union ottomane.

Sait Nursi : leader autonomiste kurde, sympathisant du CUP, puis membre de l'Union musulmane du şeyh Vahdeti, devient par la suite un propagandiste au service des Jeunes-Turcs en Tripolitaine (au sein de l'Organisation Spéciale), participe à la défense de Bitlis face aux Russes, collabore avec la Grande Assemblée nationale de Mustafa Kemal.

Feyzi Pirinççizade : député de Diyarbakir en 1912, ministre des Travaux publics en 1923.

Ziya Gökalp : né de père turc et de mère kurde, cousin de Feyzi Pirinççizade, poète et sociologue, idéologue du CUP, puis du régime kémaliste.

Babanzade Ismail Hakki : membre du CUP, député de la ville de Divaniye en 1912.

Babanzade Hikmet Bey : membre du CUP, député de la ville de Souleymaniye en 1912.

Babanzade Ahmed Naim Bey : membre du CUP, député de la ville de Bassorah en 1912.

Abd al-Rahman al-Yusuf : membre du CUP, député de Damas en 1909, fournit une unité kurde à l'armée ottomane pour la conquête du canal de Suez durant la Première Guerre mondiale.

İsmet İnönü : né de père kurde et de mère turque de Bulgarie, compagnon d'armes de Mustafa Kemal durant la Guerre d'indépendance, Premier ministre (1923-1924, 1925-1937 et 1961-1965) et président de la République (1938-1950).

Hikmet Çetin : secrétaire général du CHP (Parti Républicain du Peuple) en 1995.

Gürsel Tekin : président du CHP pour la province d'Istanbul en 2007.

Turgut Özal : né de mère kurde, fondateur de l'ANAP, Premier ministre en 1983, président de la République de 1989 à 1993.

Yalım Erez : membre du DYP, ministre du Commerce et de l'Industrie en 1997.

dimanche 27 novembre 2011

Alain Juppé contre le terrorisme du PKK

Alain Juppé, discours à Ankara, 18 novembre 2011 :

"Un autre sujet où notre coopération bilatérale est excellente et que je voudrais rapidement évoquer, c’est la lutte contre le terrorisme. La France est directement concernée par la menace terroriste. Je voudrais rappeler que c’est le pays européen qui a eu le plus, hélas, de prises d’otages au cours de la dernière période. Certains viennent d’être libérés au Yémen, d’autres sont encore prisonniers d’Al Qaïda au Maghreb islamique dans le Sahel, ou des Shebab en Somalie.

Nous sommes donc pleinement solidaires de l’action de la Turquie dans la lutte contre le terrorisme et nous soutenons ces efforts. Le déplacement, il y a quelques jours, de Claude Guéant, notre ministre de l’Intérieur, a été très positif : un accord de coopération sur la sécurité intérieure a été conclu et nous faisons tout notre possible pour lutter contre le terrorisme du PKK.

Je rappelais que plus d’une centaine de terroristes ou présumés tels ont été arrêtés en France depuis 2010. Notre détermination est donc tout à fait entière."

Source : https://pastel.diplomatie.gouv.fr/editorial/actual/ael2/bulletin.asp?liste=20111118.html

Voir également : La Turquie et la France signent un accord de coopération pour lutter contre le terrorisme kurde

samedi 19 novembre 2011

Irak, 1941 : les Kurdes, "troupes de choc"... au service de l'Axe

L'Ouest-Eclair, 11 mai 1941 :

"LA GUERRE EN MÉSOPOTAMIE

Les Kurdes, troupes de choc de la petite armée irakienne

PARIS, 10 mai (de notre rédaction parisienne). — L'armée d'un pays habité par trois millions et demi d'âmes, pourra-t-elle tenir têtes aux troupes que l'Angleterre a déjà débarquées et aux autres qu'elle transporte en ce moment, des Indes dans l'Irak ?

Si l'on ne tient compte que du nombre, la partie engagée par le gouvernement de Bagdad contre Londres parait redoutable. L'armée irakienne était composée, hier encore, de 24 bataillons d'infanterie avec 12 batteries, un corps de méharistes, une compagnie de génie et deux autres motorisées.

Mais sans parler de l'aide que l'Irak peut recevoir du dehors par la voie aérienne, il faut mentionner à son actif un élément d'une qualité exceptionnelle : les Kurdes.


Il n'y a pas, dans le proche Orient, une population mieux entraînée à se battre. Le métier de soldat a perdu son prestige chez presque tous les peuples Arabes : il l'a gardé chez les Kurdes.

Leurs grands hommes étaient tous des guerriers : Saladin reste le plus célèbre. (...)

Déçus dans leur espoir de former un Etat indépendant avec leurs conationaux des pays voisins, les Kurdes habitant le Vilayet de Mossoul se trouvèrent, au lendemain de la guerre mondiale, englobés dans l'Etat, nouvellement créé, de l'Irak. Ils ne tardèrent pas à s'insurger ; et ils en furent punis par l'aviation britannique, faisant la police du pays pour le compte de Bagdad.

Après une dernière révolte en 1932, un accord intervint. Bagdad reconnut aux Kurdes de Mossoul différents droits : entre autres, l'usage de leur langue dans les écoles et devant les tribunaux.

En même temps, des fonctions leur étaient attribuées dans l'administration et des commandements dans l'armée.

L'Irak recueille, aujourd'hui, le fruit de cette politique : les Kurdes se battent farouchement contre les Anglais. La vengeance est, pour eux, une loi sacrée et ils n'ont pas oublié les bombes anglaises détruisant leurs tentes pittoresques ou leurs maisons en forme de ruches, noyées dans le désert mésopotamien...

A. GUISSAN."

Voir également : Ils sont prêts à se prostituer pour n'importe quelle puissance extérieure : le terrorisme kurde dans le jeu des puissances de l'Axe (Italie et Allemagne)

samedi 12 novembre 2011

L'instrumentalisation de la "carte kurde" par la Perse de Reza Shah Pahlavi

Jordi Tejel Gorgas, Le mouvement kurde de Turquie en exil : continuités et discontinuités du nationalisme kurde sous le mandat français en Syrie et au Liban (1925-1946), Berne, Peter Lang, 2007, p. 253 :

"Le Kurdistan iranien était une zone de refuge traditionnel pour les Kurdes de Turquie lors des différents soulèvements contre le centre. De même, des chefs kurdes persans se réfugiaient en Turquie fuyant les troupes persanes. La perméabilité de la frontière turco-persane rendait possible cette dynamique qui, même tolérée par les gouvernements, ne manquait pas de susciter des conflits sporadiques entre les deux pays.

Lorsque les chefs de la tribu Djelali se réfugient dans les montagnes de l'Ararat, à cheval entre l'URSS, la Turquie et l'Iran, ils sont donc conscients des avantages géostratégiques de ce choix. En effet, les Turcs se heurtent à un obstacle majeur : la frontière turco-persane, telle qu'elle a été délimitée en 1914, passe par le Petit Ararat. Dès lors, les combattants kurdes peuvent attaquer les soldats turcs pour ensuite se rendre en Perse, hors de la juridiction du gouvernement turc et sous la protection de Téhéran ; d'autant plus que le gouvernement iranien, qui a réussi à maintenir un certain calme dans l'Azerbaïdjan occidental depuis la défaite de Simko Agha, ne veut pas compromettre les bons résultats de cette politique en recourant à la force contre les rebelles de l'Ararat dont beaucoup appartiennent à des tribus vivant en Perse.

Or, la constitution d'un seul foyer de résistance face au régime kémaliste dans la région de l'Ararat, rend les insurgés kurdes dépendants de l'attitude de la Perse. Celle-ci évolue d'une neutralité bienveillante à une collaboration de plus en plus étroite avec le gouvernement turc. En effet, Téhéran permet au Tachnak et au Khoyboun d'entrer en contact avec les insurgés de l'Ararat tout en demandant aux organisations tachnakis d'Azerbaïdjan de refuser de jouer le rôle d'agents de liaison entre les différents groupements kurdes d'Irak et de Perse. En outre, le gouvernement persan envoie plusieurs émissaires sur l'Ararat jusqu'en 1930. De la sorte, les relations diplomatiques entre la Turquie et l'Iran entrent dans une phase de conflit latent. Selon Nader Entessar, le Chah utilise à cette époque la carte kurde afin d'obliger le régime kémaliste à négocier quelques différends frontaliers entre les deux pays."

Voir également : L'oppression des Kurdes dans l'Iran du Shah

Ils sont prêts à se prostituer pour n'importe quelle puissance extérieure : le terrorisme kurde dans le jeu des puissances de l'Axe (Italie et Allemagne)

jeudi 27 octobre 2011

Belgique : Steven Vanackere condamne les attaques des terroristes kurdes du PKK

Steven Vanackere condamne les attaques du PKK

BELGIQUE | mercredi 19 octobre 2011 à 21h29

Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires Etrangères Steven Vanackere a condamné fermement, mercredi soir, les attaques récentes de l'organisation terroriste PKK qui ont "coûté la vie à de nombreux militaires, policiers, mais également citoyens turcs".
"La Belgique exprime toute sa solidarité et sa sympathie aux autorités turques, ainsi qu'aux familles éprouvées", souligne un communiqué émanant du SPF Affaires étrangères. "La Belgique soutient la Turquie dans sa lutte contre le terrorisme. Elle soutient également les autorités turques dans leur recherche d'une solution politique à la question kurde", précise encore le texte.

Belga
Source : http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_steven-vanackere-condamne-les-attaques-du-pkk?id=6947263

lundi 24 octobre 2011

La coutume barbare de l'excision chez les Kurdes de Suleimani (nord de l'Irak)

Thomas Bois, Connaissance des Kurdes, Beyrouth, Khayats, 1965, p. 57 :

"Il y a vingt-cinq ans, à Sulaimani, on circoncisait le garçonnet lorsqu'il était âgé de sept à dix ans, comme cela se pratique encore aujourd'hui à Istanbul. C'est l'occasion d'une petite fête, où les enfants portent de courtes culottes, une petite blouse blanche avec un baudrier d'étoffe argentée et sur la tête une toque argentée également. Le parrain, kirîv, n'est pas nécessairement de la famille, mais doit être un homme de bonne renommée. Le plus recherché est celui « qui a bu l'eau de sept sources », symbole de Savoir et de Sagesse. Les Yézidis acceptent comme parrain un musulman, mais jamais un chrétien ou un juif. D'autres Kurdes n'ont pas ce scrupule et n'hésitent pas à demander ce service, ou plutôt cette marque de confiance, à cause de la parenté de sang qui s'ensuit, à des chrétiens de leurs amis. L'excision des filles, coutume barbare contre laquelle commencent à s'insurger les femmes musulmanes, surtout les Egyptiennes, est pratiquée aussi à Sulaimani, mais pas avant que la fillette n'ait atteint l'âge de huit à dix ans."

Voir également : Le crime d'honneur : une pratique tribale ni turque, ni vraiment musulmane mais kurde

samedi 22 octobre 2011

Ils sont prêts à se prostituer pour n'importe quelle puissance extérieure : le terrorisme kurde dans le jeu des puissances de l'Axe (Italie et Allemagne)

Jordi Tejel Gorgas, Le mouvement kurde de Turquie en exil : continuités et discontinuités du nationalisme kurde sous le mandat français en Syrie et au Liban (1925-1946), Berne, Peter Lang, 2007, p. 153-154 :

"La signature du Traité franco-syrien de 1936 prévoyant le départ des Français du Levant et l'alliance de 1939 entre la Grande-Bretagne, la France et la Turquie mènent les Kurdes à s'approcher des pays de l'Axe, désormais ennemis de la Turquie. Les contacts avec l'Italie, mais aussi avec l'Allemagne, s'intensifient lorsque les forces de Vichy prennent la direction du Mandat au Levant. A Damas, Omar Agha Chemdine, en contact fréquent avec l'ex-Consul Général d'Italie à Beyrouth, aurait obtenu en 1940 certaines promesses de financement italien pour un soulèvement kurde en Djézireh. Or, les Services de Renseignements britanniques, mis au courant des contacts entre Omar Agha et les Italiens, chargent le Consul de la Grande-Bretagne à Damas de conclure une nouvelle entente avec ce dernier qui, après trois entrevues, aurait promis au Consul de s'abstenir de toute activité anti-britannique.

Le Khoyboun [ligue nationaliste kurde] semble néanmoins acquis aux puissances de l'Axe. Selon un rapport du Colonel anglais Elphinstone, les Allemands prennent contact avec les Kurdes dès le début de la guerre. Ils déploient une large propagande auprès d'eux insistant sur le fait que, puisque la Turquie est alliée par un traité à la Grande-Bretagne et à la France, ils n'ont rien à attendre des Alliés et qu'il est donc dans les intérêts des Kurdes de suivre la politique de l'Axe. Après la chute de la France, la commission allemande en Syrie, présidée par W.O. von Hentig, prend contact avec Khalil ibn Ibrahim Pacha, ami personnel du Baron Max Oppenheim. La mission allemande, représentée par le délégué Roser, rencontre aussi Kamuran Bedir Khan. Les projets allemands demandent néanmoins une nouvelle entente entre Kurdes et Arméniens. Dans ce but, von Hentig et Rudolf A. Roser invitent les nationalistes kurdes et arméniens à des réunions secrètes au cours desquelles, les Allemands auraient promis d'assurer l'indépendance respective du Kurdistan et de l'Arménie après la victoire allemande à condition que les Kurdes et les Arméniens se conforment aux directives nazies et provoquent des troubles en Turquie. Les rencontres entre les Kurdes de la Djézireh et les agents allemands ont lieu, en outre, sur la frontière turco-syrienne où les derniers circulent avec une certaine facilité. D'après le P. de Rudder, responsable de la Mission dominicaine en Haute Djézireh :

le Kurde et le Bédouin ont été très travaillés par la politique allemande. [....] D'après eux, les Alliés représentent l'élément chrétien, donc la religion détestée, tandis que le Nazi personnifie à leurs yeux l'homme sans religion, donc l'allié éventuel contre le Chrétien.


En outre, le nazisme est interprété par les élites orientales comme une parfaite réussite du nationalisme et, par conséquent, comme un idéal à atteindre. Bien que nous n'ayons trouvé aucun document confirmant la signature d'un accord officiel entre Kurdes et Allemands, selon les Services Spéciaux, certains représentants kurdes et arméniens, dont Djeladet Bedir Khan et Hratch Papazian, se seraient mis au service de l'Allemagne pour préparer une rébellion kurde en Turquie en 1942. Les Allemands prennent également contact avec Chérif Pacha qui se trouve en France à ce moment-là."

Voir également : Qu'est-ce que le "drame kurde" ?

samedi 15 octobre 2011

Bordeaux : sept terroristes kurdes du PKK interpellés pour racket

Publié le 14/10/2011 | 16:42
Le PKK bordelais devant un juge antiterroriste

Par JS / AFP

Sept personnes soupçonnées d'appartenir à l'organisation terroriste kurde seront déférées samedi à Paris

Sept personnes interpellées mardi à Bordeaux lors d'une opération menée dans les milieux kurdes proches du PKK seront déférées samedi devant un juge antiterroriste à Paris, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Les services de police ont perquisitionné mardi 11 octobre les locaux de l'association franco-kurde rue Camille Sauvageau à Bordeaux ainsi que quatre maisons dont les occupants appartiendraient au PKK, l'organisation terroriste kurde.

La perquisition avait révélé l'existence de la comptabilité d'une collecte de fonds et de son transfert au PKK

Sept personnes agées de 20 à 50 ans avaient ainsi été interpellées, puis placées en garde à vue, soupçonnées de violence à l'égard de compatriotes turques ou kurdes afin de prélever illégalement un impôt révolutionnaire dans toute l'agglomération bordelaise.

La perquisition a eu lieu dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet de Paris et confiée à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), à la suite d'une plainte pour extorsion déposée début 2009 par une personne qui "refusait de payer l'impôt révolutionnaire PKK" et qui a ensuite été victime de violences, selon cette source.

En février 2008 trois membres du PKK avaient déjà été arrêtés à Bordeaux dans le cadre d'une enquête sur l’incendie de deux débits de boissons turcs au printemps 2007.

Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) figure sur la liste des mouvements terroristes de bon nombre de pays et de l'UE. Depuis le début de l'été il a intensifié sa lutte contre les forces turques. 

Ces arrestations surviennent alors que le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, a signé vendredi 7 octobre à Ankara un vaste accord de coopération sécuritaire entre la Turquie et la France visant notamment à lutter contre les membres du PKK.

Cet accord prévoit que les deux pays s'engagent dans une "coopération opérationnelle de lutte contre le terrorisme" permettant aux forces de sécurité turques et françaises de mener une lutte commune sur le terrain, avait indiqué M. Guéant.

Le ministre avait fait part de "la détermination totale, indéfectible (de la France) à lutter aux côtés de la turquie contre le terrorisme du PKK".

La France accueille une importante communauté de Kurdes de Turquie.
Source : http://aquitaine.france3.fr/info/le-pkk-bordelais-devant-un-juge-antiterroriste-70827560.html

Voir également : Bordeaux : une violente bagarre mettant aux prises des Kurdes et non des Turcs

Bordeaux : des trafiquants de drogue kurdes et non turcs

lundi 10 octobre 2011

La Turquie et la France signent un accord de coopération pour lutter contre le terrorisme kurde

La Turquie et la France signent un vaste accord sécuritaire

Le Point.fr - Publié le 07/10/2011 à 14:45
Le texte prévoit que les deux pays s'engagent dans une "coopération opérationnelle de lutte contre le terrorisme" du PKK.

La Turquie et la France ont signé vendredi, lors d'une visite du ministre français de l'Intérieur Claude Guéant, un vaste accord de coopération sécuritaire, visant notamment à lutter contre les membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui ont repris le combat contre Ankara.

L'accord signé à Ankara devant la presse prévoit que les deux pays s'engagent dans une "coopération opérationnelle de lutte contre le terrorisme", ce qui devrait permettre aux forces de sécurité turques et françaises de mener une lutte commune sur le terrain, a indiqué Claude Guéant. Il a fait part de "la détermination totale, indéfectible (de la France) à lutter aux côtés de la Turquie contre le terrorisme du PKK". La France accueille une importante communauté de Kurdes de Turquie, où sont actifs des militants du PKK.

Le sort de 18 Turcs devant la justice française

"Notre lutte ne se relâchera pas, car nous savons le montant des souffrances qui s'accumulent sur la Turquie du fait des agissements des organisations terroristes reconnues par l'Union européenne", a poursuivi Claude Guéant, qui a dit que l'accord signé "va bien au-delà des accords que la France signe habituellement dans le domaine de la sécurité". Il a expliqué qu'en 2010 et 2011 respectivement, 38 et 32 membres du PKK avaient été arrêtés sur le sol français.

La justice française doit se prononcer le 2 novembre sur le sort de 18 Turcs, arrêtés en 2007 et soupçonnés d'appartenir au PKK. L'accord, a-t-on souligné de source turque, ne prévoit pas à priori une extradition des membres du PKK vers la Turquie. Mais Claude Guéant a indiqué que les deux pays avaient néanmoins décidé de travailler ensemble "afin de préparer des extraditions dans les meilleures conditions".

Le ministre français a tenu à préciser qu'il était venu en Turquie à la demande du président Nicolas Sarkozy afin d'achever les discussions sur cet accord sécuritaire, attendu de longue date par les deux pays. Le PKK figure dans la liste des mouvements terroristes de bon nombre de pays et de l'UE. Il a intensifié sa lutte contre les forces turques, depuis le début de l'été.

Le cas du génocide arménien

Claude Guéant et son homologue Idris Naim Sahin ont été confrontés aux questions insistantes des journalistes leur demandant de réagir aux propos de Nicolas Sarkozy, qui, en visite en Arménie jeudi, a souhaité que la Turquie reconnaisse dans un délai "assez bref", avant la fin de son mandat en mai 2012, le "génocide" arménien de 1915, sous l'empire ottoman. "Il convient de s'en tenir strictement aux propos du président de la République sans les interpréter", a dit Claude Guéant.

Il a affirmé que Nicolas Sarkozy "n'a pas évoqué de délai" pour qu'Ankara reconnaisse le massacre des Arméniens comme un génocide, ce que la Turquie refuse catégoriquement de faire, mais ce que la France a fait en 2001.

Interrogé sur le point de savoir comment réagirait la France si la Turquie décidait de reconnaître "le génocide des Algériens", Claude Guéant à répondu : "Le président de la République française est allé en Algérie, il a eu des propos extrêmement forts sur ce moment douloureux de notre passé entre l'Algérie et la France. Il a tourné la page." Son homologue a pour sa part souligné qu'il n'"était pas possible de façonner l'avenir" des rapports turco-français en se tournant vers le passé.
Source : http://www.lepoint.fr/monde/la-turquie-et-la-france-signent-un-vaste-accord-securitaire-07-10-2011-1381945_24.php

dimanche 18 septembre 2011

Qu'est-ce que le "drame kurde" ?

Georges Corm, La Méditerranée, espace de conflit, espace de rêve, Paris, L'Harmattan, 2001, p. 84 :

"En réalité, le drame kurde, comme auparavant celui des Arméniens, réside dans les directions politiques de caractère patriarcal ou autoritaire, qui se laissent entraîner dans les jeux géopolitiques qui dépassent largement leur propre capacité d'autonomie et de compréhension des comportements des grands Etats manipulateurs. L'appui de la puissance extérieure constituant un élément indispensable du maintien et de l'accroissement du pouvoir des chefs de factions communautaires, souvent en désaccord entre eux, les communautés deviennent encore plus otages des jeux géopolitiques régionaux. Le cas dramatique des Arméniens en est une illustration ancienne ; les Kurdes, quant à eux continuent d'être victimes du jeu des puissances qu'épousent leurs chefs. Leur soulèvement généralisé en Irak au cours de la Guerre du Golfe, sur invitation de la coalition alliée, aura causé non seulement d'innombrables et vaines souffrances, mais aussi entraîné les Kurdes de Turquie dans la spirale de la violence déstabilisatrice et aggravé les antagonismes entre factions kurdes d'obédiences diverses."

jeudi 15 septembre 2011

La famille Aloyan : des Yezidis persécutés en Arménie et menacés d'un retour forcé dans ce pays non-sûr

P1978 - Pour la famille ALOYAN
SOUTIEN / PETITION

La famille Aloyan , originaire d’Arménie.

La famille Aloyan , originaire d’Arménie, a dû quitter son pays, car elle fait partie d’une minorité ethnique persécutée, les « Yézidis ».
Elle vit à présent à Dieppe, depuis 6 ans. Ce couple, Harutyun , le père et Delale, la mère , a reçu une «  Obligation de Quitter le Territoire Français » (OQTF) le 13 juillet dernier. Ils ont une petite fille de 4 ans, née en France prénommée Chichack scolarisée à l’école maternelle Vauquelin du Pollet à Dieppe. Mr Aloyan a reçu une promesse d’embauche dans le bâtiment (un CDI) et il participe activement aux jardins partagés. Son épouse qui parle  4 langues dont couramment le français s’est mobilisée avec le Secours Populaire pour Haïti..

Cette OQTF empêcherait leur enfant de poursuivre sa scolarité en France et un retour forcé dans leur pays les mettrait en danger. Nous nous y opposons et nous demandons la régularisation de cette famille afin qu’elle puisse vivre sereinement sur le sol français.
Source : http://www.educationsansfrontieres.org/article38316.html

Voir également : Auray : une famille de réfugiés kurdes yezidis témoigne des persécutions, violences et discriminations à l'encontre de leur communauté en Arménie

samedi 10 septembre 2011

Coopération contre le PKK : visite de Feridun Sinirlioğlu à Bagdad prévue

Circle tightening on PKK from two fronts
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Friday, September 9, 2011
ANKARA – Hürriyet Daily News

Foreign Ministry Undersecretary Feridun Sinirlioğlu will travel to Baghdad on Saturday to discuss measures against an outlawed terrorist group before holding similar talks with Iraqi Kurdish officials in Arbil on Sunday, a ministry spokesman has said.


The senior Turkish official’s visits in Iraq come amid speculation that Turkey is considering a cross-border ground operation against the outlawed Kurdistan Workers’ Party, or PKK’s, bases in northern Iraq.

“Undersecretary Feridun Sinirlioğlu will travel to Baghdad on Saturday to hold talks with Iraqi authorities as part of regular consultations between Turkish and Iraqi ministries. He will proceed to Arbil later. His talks will focus on Turkey-Iraq relations as well as the fight against terrorism,” Turkish Foreign Ministry spokesman Selçuk Ünal said in a press briefing Friday.

Iraqi Kurdish official Nechirvan Barzani reportedly wanted to visit Ankara next week, but Foreign Ministry officials did not confirm his application to come to Turkey, instead reminding that Sinirlioğlu was already set to pay a visit to Arbil on the same issue.

Earlier this week, the president of the Regional Kurdish Administration in northern Iraq, Massoud Barzani, called on Kurdish militants to end their armed fight and instead seek their goals through diplomacy. “We are in a difficult situation because there are two countries [Iran and Turkey] telling us to control our borders so there will be no problems,” Barzani said in Arbil. “[But] we are afraid to send forces to the borders for fear of a Kurdish-Kurdish war. I call on the two sides to stop the idea of obtaining their rights through military means.”

The announcement of Sinirlioğlu’s visit coincided with a visit by Turkey’s military chief, Gen. Necdet Özel, and other top commanders to a military unit located near the southeastern city of Hakkari, close to the Iraqi border. The commanders recently visited other military units in Malatya, Batman, Siirt and Şırnak.

Following a recent increase in terror attacks, the Turkish military launched aerial operations against PKK targets in northern Iraq, killing as many as 160 militants in August. The Iraqi government has, however, expressed uneasiness about the airstrikes in its territory.

The PKK uses its bases in northern Iraq to launch attacks on Turkey. The last major Turkish air and ground offensive against PKK bases in northern Iraq was in early 2008.

The PKK’s alleged Iranian wing, the Party for Free Life in Kurdistan, or PJAK, which operates mostly in Iran from bases in northern Iraq, has also recently been confronted by a tough response from Iranian security forces. Regional Kurdish Administration head Barzani reportedly plans to pay a visit to Iran to discuss the issue.
Source : http://www.hurriyetdailynews.com/n.php?n=circle-tightening-on-pkk-from-two-fronts-2011-09-09

jeudi 8 septembre 2011

Irak : les intérêts des Kurdes et des Arabes chiites (représentés par al-Maliki) divergent de plus en plus à Kirkouk

Shiite–Kurdish Relations Get Strained over Talabani Statement on Kirkuk

Posted by Reidar Visser on Thursday, 10 March 2011 14:11

There are basically two ways of looking at the relationship between the dominant Shiite and Kurdish political parties in Iraq since 2003. One view emphasises converging interests – such as constructing a black and white narrative of the country’s past as “Sunni Arab discrimination” against everyone else; systematically playing up ethno-sectarian identities in politics; distributing leadership posts not on the basis of merit but according to ethno-sectarian quotas; and generally keeping any tendencies of the re-emergence of a strongman ruler in Baghdad in check. The contrarian position is to emphasise differences between the two, such as the tendency of many Shiites to maintain at least a façade and rhetoric of Iraqi nationalism (even if recruitment patterns may well be sectarian in practice), hold on to the vision of a mostly centralised state ruled by a strong prime minister in Baghdad, and reject the multiplication of new federal entities south of Kurdistan as well as Kurdish moves to annex additional territories outside the ones recognised as part of the Kurdistan Regional Government in the Transitional Administrative Law of 2004.

Key developments since 2005 present a mixed scorecard as far as these two competing perspectives are concerned. The new constitution of 2005 itself was of course basically the creation of the Shiite and the Kurdish parties, but there are two trends within that constitution. Some clauses favour the Kurdish view of unlimited decentralisation, which at the time resonated with the views of at least one Shiite party (SCIRI). The very limited powers of the central government and the award of residual powers to both governorates and federal regions in article 115 point in this direction, as do the provisions for creating new federal regions south of Kurdistan in what could theoretically turn in to a cycle of perpetual federalisation. On the other hand, other constitutional articles such as 121–122 point towards a more centralised form of government south of Kurdistan. Similarly, the constitutional arrangements for the end of the transitional veto-wielding presidency after the first five-year parliamentary cycle foreshadowed a potentially strong prime minister with a centralist and Iraqi nationalist language emerging in the future. Later on, the failure of the Shiite and Kurdish parties in 2007 – arguably at the point of their greatest influence – to amicably agree between themselves on an oil law and the disposition of the disputed city of Kirkuk highlighted the extent to which centralist ideals continued to make themselves felt in the Shiite camp, at the expense of Kurdish interests.

At one point between 2008 and 2009 it looked as if Nuri al-Maliki was making decisive moves towards establishing himself as the nationalist centralist enabled by the 2005 constitution, again to the detriment of the Kurds. But with the re-emergence of sectarian politics in the autumn of 2009, the Shiites refrained from re-entering into conflict with the Kurds over Kirkuk during the debate of the elections law. More recently, as Maliki emerged with a poorer result than he had hoped for in the March 2010 parliamentary elections, he saw no other option but to turn to the Kurds for support and has recently made conciliatory moves regarding Kurdish oil exports.

It is interesting, therefore, that the latest statement on Kirkuk by Iraq’s president, Jalal Talabani, a prominent Kurdish leader, seems to have once more created strains in the Shiite–Kurdish relationship. Talabani said Kirkuk was the “Jerusalem of Kurdistan”. This prompted strong reactions from Iraqis south of Kurdistan – Sunnis and Shiites alike – who objected to the connotations of “occupation” assigned by Talabani to the current situation (in which Kirkuk at least formally remains part of the central-government domain) and the concomitant discourse of an ethnic “liberation campaign” that would appeal to ethno-racial Kurdish sentiment to annex the area to Kurdistan.

Significantly, today there is a strong condemnation of Talabani’s statement by Maha al-Duri, a Sadrist leader. In a press statement also published on her website, she says that Talabani’s statement was “irresponsible”. Moreover, she went on to escalate the issue by saying that if Talabani considered Kirkuk his Jerusalem, it would “force Iraqis to consider Kurdistan their Jerusalem”. She seemed to modify that perspective somewhat when she went on to say that all of Iraq should be considered “occupied” (by the Americans) and that Talabani should understand the need for US forces to leave.

It is significant that this statement is not coming from the usual suspects. On Kirkuk and Kurdish issues more broadly, certain people close to Maliki are in the habit of making strong statements apparently without being able to influence the overall direction of policy to a significant extent. This includes Turkmen leaders like Abbas al-Bayati. Duri, on the other hand, is considered a high-ranking politician among the Sadrists who unexpectedly fell silent during the debate (or, more correctly, the non-debate) on Kirkuk during the passage of the revised election law in parliament in autumn 2009. A 38 year-old mother from Baghdad who graduated top of her class from Baghdad’s leading veterinary college in the late 1990s, Duri stands out as one the few female deputies who has asserted herself beyond women’s affairs.

Duri’s statements are not an isolated case either. Today in parliament, an interesting echo was produced by Mansur al-Tamimi, a Basra deputy from State of Law, who called for expanded powers for the governorates, but “with a strong supervisory role for the prime minister”. This prompted a Kurdish outburst and charges that Tamimi had failed to recognise the “federal” character of Iraq. Parliament speaker Usama al-Nujayfi of Iraqiyya duly sustained the objection and confirmed the standard ittihadi (“federal”) adjective for describing Iraq. But among the Shiites, those who vocally protest against “excessive centralisation in Iraq” now mostly seem to belong to ISCI, which after all is a small minority. A more immediate and material dimension to the whole affair has been provided by the recent influx of Kurdish peshmerga troops into Kirkuk, presumably to deal with potential disturbances, but a breach of past protocol according to which they have stayed away from the city.

Prime Minister Maliki himself was present  in parliament to give an update on the progress of the government and its programme. He sounded somewhat exhausted when he finally uttered the mandatory “federal” word towards the end of his speech. The Kurds may remain his best friend in troubled times, but at a juncture when the nationalist Iraqiyya is remarkably silent on Kirkuk (they are still seeking the good offices of the Kurds in their dealings with Maliki and have not said much except from some criticism from members who are themselves from Kirkuk), he is probably increasingly aware of the challenge from Iraqi Shiites who prefer to speak in the name of the centralist state.
Source : http://gulfanalysis.wordpress.com/2011/03/10/shiite-kurdish-relations-get-strained-over-talabani-statement-on-kirkuk/

L'Iran aurait physiquement éliminé le numéro 2 du PJAK

L'Iran dit avoir tué le n°2 du PJAK
Publié le 07/09/2011 à 10:44

Les forces iraniennes ont tué le 3 septembre le commandant en chef adjoint du PJAK, principal mouvement kurde de lutte armée contre le régime de Téhéran basé en Irak, ont annoncé ce mercredi les Gardiens de la révolution iraniens dans un communiqué.

"Majid Kavian, alias Samakhou Saraldan, commandant en chef adjoint du groupe terroriste PJAK, a été tué samedi", a indiqué ce communiqué de la force d'élite du régime qui ne donne pas de précision sur les circonstances de cette mort.
Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/09/07/97001-20110907FILWWW00357-l-iran-dit-avoir-tue-le-n2-du-pjak.php

dimanche 4 septembre 2011

Offensive militaire de l'Iran contre les activistes kurdes

Offensive militaire de l'Iran contre les Kurdes

Par Europe1.fr avec Reuters

Publié le 3 septembre 2011 à 15h11 Mis à jour le 3 septembre 2011 à 15h11

L'Iran a lancé une nouvelle offensive militaire contre les activistes kurdes à sa frontière avec l'Irak, rapporte la chaîne de télévision officielle Irib, samedi.

Ces opérations de l'armée iranienne interviennent quelques jours après une série de frappes aériennes conduites en territoire irakien par la Turquie contre les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui ont fait près de 160 tués parmi les insurgés. L'offensive annoncée samedi a été menée par des unités des Gardiens de la Révolution, corps d'élite de l'armée iranienne, au terme du ramadan.
Source : http://www.europe1.fr/International/Offensive-militaire-de-l-Iran-contre-les-Kurdes-699851/

dimanche 14 août 2011

Murat Karayilan, numéro 2 de l'organisation terroriste PKK, aurait été capturé en Iran

Iran says PKK leader captured
Iran has confirmed that Murat Karayilan, head of the PKK organization, was captured, according to Turkish state news agency.




Iran has confirmed that Murat Karayilan, head of the PKK organization, was captured, according to Turkish state news agency or AA.

Earlier, Turkey state-owned TRT channel said, he was "captured" within Iranian borders.

But PKK's media organization firat news denied the reports about Karayilan's capture by Iran.

"Second (highest) person in PKK"

Iran's Fars News Agency quoted Aladdin Brujerdi, chairman of Iranian Parliament's National Security and Foreign Policy Commission, as saying that Karayilan was captured by Iranian forces.

Brujerdi told the news agency that Iranian intelligence units arrested the head of the PKK.

He said that Iranian revolutionary guards launched a series of operations against the militant organization since July 16.

However, according to Reuters news agency, "our country's intelligence forces have carried out an important task and have arrested the second (highest) person in the PKK," Brujerdi, told the semi-official Mehr news agency. But the agency did not give a name.

Agencies
Source : http://www.worldbulletin.net/?aType=haber&ArticleID=77483

vendredi 10 juin 2011

Scandaleux : deux élus PS mêlés à l'hooliganisme kurde pro-PKK en France

PKK en France: les cinq Kurdes écroués
AFP
09/06/2011 | Mise à jour : 13:03

Cinq personnes d'origine kurde, dont trois cadres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), interpellées samedi en région parisienne, ont été mises en examen notamment pour financement de terrorisme et écrouées, a-t-on appris aujourd'hui de source judiciaire.

Des affrontements avaient éclaté samedi entre manifestants et forces de l'ordre à Evry et Arnouville (Val-d'Oise), après la perquisition d'un centre culturel kurde et l'interpellation de plusieurs membres de cette communauté.

Sept personnes ont été mises en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, financement du terrorisme et, pour l'une d'entre elles, tentative d'extorsion et violences volontaires, a-t-on indiqué de source judiciaire. Cinq de ces personnes ont été incarcérées.

"Des plaintes pour extorsion de fonds"

Des manifestations ont eu lieu samedi et dimanche pour demander la libération de ces Kurdes, auxquelles ont participé le député-maire (PS) de Sarcelles (Val-d'Oise), François Pupponi, et le maire (PS) de Villiers-le-Bel, Didier Vaillant. Le ministère de l'Intérieur avait assuré samedi que trois cadres importants du PKK en France figuraient parmi les personnes interpellées.

A l'origine de la procédure figurent "des plaintes pour extorsion de fonds qui devaient servir au financement d'activité terroristes menées par le PKK" qui avait déclenché l'ouverture d'une enquête préliminaire, selon le ministère.

Le PKK a décrété un cessez-le-feu unilatéral en août 2010. Il a menacé en mars d'y mettre fin, déplorant l'échec du gouvernement à dialoguer avec les Kurdes, alors que doivent avoir lieu le 12 juin des élections législatives. Le conflit kurde en Turquie a fait plus de 45.000 morts depuis le début de l'insurrection du PKK, en 1984, selon l'armée.
Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/06/09/97001-20110609FILWWW00500-pkk-en-france-les-cinq-kurdes-ecroues.php

Le maire d'Arnouville, Michel Aumas (UMP), s'élève courageusement contre les velléités de la communauté kurde dans sa municipalité

mardi 7 juin 2011

Un "été kurde"... en France ?

Des vidéos affligeantes et inquiétantes sur la sédition kurde "apoïste" dans la région parisienne :



Le rôle central des Kurdes dans les prétendus "massacres hamidiens" de l'automne 1895

François Georgeon, Abdülhamid II : le sultan calife (1876-1909), Paris, Fayard, 2003, p. 291-295 :

"Le lundi 30 septembre 1895, le parti Hintchak organise à Istanbul une manifestation pour tenter d'arracher au sultan les réformes tant annoncées. Vers midi, plusieurs centaines de manifestants se rassemblent à Kumkapı devant le patriarcat arménien. Leur objectif est de se rendre à la Sublime Porte et de remettre au gouvernement une pétition dans laquelle ils dénoncent les mauvais traitement dont sont victimes les Arméniens en Anatolie orientale, les exactions subies du fait des Kurdes ou des collecteurs de taxes et demandent l'égalité devant la loi, les libertés, la nomination d'un gouverneur général chrétien pour superviser les réformes, ainsi que le droit pour les Arméniens de porter des armes puisqu'il est impossible de désarmer les Kurdes. Deux jours auparavant, le parti a fait parvenir une lettre aux ambassades des grandes puissances et à la Sublime Porte : la manifestation projetée, annonce-t-il, a pour but de contraindre le gouvernement ottoman aux réformes, elle est « tout à fait pacifique » et si elle devait s'accompagner d'incidents, la responsabilité en retomberait d'avance sur les autorités.

Manifestation qui se veut pacifique, mais certains militants du Hintchak, armés de pistolets et de couteaux, veulent provoquer des désordres dans la capitale et créer une situation qui forcerait les grandes puissances à intervenir. Dans la ville, des mesures de précaution très strictes ont été prises : des soldats sont postés autour des bâtiments administratifs, la police veille, des détachements de cavalerie gardent l'accès à la Sublime Porte. Lorsque les manifestants s'approchent du siège du gouvernement, les forces de l'ordre s'interposent, des heurts se produisent, un officier de police est tué, et immédiatement la manifestation dégénère. Une fusillade nourrie éclate, plusieurs gendarmes et une soixantaine de manifestants sont tués. La police s'attaque aux fuyards, des softa [étudiants en théologie] armés de gourdins se mêlent de la partie et se livrent à une chasse aux Arméniens. Les jours suivants, des Arméniens sont attaqués un peu partout dans la capitale ; beaucoup ne trouvent le salut qu'en se réfugiant dans des églises. La police effectue de nombreuses arrestations. La manifestation a tourné au drame.

Abdülhamid se trouve désormais acculé, plus question pour lui de jouer à opposer les grandes puissances entre elles. Celles-ci sont unanimes dans leur condamnation de la répression. Leurs représentants à Istanbul remettent une note verbale très ferme à la Porte le 6 octobre, manifestant ainsi, comme le dit Cambon, l'ambassadeur de France à Istanbul, « l'existence bien réelle du concert européen ». Le 17 octobre, Abdülhamid cède sous la pression ; il publie un irade [décret] annonçant un programme de réformes. Dans l'ensemble, celui-ci reprend les propositions européennes : réformes pour les six provinces de l'Anatolie orientale et non pour tout l'Empire ; envoi d'un haut-commissaire (qui se trouve déjà à pied d'oeuvre en Anatolie) pour veiller à l'application des réformes, assisté d'un adjoint non-musulman ; les gouverneurs seront également assistés de non-musulmans, des non-musulmans seront admis dans la police et la gendarmerie en proportion des chiffres des populations, un contrôle plus étroit sera exercé sur les Kurdes ; la perception des impôts et la justice seront améliorées. En outre, pour veiller à l'application de ces réformes, une commission permanente, composée à égalité de musulmans et de non-musulmans, sera créée à la Sublime Porte.

A l'annonce de la publication de cet irade, les grandes puissances avouent leur soulagement ; leurs représentants à Istanbul font part de leur « gratitude » au sultan. De leur côté, les Hintchakistes crient victoire ; ils se vantent d'avoir réussi à contraindre leur « féroce bourreau » à « reconnaître les droits du peuple arménien, à écouter sa voix, et à s'incliner devant ses aspirations et sa force morale ». Mais c'est se réjouir trop tôt. A partir de la fin d'octobre, une série d'émeutes anti-arméniennes ensanglantent les provinces de l'Est anatolien. Elle commencent à Erzincan le 21 octobre, puis se propagent comme une onde de choc de ville en ville ; à la fin octobre, Bitlis, Bayburt, Erzurum sont touchées ; en novembre, c'est le tour de Diyarbakır, Malatya, Harput, Sivas, Amasya, Antep, Kayseri, Urfa. En deux mois, les violences se sont répandues dans une grande partie de l'Anatolie orientale.

Partout le scénario est à peu près le même : une altercation banale au départ, des injures qui fusent, une bagarre qui éclate, des coups de feu qui partent, et c'est le signal du pogrom. La plupart du temps, les violences commencent au marché, les assaillants s'en prennent à des commerçants arméniens, s'attaquent à leurs boutiques et à leurs entrepôts, se livrent au pillage, mettent le feu, molestent ou tuent les propriétaires. Ainsi à Erzurum, des centaines de boutiques appartenant à des Arméniens sont mises à sac et incendiées. Puis les émeutiers se jettent sur les quartiers arméniens, qui sont le théâtre de scènes de pillages, de meurtres, de viols, de rapts de femmes, de conversions forcées à l'islam.

L'estimation du nombre des victimes est très difficile. En février 1896, les missionnaires américains avançaient le chiffre de 37 000 Arméniens tués (dont 29 000 dans les six provinces de l'Est anatolien) et 1800 musulmans. Ils évaluaient en outre à environ 300 000 le nombre des personnes se trouvant réduites à la misère dans une Anatolie orientale complètement dévastée. D'autres estimations sont nettement plus élevées et font état de 100 000, voire de 300 000 victimes. Quoi qu'il en soit, il faut remonter loin dans l'histoire ottomane pour trouver un massacre d'une telle ampleur ; au début du XVIe siècle, les persécutions contre les Alévis (les Kızılbaş) firent peut-être 40 000 morts.

Qu'est-ce qui a déclenché ces violences en chaîne ? Depuis le début de la décennie 1890, les tensions se sont aggravées sur le terrain entre musulmans et non-musulmans, entre Arméniens et Kurdes. Après les évènements du Sasun et les pressions européennes en faveur des « réformes », le climat s'est encore dégradé. Au cours de l'été 1895, les consuls font part de leur crainte de voir éclater des troubles en cas d'adoption des réformes. La nouvelle de la manifestation hintchakiste ajoute encore à l'exacerbation des esprits ; organisée en plein coeur de la capitale, elle est perçue par les musulmans comme un défi lancé par les Arméniens. Quelques jours plus tard, un véritable pogrom se produit à Trébizonde et des centaines d'Arméniens sont tués. Mais l'évènement décisif, le véritable déclencheur, c'est l'annonce, le 17 octobre, de l'acceptation des réformes par le sultan. Par le télégraphe, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre. Comme on l'a dit très justement, « plus que les activités des partisans arméniens, ce sont les réformes voulues par l'Europe qui [exacerbent] le sentiment anti-arménien. Les musulmans [sont] persuadés que ces réformes visent à accorder leur indépendance aux Arméniens ».

Mais si l'on voit bien l'évènement déclencheur, qu'en est-il des responsabilités ? Une explosion de violence spontanée ? C'est en tout cas la thèse d'Abddülhamid : les massacres des Arméniens constituent, à l'en croire, une « manifestation populaire spontanée » face à laquelle son gouvernement s'est trouvé « impuissant ». Il est vrai que depuis les défaites de 1877-1878, depuis les pertes de territoires dans les Balkans et en Anatolie orientale, depuis l'émigration forcée de centaines de milliers de musulmans chassés de leurs terres, on perçoit un profond ressentiment dans la population musulmane. Il est vrai aussi que les auteurs des massacres appartiennent pour la plupart aux couches populaires. Mais s'il s'agissait d'une violence spontanée, on comprendrait mal la manière dont elle s'est propagée. Il semble bien, en réalité, que la colère populaire ait été utilisée et canalisée contre les Arméniens. Mais par qui ?

Quelle est la part de responsabilité d'Abdülhamid dans ces massacres ? Dès cette époque, le sultan a été accusé de les avoir ordonnés et même planifiés depuis Yıldız, accusation bien souvent reprise par les historiens contemporains ; il l'aurait fait pour « se venger » d'avoir dû céder aux grandes puissances, ou pour empêcher l'application de réformes qui lui avaient été arrachées contre sa volonté. Pourtant, l'extrême prudence manifestée tout au long de son règne par Abdülhamid dans la conduite de sa diplomatie comme de sa politique intérieure va à l'encontre de cette hypothèse. D'autre part, s'il s'agissait d'un mouvement planifié à partir de Yıldız, comment expliquer que certaines régions, certaines villes des provinces arméniennes aient échappé aux désordres ? Comment expliquer que certains gouverneurs et administrateurs aient pu, avec relativement de succès, s'opposer aux violences et maintenir l'ordre dans leurs districts ? Par exemple à Muş, à Tokat, à Mersin, à Ankara, à Van, d'énergiques représentants du pouvoir central, ici le gouverneur général, là le gouverneur, là encore le commandant militaire ou le juge ont réussi à circonscrire la flambée de violences. Auraient-ils désobéi aux ordres impériaux ?

Les massacres de 1895 semblent avoir été provoqués par des musulmans de l'Anatolie orientale, des notables, des membres de confréries, des oulémas, des chefs de tribus kurdes. Depuis que le spectre d'une autonomie ou d'une indépendance arménienne plane sur l'Anatolie orientale, c'est-à-dire depuis 1878, il est probable que ces groupes ne sont pas restés les bras croisés face à une menace qui risquait de faire d'eux, à terme, des muhacir [réfugiés]. Tout au long de l'année 1895, des rumeurs circulaient selon lesquelles des musulmans conservateurs attaqueraient les Arméniens si les réformes exigées par les grandes puissances étaient adoptées ; à l'automne, des prédicateurs lançaient de véritables appels aux meurtre dans les mosquées, des agitateurs se déplaçaient de ville en ville pour répandre la rumeur d'une prochaine indépendance arménienne, pour inciter la population à prendre les armes et à s'attaquer aux Arméniens. Ce qui expliquerait la propagation de ces émeutes comme une onde de choc dans l'ensemble de l'Anatolie orientale. Les masses musulmanes sont lancées contre les Arméniens. Et bientôt, plus personne ne peut contrôler la violence déchaînée, qui donne lieu à des règlements de compte, où s'expriment les jalousies, les frustrations de toutes sortes, sociales, culturelles, voire sexuelles. Le facteur économique joue également ; depuis une vingtaine d'années, la dépression se fait sentir, les prix agricoles sont à la baisse, beaucoup de musulmans sont endettés auprès de prêteurs arméniens ; les violences commencent au marché, au bazar, par le pillage et la destruction des échoppes et des ateliers appartenant à des Arméniens.

Les auteurs des massacres reçoivent bien souvent l'aide des autorités locales. Parfois, les gouverneurs eux-mêmes sont complices et encouragent leurs coreligionnaires, comme Enis pacha à Diyarbakır, mais aussi tel commandant militaire, tel chef de la gendarmerie. Ils laissent faire, voire participent en personne aux pillages et aux massacres. A Harput, des officiers, des soldats, des gendarmes participent au pillage. Parfois des armes sont distribuées aux insurgés. Dans certains cas, les autorités locales n'osent pas intervenir contre les émeutiers.

Au début de novembre, Paul Cambon écrit que l'on est en présence « d'un mouvement général que le gouvernement est aujourd'hui impuissant à réprimer ». Il est vrai que la situation est très confuse. L'Anatolie orientale offre le spectacle d'une complète anarchie. Un chaos, dont cherchent à profiter certains acteurs de la scène orientale de l'Anatolie (et notamment les Kurdes, qui peuvent espérer trouver l'occasion de récupérer les droits qu'ils ont perdus du fait de la centralisation ottomane). En créant la cavalerie hamidiye, le sultan n'a-t-il pas été, jusqu'à un certain point, un apprenti sorcier ?

Pour les musulmans, les réformes signifient l'indépendance de l'Arménie, et celle-ci signifie à son tour pour eux qu'ils vont devoir vivre sous une autorité chrétienne ou connaître le sort qui a frappé depuis un siècle des centaines de milliers de musulmans de Crimée, du Caucase, des Balkans, l'émigration et la perte de leurs terres et de leurs biens. Dans un télégramme envoyé à Istanbul, les musulmans de Diyarbakır menacent : si les réformes viennent à être appliquées, disent-ils, « ils ne reconnaîtront plus l'autorité du sultan ». Les musulmans de l'Anatolie orientale ont le sentiment que le Palais est en train de les abandonner, ils ne se sentent plus protégés par Istanbul. D'une certaine manière, les massacres perpétrés contre les Arméniens constituent aussi un acte de rébellion contre Abdülhamid, accusé d'être devenu un jouet entre les mains des grandes puissances (il y aura d'autres exemples de ce type de rébellion de la province contre Istanbul, à commencer par la révolution jeune-turque de Macédoine en 1908).

Peut-on pourtant exonérer Abdülhamid de toute responsabilité ? On ne peut exclure que, une fois ces violences déclenchées, il les ait laissées faire ou même encouragées en sous-main pour rendre inapplicables sur place les mesures qui lui étaient arrachées à Istanbul par les puissances. La répression brutale qu'il a menée dans le Sasun à l'été 1894 a dû jouer pour légitimer le recours à la violence contre les Arméniens ; on retrouve certains de ceux qui y ont participé un an plus tard parmi les émeutiers des massacres de l'automne 1895. D'autre part, il est clair qu'Abdülhamid éprouve une grande répugnance à faire intervenir la troupe contre les musulmans ; c'est ce qui provoque un désaccord avec Said pacha, au moment de la manifestation de la Sublime Porte et, de la même façon, en Anatolie orientale, il refuse souvent que l'armée soit engagée contre les musulmans ; à Sivas, le gouverneur rassemble des troupes de réserve et des gendarmes pour mâter l'émeute, mais il n'obtient pas l'autorisation de les utiliser pour rétablir l'ordre. Est-ce le signe d'un manque de confiance du sultan dans l'armée (dont, de toute façon, beaucoup d'éléments, officiers, soldats, gendarmes, sont engagés à titre individuel dans les violences) ? Considère-t-il que les forces de l'ordre sur le terrain sont trop faibles ? Craint-il une réaction des Kurdes ?"

Voir également : L'antagonisme arméno-kurde

lundi 6 juin 2011

Sud-est de la Turquie : le gouvernement turc tente de protéger les chrétiens de Tur Abdin des attaques kurdes (notamment du PKK et du Hizbullah kurde)

The Return of the Suriani
A Visit to a Christian Minority in Turkey That Refuses to Die

by Joel Carillet

On a plateau of barren hills in southeastern Turkey, bordering the Tigris River and Syria, sits the historic heartland of the Syrian Orthodox Church, Tur Abdin. In his 1994 book From the Holy Mountain: A Journey Among the Christians of the Middle East, the English writer William Dalrymple predicted that Tur Abdin’s Christian community, known as the Suriani, would vanish within a generation. At the time, his prediction made sense.

Breaking Community

Dalrymple was writing at the end of a century in which the Suriani had suffered staggering losses. During the Armenian genocide around the time of the First World War, their numbers shriveled as they faced deportation, starvation, and massacre. According to Dalrymple, the Suriani population had been 200,000 in the nineteenth century, but fell to 70,000 by 1920. A few years later the Syriac patriarch himself, whose seat had been in Tur Abdin for more than 600 years, was forced to relocate to Damascus.

During the 1980s and 1990s, the brutal conflict between the Turkish government and the PKK, a Kurdish separatist movement, raged throughout southeastern Turkey, claiming an estimated 30,000 lives. Another group, the Kurdish Hezbollah (not to be confused with the Lebanese party of the same name), actively harassed Christians; there were reports of girls being kidnapped to marry Muslims and of a monk being kidnapped for ransom.

In the three years following Dalrymple’s visit, 65 Suriani were killed, mainly by the PKK and Kurdish Hezbollah. The violence, military curfews, and a dismal economy squeezed the Christian community to the breaking point. By 1990 the population had shrunk to 4,000, by 1994 to 900. Most monasteries were abandoned; the few that remained were barely staffed. Villages were given up as entire communities moved to countries such as Germany and Sweden.

In December 2004 I went to Tur Abdin to see this dying church before it was too late. I needn’t have rushed.

Darkness Broken

It was bitterly cold as the minibus ascended onto the Tur Abdin plateau, leaving behind the early morning fog that lifted off the Tigris. Snow lay on the roofs of Kurdish villages and in the fields, but precipitation wasn’t the only thing on the ground. Soldiers on foot patrol, one group backed by an armored personnel carrier, trudged along the highway. I had read that a few weeks earlier, thousands of police, backed by tanks and helicopter gunships, carried out a weeklong siege of Kurdish rebels hiding in cotton fields outside the city of Diyarbakir.

In the afternoon I reached Mar Gabriel, a monastery founded in A.D. 397 and the first of three that I would visit. I entered the compound’s fortress-like walls and asked permission to spend the night. Referring to my backpack, a layman employed at the monastery said, “We can’t turn you away with such a heavy burden.”

Evening vespers were held in a room built in A.D. 512, making it one of world’s oldest functioning churches. Inside the stone walls darkness was broken, just barely, by two candles. The congregation of monks, nuns, and students—about 25 people—chanted together in Aramaic, the language of Jesus. The archbishop stood before the congregation wearing a robe that has changed little in over a thousand years. The entire setting was like having stepped out of a time machine, a lesson in the history of the Church well before Christians ever made it to America and thought up things like seeker-friendly services.

But what struck me most was how they prayed: on their knees, faces to the floor. It was a form of prayer that demanded something of the body and not just the mind. And it was also a reminder that when Islam was starting out, it borrowed much from Christianity. Except for the sign of the cross, which the congregants made between prostrations, and the presence of women in the same rows as men, this prayer could have been in a mosque.

Uncounted Suriani

Boiled chicken, rice, bread, salad, and a bowl of beans were served for dinner. Eleven of us sat at the table, including the archbishop of Tur Abdin, who resides in the monastery, and the Syriac bishop of Mosul, who had made the drive from Iraq that afternoon and was en route to Damascus, stopping here to spend the night. The two bishops spoke like old friends. The border between Iraq and Turkey, a twentieth-century creation, suddenly seemed like the young thing that it was, cutting through a much older Christian community that for most of its history knew no such boundary.

Adjourning to the parlor, where a wood stove graciously broke the winter chill that clung to all the other stone rooms, everyone drank tea and dipped into a plate of assorted nuts picked from the monastery’s fields. The men spoke Turoyo, a modern dialect of Aramaic that is still the first language of the Suriani (the bishop from Mosul spoke a different dialect of Aramaic and occasionally required a translator). The only other sounds in the room were the crackling of fire and the clicking of prayer beads, which many of the men thumbed through their hands.

I asked the archbishop how many Suriani remain in Tur Abdin. “We don’t know, we don’t count them,” he said bluntly. Others, however, later offered me numbers ranging from 2,000 to 5,000. Consistent figures would prove elusive, but one thing was clear: The numbers in Tur Abdin were increasing; the disappearance Dalrymple predicted no longer looked inevitable.

The next morning I toured the monastery. There was so much history, but what struck me was the renovation in progress. Muslims from nearby villages, paid by the monastery, were chipping away old mortar from between the stones and filling the gaps with new mortar. Other renovations had already been completed, and Mar Gabriel did not feel like a dying outpost. Things that die can still leave nice buildings behind, I knew, but the construction here was a testament to hope.

A Remote Warmth

Suriani children attend Turkish public schools, but each day after classes end many reconvene at a monastery or church to study their history and language. It was to a church in Midyat, a town 15 minutes away from Mar Gabriel, that I went late in the afternoon and sat in a room where students were completing their Aramaic assignments. Outside on the streets snow stood in dirty piles, unable to melt in the freezing temperatures.

Class was over at 5:00 P.M., after dark, and I piled into a van with six students who live in the monastery of Mar Yacub, where I had been invited to spend the night. We shared the van with several Kurdish families who live in the village beside the monastery. It was a crowded affair, with much laughter and warmth.

Mar Yacub, founded in A.D. 419, was in the midst of a blackout when the children and I were dropped off outside its imposing gates. There were stars above, and for a moment I thought this could be the year A.D. 700: a Kurdish village, an old monastery, kids discussing in Aramaic how to get beyond the locked gate.

Based on the remoteness, I had expected a dilapidated, frigid stone cellar of a place, but I was instead led to a beautiful living room where Father Daniel, one of three monks in residence, and three children, all around 12 years old, sat on comfortable sofas near a wood stove watching a Turkish sitcom on a Sony television. Exhausted, I sank into the coziness of the room.

When the nuns called us to dinner, the sitcom had the children’s interest piqued, sparking a moan when Father Daniel cut the television. But it was the sound of disappointment rather than complaint. For dinner, after everyone prayed together in Aramaic, we dipped pancakes into a syrup and oil mixture, and the nine children who live in the monastery spoke to each other with muffled voices.

Back in the living room after dinner the students were allowed to watch one more show and then, without prodding, filed out to do their homework. Rarely had I seen children who seemed both so happy and obedient.

A Monk’s Home

Father Daniel had a lay assistant, Sefir, a gentle 29-year-old Suriani who grew up in Istanbul. His parents were originally from Tur Abdin, and for two and a half years he has been back, learning to read and write Aramaic as well as work with the children, who are all either Suriani from outlying villages or, in some cases, sent here from Europe by their parents in order to learn their history and language. Sefir told me that Salah, the village we were now in, had 30 Christian families in 1965, but now only one remains. Almost all the others went to Germany.

Father Daniel, now in his mid-30s, was 15 or so when his family—both parents, two sisters, and three brothers—moved to Germany. He, however, chose to stay behind. When I asked why he replied simply, “This is my home.” When he was 23 he decided to become a monk.

I asked how Kurdish-Christian relations are today. “Now is better than 15 or 20 years ago, but tomorrow we can’t say.” His was a perspective informed by history, by a one-day-at-a-time philosophy.

Father Daniel had the remote and flipped through several channels before settling on Suroyo TV—two hours of Syriac programming beamed each evening from Sweden. With this we finished the evening.

Early the next morning I rode with the students back to Midyat. The high-school students were dropped off first. Next we should have gone to the middle school, but the students urged our driver to go first to the bus stand so they could personally escort me to the vehicle that would take me on to my final destination.

I had arrived at Mar Yacub feeling depressed that just a handful of boys and three monks lived there. But they themselves were not depressed, and I left with much hope. The youth, boys of solid character, witnessed to the community’s determination to maintain a presence in the land.

Unimaginable Worship

Through a frosty window, in a van with well-bundled Kurds and Arabs, I looked out at the countryside as we approached Mardin. The city had been without a bishop since 1969, but much to the joy of Mardin’s 75 to 80 Suriani families, an Oxford-educated Suriani had recently been appointed to the post.

While the Suriani are the bulk of Mardin’s Christian population, there are also several Armenian and Chaldean families. Since they have no priest, they worship with the Suriani, something that would have been unimaginable in centuries past. As one monk told me, the theological differences that once divided these churches are no longer an issue.

Kurdish farmers gave me a lift on their tractor to Deir Zafaran, which lay a few kilometers to the east of Mardin. Father Stefanos, a 25-year-old monk born in Sweden, received me warmly. Dedicated to his tradition—he moved to Syria when he was 13 to study Syriac and theology, became a monk at 19, taught Syriac at a Syriac monastery in Germany, and now teaches Syriac to students at Deir Zafaran—he also warmly affirmed my Christian faith as a Protestant.

Knowing that many ancient churches are unhappy with Protestant churches in their historic domain, I asked what he thought of the Protestant church in Diyarbakir, which is not far from Tur Abdin. “We are all Christians,” he said. “I’m happy they are there.” Then he grew excited: “Their missionaries are effective in Turkey—there are converts among the Muslims.” He was also glad to hear that thousands of Kurds have asked the Protestant church in Diyarbakir for Bibles. “Even if Kurds don’t become Christians, it is good they are learning about our faith. I am now reading the Koran for this same reason.”

Father Stefanos was a hopeful personality. Perhaps this was because he was younger than most other Suriani I spoke with, or because hopefulness is in the nature of an immigrant, especially one who has left the West to return to the East. From the roof of the monastery, he looked glowingly over the landscape. “Before, things were very bad. Now the government provides us free water, it has paved the road to the monastery, it asks us what we need.”

In the last several years the government had also abolished the law prohibiting the teaching of minority languages, thus enabling the monasteries to teach Syriac without fear of retribution. And in the summer, hundreds of tourists, sometimes thousands, visit the monastery in a single day. Most of these are Turks, and Father Stefanos was keen to point out the value of having Turkish Muslims exposed, in a positive way, to the Syriac community.

The greatest sign of hope—and this is perhaps the key development that has undermined Dalrymple’s prediction—is that Syriac communities in Europe are sending people back to Tur Abdin. Over the decades, as villages in Tur Abdin emptied and people found new homes in Europe, especially in Sweden and Germany, the village communities kept in contact through regular reunions. Today, these reunions are often venues for the Suriani to discuss ways to support the return of some families and to collect money to rebuild churches and houses in their former village.

And the Turkish government is helping. In many abandoned villages, Kurds have moved in and are not always receptive to the return of Suriani. Stefanos shared an example from one village in which several Kurdish families were hostile to a returning Christian family. The Turkish government warned them to stop their harassment. When they refused, the government relocated the Kurds.


“Twenty to twenty-five families have returned in the last several years,” Father Stefanos said with a focused gaze as I snapped a picture of newly renovated guest quarters, beyond which stretched the vast plain of Mesopotamia. “More are coming.”

New Freedoms

History evolves. I thought this in front of the Digiturk satellite dish built into the wall of Mar Gabriel.

I thought it, too, when I stood outside an old chapel at Deir Zafaran and watched Father Stefanos awkwardly explain that more than a thousand years ago “this chapel was for the slaves because the monks worshipped separately, but this is an old tradition and we would not do this anymore.” And I thought it inside Deir Zafaran’s monastic cells, which were under renovation: The showers being installed were equipped with built-in radios that picked up Turkish pop songs—something the seventh-century founders would never have envisioned.

In its quest for membership in the European Union, Turkey has loosened restrictions on its minorities, and the Suriani are enjoying their new freedoms. The Suriani have also received the increased attention of Western politicians. The month before my visit, Prince Charles had visited Deir Zafaran, and the US ambassador to Turkey, European parliamentarians, and others have stopped in as well.

Father Stefanos offered me a cup of tea before escorting me to the road. He was upset that there was no one to give me a ride back to Mardin, but I assured him it was a good day for a walk. And indeed it was—a newly laid road with a bright white stripe down the middle; a sunny, blue sky with a smattering of clouds; a cup of tea and fellowship still fresh in my mind. Just before we said goodbye, Father Stefanos said one last thing, “When you get to Mardin you should visit the churches.”

Two hours later, in the courtyard of Mardin’s Church of the Forty Martyrs, four young girls giggled at my approach and then yelled, “Marhaba!” I asked their names. One was Jennifer, a nine-year-old Suriani, and the other three were her Muslim friends. Around the church was last week’s snow, shoveled into massive piles that looked as if they would last forever.

But at the base of each, water trickled in tiny rivulets down the stone alleyways. In more ways than one, a thaw was in the air here in the old heartland of the Syriac Orthodox Church. Tur Abdin, it seemed, was the one place in the greater Middle East where the ancient Church, rather than shrinking, is expanding.

Tur Abdin is part of the least-developed region of Turkey, and Christians here will continue to face tremendous economic challenges. Also, the violence between Kurds and government forces, which declined significantly in recent years, has flared up again, and, to paraphrase Father Daniel, no one knows what tomorrow will bring.

But for the first time in their history, the Suriani are feeling valued rather than grudgingly tolerated by the Turkish government. And unlike a visitor a decade ago, who would have found a vanishing church, today’s guest will witness a tenacious church, one that is scarred and facing daunting challenges, yes, but one that is facing them with new hope.

Joel Carillet has worked in Egypt and Israel/Palestine, including six months with the World Council of Church?s Ecumenical Accompaniment Programme in Palestine and Israel. At the end of 2004 he completed a fourteen-month backpacking journey across Asia and is now writing a book about the trip. He is a member of the Christian Churches/Churches of Christ.
Source : http://www.touchstonemag.com/archives/article.php?id=19-02-028-f

Le problème kurde : le nettoyage ethnique dans le "Kurdistan" irakien

    Our Kurdish Problem
    The Kurds are "cleansing" their domain ­ and provoking a civil war in Iraq


by Justin Raimondo

It didn't take long for the "liberated" Iraqis to turn on each other. While no one expected the Sunni Arabs of central Iraq to take the de-Ba'athification of the country lying down, the Iraqi "constitution" had barely been printed up and distributed before large cracks began to appear in the edifice of the nascent Iraqi state. "President" Jalal Talabani, head of the Patriotic Union of Kurdistan (PUK), just the other day called on the Iraqi prime minister to resign, and while he backtracked a bit later on, the future of a united Iraq is looking grim. On the eve of Iraq's long-awaited constitutional referendum, the country shows every sign of imploding.

The Kurds didn't even wait for the ink to dry on the proposed constitution before they started pushing for de facto independence ­ and pushing Arabs and Turkmen out of Kurdish-controlled cities. Eager to seize control of oil-rich Kirkuk [.pdf], which they claim as their historical Jerusalem, the two major Kurdish factions are demanding that the city be turned over to them ­ and that thousands of Arabs and others settled there during the reign of Saddam Hussein be uprooted and sent back to wherever.

That the ethnic cleansing of Kurdistan hasn't been completed yet is Talabani's biggest beef: the goal of the two big Kurdish parties, the PUK and the Kurdish Democratic Party (KDP), has always been the creation of a "pure" Kurdish state, and the politics of post-Saddam Iraq have speeded up the implementation of their program. The Kurdish parties are mobilizing all their resources in preparation for the coming census, which will determine the voter lists for the upcoming parliamentary elections in January. They want to ensure that they control not only the three provinces in which they hold a majority ­ Dohuk, Irbil, and Suleimaniya ­ but also seek to grab control of Kirkuk, which is split almost evenly between Kurds and Arabs, and includes a sizable Turkish minority that hardly looks forward to Kurdish dominance.

Kirkuk was a garrison city maintained by the Ottomans as their local military base until the breakup of the Ottoman empire, when it reverted to the Arabs. It wasn't until oil was discovered in the 1920s that the Kurds came to their "Jerusalem" ­ as their propaganda portrays it ­ when the oil companies had to bring in workers. The population remained fairly evenly divided between Arabs and Kurds, even under Saddam Hussein ­ whose "resettlement" policies were aimed at driving an Arab wedge into Kurdish resistance to Ba'athist rule. However, today, in "liberated" Iraq, the Kurdish party militias (known as "peshmerga," which translates as "those who are willing to die"), are carrying out an ethnic cleansing of their own. Middle East expert Dilip Hiro recounts the sad story:

"Assisted by Kurdish-dominated local security forces, tens of thousands of Kurds have forced Arabs from their homes, creating at least 100,000 new refugees living in squalid camps in north-central Iraq. This has engendered widespread anti-Kurdish feeling among Arabs in the region and beyond. Anti-Kurdish graffiti, attacking Kurds for collaborating with the 'infidel occupiers,' is a commonplace in the Shia districts of Kirkuk. Viewing Iraq as a whole, it is safe to say that if the country slides into a civil war, it would not be between Sunnis and Shias, but between Arabs and Kurds ­ and it will start in Kirkuk."

Arab and Turkmen families are being turned out at gunpoint. The Kurds, unleashed by their American "liberators," have engaged in a program of systematic kidnapping, in which anyone who resists their rule is "disappeared" and spirited away to an underground jail, as the Washington Post reported. A grand total of 50 have so far been released, and the U.S. military is taking credit for negotiating this display of Kurdish magnanimity. Since the abductions were carried out under U.S. auspices, and often with the assistance of American Army units in the region, this is less admirable than it seems. Hundreds, perhaps more, still languish in Kurdish prisons, where they are routinely tortured.

The Kurds have enjoyed a largely undeserved reputation as the most democratic, admirable, and American-like of Iraq's minorities, mainly on account of their Official Victim status. They were, after all, treated horribly by the Ba'athists: Saddam slaughtered them by the thousands, ruthlessly crushing a series of rebellions against Baghdad's rule ­ albeit at the invitation of the Kurdish Democratic Party, which today shares power with Talabani and the PUK.

Now that they are on top, however, the Kurds are instituting their own reign of terror, one with the potential to be every bit as brutal as the Ba'athist version. Meet the new boss ­ same as the old boss. It's an old song, and the lyrics aren't any different when they're sung in Kurdish.

The Kurds are the Kosovars of the Middle East: that is, they are unrelentingly aggressive, fanatically tribal, and willing ­ nay, eager ­ to place themselves completely at the disposal of the Americans (or whomever) in order to achieve their dream of an ethnically pure Kurdish state. Theirs is the bloody legacy of 19th-century romantic nationalism, which caused two world wars and birthed twin totalitarian monstrosities, national socialism and Bolshevism. Rival nationalist and supranational ideologies initially fought it out on the battlefields of Europe, but the scene of the collision has lately shifted to the Middle East ­ portending a tragedy that towers above the first.

To envision the future of Kurdistan, one has only to look at the reality of Kosovo today: the result of the "liberation" of that former province of Yugoslavia has been the forced removal of practically all the Serbs and the establishment of a thugocracy lorded over by the Kosovo "Liberation" Army. In a single year, over 300 Serbian Orthodox churches were destroyed by Kosovar terrorism, all under the watchful eye of the NATO occupiers. Today, Kosovo is run by the Albanian equivalent of the Mafia: the main industries are drug-smuggling, human trafficking, and the contraband arms trade. The place is a terrorists' shopping mall.

Like Kosovo, Kurdistan is dominated by various clans, each with their traditional territory and ancient grievances. The Kurds, however, have it worse, in some ways, because they are saddled with two competing gangs of thugs, the PUK and the KDP, which extort protection money from smugglers and local businessmen and often engage in internecine wars. The two parties are ostensibly devoted to the idea of Kurdish independence, but in the past both have been so busy colluding with outsiders ­ the KDP cuddling up to Saddam, the PUK allying with Iran ­ and advancing their own narrow partisan and economic interests that this goal has often been forgotten. Yet now the Kurds are remembering it and pressuring their leaders to act.

The U.S., which needs them to fight the insurgency, is cooperating in every way possible short of calling for their formal independence. U.S. forces, ostensibly pursuing insurgents coming in through neighboring Syria, have attacked the Turkmen city of Tal Afar, effectively supplementing the Kurdish ethnic cleansing campaign by bombing the area and leveling the city.

As Patrick Cockburn, writing in the [UK] Independent, reminds us:

"Days after the fall of Saddam the Kurdistan Democratic Party appointed its own mayor called Abdul Haleq in the city. He ran up a yellow Kurdish flag outside his office. He was told by local people to take it down or die. He refused and was killed the following day. His office, along with the yellow flag, was burned by an angry crowd."

Now the Kurds ­ wielding the American military as their instrument ­ have had their revenge. The yellow flag will soon be raised over the smoking ruins of the city, and the voter registration rolls will be filled with Kurdish ­ and not Turkish ­ names.
"Democracy" triumphs once again, and we all ought to be properly inspired. Why, it's almost enough to bring tears to my eyes.

Aside from the overwhelming American presence, there is also the less obtrusive but no less important presence of the Israelis. Seymour Hersh broke the story of how the Israelis have penetrated Kurdistan in the wake of the American invasion and are using it as a forward base from which to keep a close eye on the Iranians. This piece, which first appeared in Le Figaro, reports some trouble on that front, a "conflict of interests" between the Israelis and Talabani, who has a history of good relations with the Iranians and has to keep up the pretense of upholding the fictitious unity of the Iraqi state:

"Yet the conflict helped retighten the partnership between Mossad, the Israeli secret service, and Kurdish officials ­ allies for thirty years against the nationalist regime in Baghdad. For Israel, it was a question of promoting the Kurds' federal aspirations and of containing Iranian influence in Iraq. 'After the hostilities, the Israelis, worried to see thousands of so-called Iranian pilgrims penetrate Iraq, tried in vain to convince Americans to close the Iran-Iraq border,' Patrick Clawson, Associate Director of the American research center Washington Institute for Near East Policy, explained to Le Figaro. But the United States, anxious not to obstruct their Iraqi Shi'ite allies, played deaf.

"The Israelis, observing that their allies were getting stuck, then decided to take things in hand. In Erbil and Suleymanieh, Israeli instructors, often disguised as businessmen, were charged with improving the training of the Peshmerga, the Kurdish militia. According to French military intelligence, at the beginning of 2004, about 1,200 agents from Mossad or from Israeli military intelligence were operating in Kurdistan. Their mission: to get Kurdish commando groups on their feet that would be strong enough to counter the Shi'ite militias in southern Iraq, the latter more or less manipulated by Tehran."

Due to growing American displeasure, however, the number of Israeli agents in Kurdish territory has now supposedly been reduced to around 100. Or perhaps the others are merely keeping a low profile. Have the Israelis meekly submitted to the Americans and largely abandoned Kurdistan? Le Figaro doesn't give us any reason to believe it:

"'We've gotten strong pressure from Washington to stop our maneuvers with the Kurds,' confides an Israeli sent to Erbil under academic cover. 'The Americans are no longer in agreement with Israeli plans,' he asserts. Washington no longer wants to tolerate a presence embarrassing for its interests."

Well then, what is this Israeli "academic" doing there, exactly? Washington may not want to tolerate the Israelis egging on the Kurds, but U.S. policymakers and military leaders may not have much choice. The Kurdish-Israeli relationship, as author Georges Malbrunot avers, is some 30 years old and not about to be dissolved by an American edict. Kurdistan is crawling with Israeli agents who have the ability to make plenty of trouble for the central government in Baghdad ­ and the Americans.

A three-way civil war, pitting the Kurds against both the Shi'ite south and the Sunni-led insurgency, is a looming possibility, one made more probable by the American (and Israeli) presence, which acts as a spur to Kurdish separatism. This would be but the prelude to a regional struggle that would draw in not only Iran but also Turkey and Syria, which have their restive Kurdish minorities, as well as Jordan and perhaps even the Saudis.

It isn't just Iraq that's imploding: it's the entire region. This is what the neocons have always wanted: Michael Ledeen hails "creative destruction" as the operating principle of the "revolutionary" Bush Doctrine, which is supposed to be spreading capital-D Democracy throughout the Middle East.

However, as we are seeing in Kurdistan, and throughout Iraq, what is spreading is not democratic liberalism but sectarian hatred ­ and war. A civil war, to start, morphing quickly into a regional conflagration.

The irony is that all the factors supposed to be standing in the way of this tragic result ­ the U.S. military, the Iraqi "constitution," the once and future elections ­ are only exacerbating the crisis. The Americans level Tal Afar ­ and encourage the Kurdish rampage. The "constitution," which is supposed to settle outstanding ethno-religious conflicts and regional rivalries, instead only worsens them. The elections are an occasion of a scrambling for advantage, with the majority Shi'ites holding the upper hand ­ a result, as we have seen, that the Kurds are not about to accept without a fight.

As Iran and Israel face off on Iraqi terrain and the country falls into chaos and civil war, U.S. troops are caught in the crossfire ­ and still our politicians do nothing. Both parties, as Cindy Sheehan has discovered in her meetings with Republican and Democratic warmongers alike, are committed to our foreign policy of global intervention, especially when it comes to Iraq. Chuck Schumer's aide told her the war is "good for America" ­ a crackpot belief shared by John McCain and the neocon-run Republican party.

As we fall into the Middle Eastern abyss, there is no one to throw us a rope or so much as an outstretched hand: we are falling, falling, falling, imagining what it will feel like when we hit bottom.

­ Justin Raimondo
Source : http://www.christiansofiraq.com/kurds1095.html

Irak : la persécution des Assyro-Chaldéens par les Kurdes

    William Warda
    staff writer; christiansofiraq.com

    August 17, 06

Because of Kurdish wars against the central government of Iraq starting beltwleen 1961 to 1991, Assyrian villages in the mountains north of Mosul along those of the Kurds were bombed and destroyed by the Iraqi army. Their inhabitants who survived had no choice but to take refuge in the cities of Iraq, in Iran, or Turkey.

The newsweek issue of June, 17, 1991 p. 33, in describing the plight of the Christian Assyrians in northern Iraq wrote;

"Like the Kurds they traditionally live in mountainside villages, most of stone houses with flat earthen roofs. And as with Kurdish villages, most of their settlements has been destroyed by the Iraqis. Unlike the Kurds, they speak Syriac an ancient tongue descended from the Aramaic....They are Chaldean Catholics and Nestorians, members of some of Christianity's oldest sects, marooned in the hostile land."

"In northern Iraq_ the ancestral homeland they share with the Kurds_ Saddam's wrath fell on the Christians as much as their muslim neighbors, and they fled together to the borders of Turkey and Iraq. "Everyone talked about the Kurdish refugees", said a Nestorian priest who returned recently from a Turkish refugee camp, but many of us were Christians." Relief workers complained that in the undisciplined melees at the camps in the first week the Christians often had a harder time than the Kurds. Less numerous and without Kurds powerful tribal organization, they often lost in the scramble for relief supplies."

"But when Saddam set out to decimate the Kurds, the Christians suffered alongside them. When an Assyrian civil engineer in Duhuk was drafted to begin destroying villages in [so-called] Kurdistan, his first assignment was a place called Babok- his own home village. "They did' t care if we were Christians or Kurds," he said. "They wanted to destroy all of us."

The article goes on to say that Chaldeans are Eastern rite Catholics who recognize the Pope in Rome as their patriarch. The Nestorians are followers of sect begun with st. Nestor, thrown out of the Catholic Church. "Both sects however consider themselves ethnic Assyrians."

"Some of the Christianity's most ancient monuments were demolished. In the village of Deri, a 12th-century monastery was reduced to rubble in 1988 by Iraqi Army sappers. Monks from the monastery have since moved to a small cave high in the mountains, where they live as hermits still." A forth century Catholic Church of St, Mary in Amadiay along with a Christian village nearby were destroyed.

The Newsweek article ends by saying; "They [Christian Assyrians] are people the world has by and large forgotten, and they know it. Now thy hope that a more democratic Iraq might one day grant them a treasured wish. "With freedom, we might be able to publish something more than just prayer books in our own language" said father Khoshaba, whose name means Sunday. Even Father Sunday's modest goal, however, seems far away in Saddam's Iraq."

Unfortunately for the Christian Assyrians of Iraq Saddam's persecutions have been replaced with the tyranny of the Kurds who in many insidious ways are determent to drive them out of their homeland so that they can claim it as their own.

Most of the abandoned Assyrian village were confiscated and settled by the Kurds after 1991 when the Americans and the British established the Security Zone in the region and helped Kurds to rule it as an in dependant enclave.


After the fall of Saddam Kurds have prevented the Assyrians from returning to their villages, even if they are not presently occupied by the Kurds. While the latter have been brought from all over the world and settled in northern Iraq to increase the Kurdish population into a majority, Assyrians are being gradually driven out of their homeland as a mean of ethnic cleansing. Folwing is another example of how this is being accomplished.

    Confiscation of the Assyrian villages by the Kurds

translated from Arabic by Fred Aprim
August 16, 06

The Kurds of the two villages of Swara and Sbandar are preventing the Assyrians of the village of Mezzi in Lower Barwari from returning to their village. Twenty-five Assyrian families submitted petitions to the committee for the village reconstruction headed by Sargis Aghajan, who approved the project. However, when construction began in the village, a group of Kurds from the two villages mentioned above threatened the contractor and the builders to leave the site. Under threat, the contractor and the workers stopped the construction and withdrew from the site.

A petition about the problem was submitted to Franso Jdidi, In Charge of the Reconstruction in Dohuk. The petitioners were told to drop the issue to avoid trouble. Code words meaning Assyrians can not expect equal justice from Kurdish Regional Government, those who continue to pursue this or similar cases will pay dearly with their life or the life of their loved ones.

The people of the village are complaining; they are saying: What is our fault? We want to return to our village. The authorities must help us to achieve that. Why when things are concerned with us they get neglected? Didn't we sacrifice as well in order to gain our rights on our lands or do we have to sacrifice only for no return?

The people of Mezzi were given two options by Kurds: Either buy back the village from the Kurds for three billion Iraqi Dinars since the village does not belong to them any longer, as they were told, or sell it to the Kurds for two billion Iraqi Dinars. Is this fair?

Allowing the Kurds to confiscate the Assyrian villages and to drive them out of the land which they have lived in, long before christianity, before the dawn of Islam until now, and before the invasion of their land by the Kurds in the last centuries or so is a disgrace to the United State
which has contributed billions of dollars of the tax payer's money to the Kurdish War Lords to help them claim the northern Iraq as their country.

The Christians of Iraq have been terrorized not only by the Islamic fanatics in southern Iraq. They are prevented by the kurds to live in peace in the north. It is no wonder up to 750,000 of them have fled to Syria, Jordan and Turkey even if it means leaving behind their home, job and livelyhood. They have come to believe there is no one to protect them from the criminals, Islamic fanatics and the racist Kurds. For thousands of years they had survived in their homeland, had preserved their language, religion and culture only to be uprooted by the US's desire to bring democracy to Iraq, but not for them.

How is it possible that US will continue to help financially and otherwise a racist government which refuses to protect a religious and ethnic minority from being threatened, exploited, improvished and being driven out of it homeland?

How ironic that the destruction of the Christian community in Iraq was made possible by President Bush who takes pride in being a Christian but refuses to help christians of Iraq in any shape or form. If things go on as they are soon there will be no Christians left in Iraq. The death of Christianity in Iraq will further insulate the Muslims of that country from the none Muslim world and radicalize them even more against the West.
Source : http://www.christiansofiraq.com/assyriansprevented.html