jeudi 30 décembre 2010

La biographie du terroriste polpotiste Abdullah Öcalan

Qui est Abdullah Öcalan?

Pour présenter cet homme, j'ai choisi de traduire un document émanant de Michael Radu, membre de l'Institut de Recherche en Politique Étrangère de Philadelphie.

Le 13 novembre 1998, la police Italienne a arrêté Abdullah Öcalan, fondateur et leader du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) à l'aéroport de Rome. Il débarquait de Moscou avec un faux passeport et, lors de son arrestation a demandé l'asile politique. Arrivant au moment où les autorités britanniques détiennent l'ex-président chilien Augusto Pinochet, qui est sous le coup d'une inculpation par un juge espagnol pour terrorisme et génocide,  l'arrestation d' Öcalan pour qui la Turquie à émis un mandat d'arrêt international, promet de soulever d'importantes questions concernant la politique européenne, les normes du droit international, et la nécessité de coopération dans la lutte contre le terrorisme.

Né en 1948 dans un village de la Turquie de l'est, Öcalan a étudié les sciences politiques à l' Université d' Ankara, où il devint maoïste. Aux environs de 1973, il a organisé un groupe maoïste - qui incluait à l'origine des militants kurdes et turcs indifféremment - dont le but avoué était la révolution socialiste en Turquie. Après quelques années consacrées à recruter et endoctriner des disciples, le PKK fût officiellement créé le 7 novembre 1978. L'année précédente, il avait commis son premier meurtre connu, celui d'un rival idéologique accusé de travailler pour le gouvernement.

Depuis lors, le groupe a évolué vers une meurtrière insurrection contre la Turquie, atteignant l'effectif d'environ 5000 combattants en 1992. Depuis ses bases de Syrie et de la vallée libanaise de la Bekaa, Öcalan a conduit une campagne impitoyable, officiellement pour l'indépendance kurde mais aussi, comme le suggèrent des documents internes largement diffusés, pour la création ultime d'un état maoïste empiétant sur les territoires de la Turquie, l'Iran et l'Irak. (Les sceptiques peuvent se référer à leur site web). Les ambitions d'Öcalan ont été clairement définies en 1995 au 5ème congrès du PKK, où la "Résolution sur l'Internationalisme" établit que "en argumentant efficacement en faveur du socialisme et en répandant les idées socialistes parmi le peuple de la région, (le PKK) est l'avant-garde du mouvement socialiste global." En 1984, le PKK fut un des membres fondateur du Mouvement Révolutionnaire International (RIM) une version Maoïste  du Kominterm de Lénine qui incluait aussi  le Sentier Lumineux du Pérou (Sendero Luminoso).

De fait, les similitudes entre le PKK et le Sentier Lumineux sont frappantes: comme le fondateur de ce dernier, Abimael Guzman, Öcalan est un maoïste ayant des ambitions de pouvoir universel; leurs actions sont particulièrement sanglantes, conformément aux us des terroristes, les victimes sont essentiellement des civils refusant de se soumettre à leurs groupes. Les instituteurs, les membres de groupes d'autodéfense des villages et les élus locaux sont des cibles privilégiées. A cette date, et depuis le début de ces opérations en 1980, le PKK est à l'origine d'une guerre qui  a tué près de 30 000 personnes (à comparer avec les 25 000 du Sentier Lumineux ). Le PKK est également responsable d'un nombre important d'assassinats de turcs en Allemagne, raison pour laquelle le gouvernement allemand a aussi émis un mandat d'arrêt à l'encontre d'Alan.

Durant presque deux décennies, Alan opérait à partir de la Syrie et du Liban sous occupation Syrienne. Cependant, en octobre dernier, alors que la Turquie était à la limite de la guerre avec la Syrie, Damas fit marche arrière, ferma les camps du PKK et expulsa Alan. Il s'envola d'abord pour Moscou, avec qui il avait entretenu d'excellentes relations pendant des années. A ce moment, le gouvernement russe nia sa présence sur son territoire, le 4 novembre la Douma vota unanimement en faveur de l'accord de l'asile politique en sa faveur. Deux jours plus tard, 109 socialistes et communistes, membres du Parlement Grec - un tiers de l'effectif - émirent une invitation à Öcalan pour venir en Grèce comme "leader du peuple le plus opprimé de la terre". L'invitation collective soutenue par le porte parole de l'assemblée grecque, Panayiotis Sgouridis, a été renouvelée à Rome par un parlementaire socialiste grec, après l'arrestation d'Öcalan.

A son crédit le gouvernement russe, sous la pression de la Turquie et des États Unis a expulsé Öcalan l'obligeant à se réfugier en Italie. Le choix du chef terroriste ne fut pas accidentel: le gouvernement italien est dominé par les ex-communistes de la Gauche Démocratique et soutenu par les autres communistes. Il est établi qu'un leader important à déjà exprimé son soutien à une demande d'asile politique d'Öcalan, cependant que les leaders des Verts et des communistes orthodoxes devenaient ses avocats. En fait, le communiste orthodoxe Guiliano Psiapia, un des avocats d'Öcalan est le président de la Commission de la Justice au Parlement Italien. Ainsi que le montre l'influent quotidien milanais la Stampa, le ministre de la justice communiste, Oliviero Diliberto est en face d'un dilemme: "Qu'est que peut faire le gouvernement italien d'Abdullah Öcalan, leader du PKK et de la résistance kurde, un terroriste pour les autorités turques et allemandes qui souhaitent le mettre en prison et un patriote pour les Verts et les communistes italiens?" L'arrestation d'Öcalan soulève le problème sous-jacent de la complicité avec le terrorisme. Évalué à l'aune du nombre de victimes, Öcalan à le rare privilège de figurer au Panthéon des terroristes contemporains, où peuvent seulement rivaliser Guzman lui-même et l'autre pseudo-nationaliste maoïste Vellupilai Piraparahan des Tigres Tamouls du Sri Lanka. Que les partis dominants dans la Douma russe et de deux pays membres de l'OTAN, l'Italie et la Grèce, soutiennent ouvertement et glorifient Öcalan, pose un sérieux problème . Le cas de la Russie fait craindre qu'en cas de retour aux affaires des anciens communistes à la place de Yeltsine, les vieilles habitudes de la Guerre Froide de large soutien au terrorisme international redeviennent d'actualité. Quant à la Grèce, il semble que son réflexe traditionnel de soutien à tout ce qui peut nuire à la Turquie commence à atteindre des sommets  dans l'irrationalité et la provocation, ce qui n'est pas un bon présage pour la stabilité du flanc sud de l'Alliance.

L'Italie détient un triste record dans les relations avec les terroristes internationaux: ils s'évadent régulièrement de ses prisons, reçoivent l'asile politique où sont autorisés à transiter librement. Il serait important de savoir si les ex-communistes dominant le gouvernement de Rome sont réellement devenus démocrates ou si ils partagent la thèse de l'"Internationalisme Prolétarien" avec Öcalan et la mette au dessus de la justice et du bon sens. En outre un refus Italien d'extrader Öcalan  pourrait définitivement compromettre les relations déjà tendues entre l'Europe et la Turquie et  ridiculiser les pontifications de l'Union Européenne en faveur des droits de l'homme et du droit international. Mieux, si Öcalan est libéré après une campagne qui a coûté la vie à 30 000 personnes au nom du maoïsme, alors que Pinochet est jugé pour la mort de 3000 dans sa lutte contre le communisme, nous aurons la démonstration que la faculté d'hypocrisie politique des Européens n' a pas été entamée par la chute de l'Union Soviétique.
Source : http://amoureuxturquie.perso.neuf.fr/kurdes.htm

samedi 25 décembre 2010

La "guerre sainte" de Khomeini contre les Kurdes

Michelle Meyer, Questions sur le Moyen-Orient : le Kurdistan, Strasbourg, Prospective 21, 1992, p. 16 :

"En août 1979, Khomeyni proclame "la guerre sainte" contre le Peuple kurde sunnite alors que les Iraniens [les Perses] sont chiites. Les forces gouvernementales équipées d'armes américaines, israéliennes, anglaises, françaises, allemandes bombardent villes et villages kurdes, guerre imposée à un peuple qui depuis 50 ans luttait contre la monarchie pour voir mettre en oeuvre la démocratie.

Le bilan de cette guerre est plus de 40.000 civils tués, des centaines d'invalides, des habitations détruites ou pillées, des populations qui cherchent refuge dans les montagnes, des familles déportées vers d'autres parties de l'Iran, des prisonniers politiques kurdes victimes de tortures barbares."

L'oppression des Kurdes dans l'Iran du Shah

Dâri Bârâm, Les Kurdes par delà l'exode, Paris, L'Harmattan, 1992, p. 97-98 :

"- Pendant des années le Kurdistan est la région la plus militarisée de l'Iran. La frontière avec l'Irak qui depuis 1958 appartenait à l'orbite pro-soviétique, sert à justifier un déploiement militaire dont l'objectif réel est la protection contre le risque d'insurrections kurdes à l'intérieur de l'Iran lui-même.

- Le Kurdistan reste l'une des régions les plus sous-développées d'Iran, au niveau économique, culturel et sanitaire.

- Le Shah cherche à persianiser la zone la plus méridionale du Kurdistan (Kermanshah) qui recèle d'importantes réserves pétrolières. Comme dans le cas de Kirkouk au Kurdistan d'Irak, on implantera des immigrants non-kurdes dans cette région d'un grand intérêt économique pour l'Etat.

- La langue kurde reste interdite après la chute de la République de Mahabad. Aussi toute publication en cette langue est-elle interdite. Pourtant des émissions radiophoniques en kurde sont autorisées, qui tentent de démontrer que le kurde est un simple dialecte du persan.

- Les mouvements nationalistes kurdes continuent à être écrasés : ainsi le soulèvement des Joanro (1956), comme la révolte de 1967-1968 déclenchée par le PDKI suivant l'exemple de la révolution du général Barzani au Kurdistan d'Irak sont réprimés de façon impitoyable."

Sabri Cigerli, Les Kurdes et leur histoire, Paris, L'Harmattan, 1999, p. 142-143 :

"L'évacuation des troupes russes ne permit plus aux Kurdes de maintenir leur république autonome. L'armée iranienne reprit le contrôle de ces territoires à la mi-décembre 1946 : les dirigeants de la République kurde furent pendus, et, toutes les activités des Kurdes furent de nouveau interdites. Tout ce qui pouvait rappeler l'existence passée de cette république fut détruit.

Après la chute de la République kurde de Mahabad, la répression des autorités iraniennes fit taire les revendications nationales kurdes. Les Kurdes d'Iran ne bénéficièrent d'une tolérance que sous le gouvernement du Dr Mossadegh, entre 1949 et 1953. Lors des élections de 1952, les Kurdes ne purent présenter leurs candidats, mais certaines libertés leur furent accordées. En 1953, après le coup d'Etat contre le Dr Mossadegh, le Chah Reza s'empara du pouvoir politique effectif. La répression contre les Kurdes reprit par les actions des militaires iraniens qui détruisirent des villages kurdes, et déportèrent la population civile de nouveau. La police secrète iranienne de l'époque, la tristement célèbre "Savak", élimina les dirigeants kurdes sans distinction d'âge ni de sexe. Pour se déplacer dans la région kurde, la population devait obtenir une autorisation de la police. Toute revendication culturelle des Kurdes fut sévèrement réprimée.

La politique d'assimilation persane des Kurdes, amorcée au temps du Chah Reza, resta en vigueur. En outre, principalement entre 1964 à 1970, le Chah d'Iran apporta une aide substantielle à Barzani, dans le but à la fois d'affaiblir le régime de Bagdad et de neutraliser le mouvement national kurde en Iran. Le Chah exigeait que Barzani collaborât avec les autorités iraniennes pour contrôler et réprimer toute activité politique des Kurdes iraniens.

L'activité des Kurdes iraniens ne fut plus permise dans la zone contrôlée par les Kurdes d'Irak dirigés par Moustafa Barzani."

La Turquie, terre d'accueil massif des réfugiés kurdes d'Irak

Sabri Cigerli, Les réfugiés kurdes d'Irak en Turquie : gaz, exodes, camps, Paris, L'Harmattan, 1998, p. 20 :

"La frontière syrienne étant trop éloignée et celle de l'Iran trop difficile à atteindre et étroitement surveillée, la population [kurde] se dirige vers la frontière turque et se réfugie en Turquie. Cela est d'autant plus remarquable que la Turquie, lors des précédents exodes, avait toujours refoulé les Kurdes qui fuyaient face à l'armée irakienne, mis à part quelques groupes qui étaient entrés clandestinement et avaient été cachés par leurs proches. Depuis la création de l'Etat turc c'est la première fois que des réfugiés kurdes irakiens sont acceptés aussi nombreux en Turquie. Ils sont 120 000 en août 1988, puis seront plus d'un million en mars 1991."

samedi 4 décembre 2010

La culpabilité des Assyro-Chaldéens dans la répression coloniale contre les Kurdes

Michel Klen, "L'échiquier irakien", Etudes, tome 399, juillet 2003 :

"La minorité chrétienne (environ 4 %) est surtout composée de catholiques chaldéens. Dans cette catégorie, les spécialistes reconnaissent, d’un côté, les fidèles qui sont sous l’autorité du patriarche de Babylone résidant à Bagdad et qui suivent le rite assyro-chaldéen proche des traditions orthodoxes, et, de l’autre, ceux qui sont rattachés à Rome et qui suivent le rite syriaque oriental. Ces Eglises se différencient par la façon de célébrer le culte et par la langue qu’elles utilisent. Ce groupe confessionnel constitue une minorité active dans le secteur économique. En revanche, son influence a été amoindrie dans le domaine politique pendant la dictature de Saddam Hussein. Seules quelques personnalités intégrées dans le parti Baas ont joué un rôle significatif. Parmi celles-ci, le chaldéen Tarek Aziz. Son entregent et sa parfaite connaissance de la langue anglaise avaient fait de lui le symbole présentable d’un régime odieux. Les chrétiens restent toutefois tourmentés par un douloureux contentieux de l’histoire : en juillet 1918, des centaines de chaldéens ont été enrôlés par les Britanniques comme supplétifs (Assyrian levies) pour mater des révoltes kurdes et arabes. Après la fin du mandat britannique et dans les premières années de l’indépendance de l’Irak (années 30), des centaines de ces chrétiens ont été massacrés."

dimanche 7 novembre 2010

L'expulsion des Kurdes d'Arménie et du Karabakh

Antoine Constant, L'Azerbaïdjan, Paris, Karthala, 2002, p. 31-32 :

"Le pouvoir soviétique les déporta [les Kurdes du Caucase] en partie au Kirghizstan en 1941. Comme pour les Talyches, il fit disparaître les Kurdes comme nationalité distincte et les compta dans les statistiques avec les Azéris. Musulmans chiites, ils ont depuis été en voie rapide d'assimilation, abandonnant partiellement l'usage de leur langue, le kurmandji, pour celui de l'azéri ou du russe. En 1988 pourtant, une délégation de Kurdes d'Azerbaïdjan fit part à Erevan de son souhait que les districts ci-dessus, situés entre le Karabagh et l'Arménie, soient rattachés à l'autorité d'Erevan. Cela eut lieu justement au moment où les Arméniens posaient de semblables exigences pour le Karabagh. Les Kurdes musulmans d'Arménie furent cependant expulsés d'Arménie de la même manière que les Azéris et 18 000 d'entre eux se réfugièrent en Azerbaïdjan. Quant aux populations kurdes de Latchine, de Kelbadjar et de Goubatli, elles furent elles aussi chassées sans ménagement et vivent aujourd'hui dans des camps de réfugiés du centre du pays."

samedi 28 août 2010

Le crime d'honneur : une pratique tribale ni turque, ni vraiment musulmane mais kurde

Pour information, les Yezidis sont une secte kurde non-musulmane :

"Si cette endogamie est plus relâchée en Syrie et sans doute dans les pays de l'ex Union Soviétique, elle a encore du poids aujourd'hui au Kurdistan d'Irak, les Yézidis pratiquant le crime d'honneur tout comme leurs compatriotes musulmans. De manière générale, les Yézidis, comme les anciens Zoroastriens, sont assez obsédés par la pureté rituelle, la souillure de certains éléments et le contact prolongé avec des non-Yézidis, peut leur faire craindre, comme chez les Roms, de perdre leur essence native."

Source : http://kurdistannameh.pagesperso-orange.fr/culture/yezidi/yezidipage.htm

vendredi 20 août 2010

Persécution des Kurdes yezidis en Arménie

ANNONAY (ARDECHE)
Forte mobilisation pour une famille arménienne sans papiers
par La Rédaction du DL
le 26/05/10 à 05h02
Une centaine de manifestants se sont réunis hier matin, un peu après 8 heures, devant le commissariat d'Annonay, où un père de famille arménien en situation irrégulière était convoqué.
Appartenant à la minorité yézide, et estimant que sa famille court « un grave danger en Arménie », celui-ci souhaite obtenir le statut de réfugié politique.
Mais il a reçu fin octobre 2009 une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
Hier vers midi, le père de famille est toutefois ressorti libre du commissariat. Il devra se présenter prochainement en préfecture de Privas pour un réexamen de son dossier.
F.R.Paru dans l'édition 26C du 26/05/2010
Source : http://ledl.fr/sans-papiers-une-centaine-de-manifestants-forte-mobilisation-pour-une-famille-armenienne-@/index.jspz?chaine=21&article=306642

jeudi 19 août 2010

Le massacre des Kurdes par les Arméniens et Assyriens

Salah Jmor, L'origine de la question kurde, Paris, L'Harmattan, 1994 :

"Après la défaite de l'armée ottomane sur le front du Caucase à Laigean en août 1916, l'armée russe avait envahi le Kurdistan du Caucase jusqu'à la ville kurde de Khaneqin au sud du Kurdistan. Les villes kurdes de Bayezid, Alshkord, Van, Ourmiye, Rawandiz, Penjwên et Khaneqin et leurs provinces restèrent sous l'occupation russe jusqu'à la retraite de l'armée russe après la révolution bolchevique d'octobre 1917. L'armée russe était conduite par des divisions composées en majorité d'Arméniens connaissant bien le Kurdistan. Mais ces Arméniens de Russie commirent des massacres contre les populations kurdes de Bayezid, de Van et de Rawandiz soi-disant pour se venger de la participation des Kurdes au massacre des Arméniens de Turquie par le gouvernement des Jeunes-Turcs. L'historien Amin Zeki a estimé le nombre total des Kurdes tués pendant la guerre à plus d'un demi-million de personnes." (p. 54-55)

"Le gouvernement britannique n'ignorait pas non plus que les Kurdes avaient été victimes de massacres commis par des groupes arméniens et assyriens accompagnant l'armée russe au Kurdistan. Toutefois, le massacre des Kurdes musulmans n'avait pas autant impressionné les Alliés que le massacre des Arméniens chrétiens." (p. 103)