"Le président François Hollande a qualifié d"horrible" le meurtre à Paris dans la nuit de mercredi 9 à jeudi 10 janvier de trois militantes kurdes. "C'est horrible, [cela touche] directement trois personnes dont l'une [était] connue de moi et de beaucoup d'acteurs politiques car elle venait régulièrement nous rencontrer, a déclaré le chef de l'Etat. Pour l'instant, l'enquête est engagée et je crois qu'il vaut mieux attendre pour qu'on connaisse bien les causes et les auteurs.""
Source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/01/10/trois-femmes-kurdes-tuees-d-une-balle-dans-la-tete-a-paris_1814768_3224.html
""Comment peut-on régulièrement rencontrer des membres d'une organisation qualifiée de terroriste par l'Union européenne et qui sont recherchés par Interpol? Quel genre de politique est-ce là?", a déclaré le chef du gouvernement turc devant les membres d'une organisation patronale lors d'un discours retransmis à la télévision.
"Le président français doit immédiatement expliquer à l'opinion turque et au monde pourquoi il a rencontré des membres de cette organisation terroriste, de quoi ils ont parlé, à quelle fin il était en contact avec ces terroristes", a ajouté Recep Tayyip Erdogan."
Source : http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL6N0AH1QY20130112?pageNumber=2&virtualBrandChannel=0
Voir également : Scandaleux : deux élus PS mêlés à l'hooliganisme kurde pro-PKK en France
mercredi 16 janvier 2013
Juifs et Kurdes à Diyarbakir
"Les juifs de DiarbékirSource : http://turquetto.blogspot.com/2012/11/les-juifs-de-diyarbakir-et-le.html
M. Nassi, directeur de l'école de l'Alliance, à Téhéran, a adressé au Comité central la relation suivante :
Dans son intéressant rapport sur les juifs de Kamechlié publié dans le numéro de Paix et Droit d'avril 1934, M. Silver a parlé des Juifs de Diarbékir.
Permettez-moi de rappeler ici quelques souvenirs sur nos coreligionnaires perdus dans cette partie du Kurdistan turc et au milieu desquels j'ai passé une quinzaine de mois.
C'était au début de 1912 ; j'avais été nommé professeur de français et d'histoire au lycée de cette ville. Celle-ci avait, dès le premier abord, attiré mon attention. Entourée d'épaisses murailles datant de l'époque grecque, romaine ou arabe, surplombant des rochers à pic au bord des ravins profonds, elle détachait au loin son imposante et terrifiante silhouette avec ses larges donjons, ses hautes tourelles et ses fins créneaux qui avait résisté non seulement aux attaques des hommes et des hordes envahissantes, mais aussi à l'usure inlassable du temps ; car tout était resté presque intact et l'on pouvait même alors visiter les souterrains, les casemates, les immenses dépôts et se promener sur cet autre mur de Chine que le génie et la persévérance humaines avaient dressé. Quatre portes solides et monumentales gardées en ce temps par des gendarmes et fermées dès le coucher du soleil, isolaient les habitants du reste des vivants et les mettaient ainsi à l'abri des surprises nocturnes ; tout ce qui était au delà de l'enceinte était abandonné à son propre sort, ce qui faisait que les endroits les plus poétiques se transformaient en de vrais coupe-gorges ou en repaires de bandits.
En bas, vers le Sud-Est, le Tigre coulait mugissant et majestueux, traversant des gorges sauvages de rocs de granit et de basalte, si bien que la ville semblait un nid d'aigle au sommet d'une montagne ; et, en effet, bien après le Moyen Age, cette ville était comptée parmi les citadelles imprenables et les sultans ottomans, avec les nombreux titres qu'ils se donnaient et les villes qui les suivaient, aimaient à mentionner ce bastion, cause d'effroi des envahisseurs qui, du Nord au Sud ou du Sud au Nord devaient passer par là pour se rendre au coeur de l'Asie-Mineure ou de la Transcaucasie, ou en Mésopotamie. Grecs, Romains, Arabes, tous s'y étaient rencontrés et avaient sur la pierre laissé la trace de leur présence et la mention de leur occupation.
La ville comptait alors 200.000 habitants, composés pour la plupart de Kurdes appartenant à toutes les tribus éparpillées depuis le Nord de l'Assyrie jusqu'au Sud, ce qui fut autrefois la Chaldée, montagnards farouches, réfractaires à toute idée nouvelle, préférant garder avec leur pittoresque costume de peau de chèvre au pantalon bouffant et le long bonnet de feutre, la liberté d'action sur les monts comme dans les plaines. Les Arméniens y étaient nombreux ; sans cesse menacés par leurs voisins qui, au moindre prétexte, faisaient irruption dans leur quartier, s'emparaient de leurs biens et souvent les massacraient, ils étaient obligés d'émigrer en Amérique ou d'aller chercher refuge dans des contrées plus clémentes et plus hospitalières. A cette époque, la population israélite était très peu nombreuse ; elle se composait d'une centaine de maisons, soit en tout 250 à 300 âmes, parquées dans la partie nord, presque à la lisière de la ville ; leur situation était très misérable ; comme, hélas ! partout dans ces lointaines contrées d'Orient qui sont restées longtemps fermées au contact des étrangers et au bienfait de la civilisation occidentale, ils se livraient au colportage, au petit commerce, à la fabrication et à la vente de l'eau-de-vie, etc. Ils parlaient le turc, le kurde, l'hébreu et le targoum, mélange de ces deux dernières langues ; ils n'avaient ni école, ni cimetière, ni talmud-torah ; un vieux rabbin enseignait dans une petite cour malpropre l'hébreu aux petits enfants ; malgré leur nombre et le manque de tous moyens d'enseignement, il arrivait à leur apprendre les premiers éléments de la langue ; de sorte qu'il n'y avait presque pas de gens ignorants ; il m'a été possible, lors de mon séjour là-bas, de leur donner à titre gratuit un maître de turc. Je m'étais intéressé à l'état de ces malheureux et j'avais attiré sur eux l'attention des autorités centrales et de la Communauté de Constantinople ; la campagne ouverte dans les journaux cessa par suite de mon déplacement.
Au milieu des huttes et des maisons misérables construites en terre, composées d'un petit espace de quelques mètres carrés abritant quatre ou cinq familles, véritables taudis où s'entassaient pêle-mêle hommes, femmes, enfants et vieillards, s'élevait une synagogue, coquette avec ses colonnes de pierre noire et ses voûtes élancées qui détonnaient dans ce dénuement. Vous n'allez point vous étonner quand vous saurez qu'elle a pu être érigée grâce au don de 100 livres sterling que Sir Moses Montefiore fit à la Communauté en 1881, don accompagné d'une lettre en hébreu de l'illustre philanthrope ; en signe de gratitude, elle l'avait fidèlement conservée, à côté d'un vieux rouleau de la Loi écrite sur une peau de gazelle. Sir Montefiore accusait réception d'une dépêche que nos frères lui avait lancée, probablement soit à l'occasion d'une épidémie, soit lors d'une famine qui, autrefois, décimait la population entière d'une contrée.
Dans la cour attenante à la synagogue, les morts reposent presque au contact des vivants, contrairement à toute règle de l'hygiène la plus élémentaire ; ce soin avait sa raison d'être, car il m'a été dit que, durant les années de sécheresse, les Kurdes avaient l'habitude de couper la tête d'un mort juif et de la jeter au Tigre : il fallait donc mettre les morts à l'abri de cette offense et voilà pourquoi dans la petite cour, derrière le temple, les tombes s'entassaient les unes sur les autres. Un autre procédé grossier était en usage pour avoir l'eau du ciel. Placé sur le toit, un homme devait, paraît-il, guetter un convoi mortuaire et cracher sur le cercueil qui portait le juif à sa demeuré dernière. Le fait m'avait profondément frappé ; et j'avais demandé au Gouverneur général de la contrée l'abolition de ces coutumes aussi barbares qu'humiliantes.
Les juifs, épousant le caractère de leurs voisins kurdes, m'avaient paru fort susceptibles et quelque peu belliqueux, et il m'est arrivé une fois de me rendre au quartier, durant les fêtes de Tichri pour ramasser les armes, car les fidèles s'échappant du temple au milieu de l'office, s'étaient, je ne sais à la suite de quel ridicule incident, postés sur les toits, se menaçant les uns les autres.
Les femmes sortaient voilées et j'ai été très étonné de voir la femme du Rabbin, le soir de Pâques, accroupie derrière la porte-pour écouter le récit de la délivrance de nos aïeux de la terre de l'esclavage.
L'Alliance Israélite s'était jadis intéressée à cette Communauté, et j'ai sous les yeux la lettre en hébreu qu'Isidore Loeb lui avait adressée le 11 mai 1876 et une autre de la même année dans laquelle le regretté secrétaire lui disait que « la nuit serait changée en jour » ; cette correspondance s'échangeait par l'entremise de M. Fesani, probablement le Consul français de la contrée.
Mais une suite de circonstances malheureuses et la guerre générale qui bouleversa et désorganisa tout, ne permirent point de mettre ce projet à exécution, de sorte que cette « nuit » pèse encore bien lourdement sur ces pauvres gens."
Source : Paix et Droit (organe de l'Alliance Israélite Universelle), n° 6, 14e année, juin 1934, p. 8-9.
Voir également : L'antisémitisme kurde
lundi 14 janvier 2013
Triple assassinat de "militantes" kurdes : la piste du règlement de compte interne privilégiée
Mystérieux assassinat de militantes kurdesSource : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/01/10/01016-20130110ARTFIG00714-mysterieux-assassinat-de-militantes-kurdes.php
Par Christophe Cornevin, Jean-Marc Leclerc
Mis à jour le 10/01/2013 à 21:56 | publié le 10/01/2013 à 18:32
Les enquêteurs explorent la piste de dissensions au sein du Parti des travailleurs du Kurdistan.
Trois militantes kurdes assassinées, retrouvées mortes, dans la nuit de mercredi à jeudi, dans les locaux associatifs de leur communauté au centre de Paris, 147 rue La Fayette, dans le Xe arrondissement. L'émoi suscité par ce triple crime a justifié la présence sur les lieux du ministre de l'Intérieur en personne, le matin même. «Soyez assurés de la détermination des autorités françaises pour faire toute la lumière sur cet acte tout à fait insupportable, a affirmé Manuel Valls, tandis que, dans la rue, les manifestants pro-kurdes scandaient des slogans tels que «nous sommes tous du PKK» ou «Turquie assassin, Hollande complice!»
La thèse turque «invraisemblable»
Mais la thèse d'un attentat perpétré en France par les autorités turques semble déjà «invraisemblable», aux yeux des experts français de l'antiterrorisme. «Je vois mal l'État turc monter ce type d'opération en France, confie un policier spécialisé. La coopération policière et judiciaire est l'un des domaines où Paris et Ankara s'entendent le mieux. Des échanges d'informations ont lieu entre les magistrats antiterroristes de la galerie Saint-Eloi et leurs homologues en Turquie. Dans ces circonstances, il est impensable, voire ridicule, de voir une barbouzerie derrière cette affaire…» Même son de cloche chez les juges antiterroristes. «Difficile d'imaginer les services turcs se livrer chez nous à des opérations sur les Kurdes, surtout dans le contexte actuel de négociation avec cette communauté», réagit, à chaud, un magistrat.
Sur le terrain, la sous-direction antiterroriste de la PJ et la section antiterroriste de la brigade criminelle de Paris, saisis conjointement par le parquet, ne négligent aucune hypothèse. En premier lieu, ils explorent la piste de dissensions internes au sein du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), auquel les trois victimes étaient liées. Outre le cadavre de Fidan Dogan, présidente du Centre d'information kurde, les policiers ont retrouvé le corps sans vie de Leyla Soylemez, une «jeune activiste» et celui de Sakine Cansiz, présentée comme «une des fondatrices du PKK». Cette dernière était une proche d'Abdullah Öcalan, chef de file de ce mouvement indépendantiste.
Des scissions internes entre différents courants du PKK, pro ou anti-lutte armée, pourraient être à l'origine d'une équipée sanglante et bien ciblée. Deux des victimes ont été exécutées d'une balle dans la nuque. La troisième a été touchée par deux projectiles, au front et au ventre. Le ou les sicaires ont a priori pénétré sans peine dans les locaux, pourtant protégés par deux digicodes. Les policiers n'excluent pas non plus une expédition fomentée par la faction turque d'extrême droite des «Loups gris», un mystérieux contentieux personnel et, bien sûr, la piste crapuleuse. Connu pour recruter des «soldats» parmi la diaspora kurde en France, mais aussi en Italie et en Allemagne pour les envoyer faire un «service national» clandestin dans des camps d'entraînement d'Anatolie, le PKK se finance en effet par le racket intracommunautaire, notamment par la vente forcée de revue nationaliste et l'«impôt révolutionnaire» exigé aux ouvriers immigrés et petits commerçants. Du racket à grande échelle qui suscite autant de convoitises que de solides rancœurs.
Sakine Cansiz, figure du PKK
Le patronyme de Sakine Cansiz, l'une des trois femmes assassinées dans le Centre d'information du Kurdistan à Paris, signifie «sans vie» en turc. Cette militante était une cadre du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) en Europe, dont elle est une figure historique. Elle était présente aux côtés d'Abdullah Öcalan, le chef de la rébellion, lors de la réunion de 1978 dans le village kurde de Fis, dans le sud-est de la Turquie, qui marque la naissance du mouvement indépendantiste. Elle l'a également rejoint en Syrie, selon le quotidien Hürriyet,et a encadré les combattantes femmes dans la plaine de la Beeka, au Liban, où le PKK s'entraînait au début des années 1990. Réfugiée politique en France depuis de nombreuses années, Sara, selon son nom de code, faisait partie du KCK - organisation politique du PKK réprimée par les autorités turques. Engagée dès les débuts dans la lutte armée, Sakine Cansiz fut arrêtée en 1979 et torturée à la prison de Diyarbakir où des milliers de militants kurdes ont été tués.
mardi 25 décembre 2012
Le PKK et le trafic de drogue
Nathalie Cettina, Terrorisme : l'histoire de sa mondialisation, Paris, L'Harmattan, 2001, p. 268-270 :
"Au tournant des années 80, la Turquie devient la scène d'une recrudescence de l'industrie de l'héroïne, par le biais des activistes Kurdes. Si des organisations criminelles dominent le marché, des rapports officiels turcs mettent en valeur les liens forts entre les trafiquants et les séparatistes kurdes, actifs dans le domaine du terrorisme et auxquels un tel trafic fournit les fonds nécessaires à l'acquisition d'armes. Comme pour l'ASALA, la dispersion des membres du PKK en Occident donne à ce trafic une ampleur internationale, permettant à l'organisation kurde de tirer les avantages d'un tel commerce mené à l'échelle des pays industrialisés. La liaison entre le PKK et le trafic de drogue n'est pas seulement occasionnelle mais ressort d'une stratégie bien structurée et reconnue. Le ministère de la Justice comme le Département d'Etat américains se prononcent en 1995-1996 en ce sens : le PKK en tant qu'organisation terroriste « produit et trafiqué de l'héroïne pour financer l'insurrection qu'elle mène contre le gouvernement turc ».
On se trouve ici en présence d'un narco-terrorisme dans lequel l'organisation achemine une substance illicite entre le lieu de production qui est extérieur (essentiellement le « triangle d'or ») et les lieux de consommation des grands pôles occidentaux. L'année 1996 marque un tournant important dans l'implication du PKK : la relation entre le trafic de drogue et les militants de l'organisation est établie officiellement. Antérieurement des infractions dérivées, comme le racket et la possession d'armes à feu, avaient été sanctionnées en Grande-Bretagne, mais n'étaient pas établies en France, en dépit de fortes présomptions. Dorénavant, des ramifications sont observées à l'échelon financier : le PKK manipule de gros comptes en banque. Ses réseaux de trafic de drogue s'activent à travers l'Europe : Espagne, Italie, Yougoslavie, Suisse. Au cours de ces dernières années, les arrestations de dealers militants se multiplient. C'est en Allemagne, compte tenu de la forte présence kurde, que ce narco-trafic se développe le plus. Le PKK se livre à un usage mercantile des enfants : utilisation de mineurs (11-13 ans) pour assurer le commerce de stupéfiants dans la rue ; enlèvement d'enfants en Allemagne pour leur faire subir, en Belgique notamment, un endoctrinement terroriste, enfants utilisés par la suite comme instrument de propagande de l'organisation.
Le caractère transnational de ce trafic se trouve en étroite corrélation avec la transnationalité des opérations terroristes du PKK qui utilise les réseaux répartis en Europe pour l'écoulement des stupéfiants comme pour le soutien apporté aux terroristes ou encore pour le financement par des trafics divers de la lutte nationaliste kurde."
Voir également : USA : des dirigeants de l'organisation terroriste PKK sanctionnés pour trafic de drogue
Bordeaux : des trafiquants de drogue kurdes et non turcs
"Au tournant des années 80, la Turquie devient la scène d'une recrudescence de l'industrie de l'héroïne, par le biais des activistes Kurdes. Si des organisations criminelles dominent le marché, des rapports officiels turcs mettent en valeur les liens forts entre les trafiquants et les séparatistes kurdes, actifs dans le domaine du terrorisme et auxquels un tel trafic fournit les fonds nécessaires à l'acquisition d'armes. Comme pour l'ASALA, la dispersion des membres du PKK en Occident donne à ce trafic une ampleur internationale, permettant à l'organisation kurde de tirer les avantages d'un tel commerce mené à l'échelle des pays industrialisés. La liaison entre le PKK et le trafic de drogue n'est pas seulement occasionnelle mais ressort d'une stratégie bien structurée et reconnue. Le ministère de la Justice comme le Département d'Etat américains se prononcent en 1995-1996 en ce sens : le PKK en tant qu'organisation terroriste « produit et trafiqué de l'héroïne pour financer l'insurrection qu'elle mène contre le gouvernement turc ».
On se trouve ici en présence d'un narco-terrorisme dans lequel l'organisation achemine une substance illicite entre le lieu de production qui est extérieur (essentiellement le « triangle d'or ») et les lieux de consommation des grands pôles occidentaux. L'année 1996 marque un tournant important dans l'implication du PKK : la relation entre le trafic de drogue et les militants de l'organisation est établie officiellement. Antérieurement des infractions dérivées, comme le racket et la possession d'armes à feu, avaient été sanctionnées en Grande-Bretagne, mais n'étaient pas établies en France, en dépit de fortes présomptions. Dorénavant, des ramifications sont observées à l'échelon financier : le PKK manipule de gros comptes en banque. Ses réseaux de trafic de drogue s'activent à travers l'Europe : Espagne, Italie, Yougoslavie, Suisse. Au cours de ces dernières années, les arrestations de dealers militants se multiplient. C'est en Allemagne, compte tenu de la forte présence kurde, que ce narco-trafic se développe le plus. Le PKK se livre à un usage mercantile des enfants : utilisation de mineurs (11-13 ans) pour assurer le commerce de stupéfiants dans la rue ; enlèvement d'enfants en Allemagne pour leur faire subir, en Belgique notamment, un endoctrinement terroriste, enfants utilisés par la suite comme instrument de propagande de l'organisation.
Le caractère transnational de ce trafic se trouve en étroite corrélation avec la transnationalité des opérations terroristes du PKK qui utilise les réseaux répartis en Europe pour l'écoulement des stupéfiants comme pour le soutien apporté aux terroristes ou encore pour le financement par des trafics divers de la lutte nationaliste kurde."
Voir également : USA : des dirigeants de l'organisation terroriste PKK sanctionnés pour trafic de drogue
Bordeaux : des trafiquants de drogue kurdes et non turcs
mercredi 20 juin 2012
Aslan Usoyan, un des plus importants parrains de la mafia moscovite : un Kurde yézide
NOTE D'ACTUALITÉ N°230Source : http://www.cf2r.org/fr/notes-actualite/russie-le-plus-important-parrain-de-moscou-victime-une-tentative-assassinat.php
RUSSIE : LE PLUS IMPORTANT PARRAIN DE MOSCOU VICTIME D'UNE TENTATIVE D'ASSASSINAT
Alain Rodier
16-10-2010
Aslan Usoyan alias « grand-père Hassan », un des parrains les plus importants de Moscou, a été l'objet d'une tentative de meurtre le 16 septembre 2010 vers 20 h 00, à Moscou. Un tueur a gages a tiré sur lui et ainsi que sur son garde du corps à l'aide d'un fusil kalachnikov à lunette équipé d'un modérateur de son. En raison des mesures de sécurité adoptées par Usoyan, il a fallu à l'agresseur monter un véritable traquenard en se postant dans l'immeuble faisant face au domicile du fils du mafieux. En effet, Usoyan qui n'apparait pratiquement plus en public, a néanmoins gardé l'habitude de rendre régulièrement visite à son rejeton. Les deux victimes ont été transportées à l'hôpital dans un état grave, alors que l'agresseur parvenait à s'enfuir.
Géorgien d'origine kurde, Alan Usoyan est à la tête d'une importante organisation criminelle transnationale (OCT) moscovite également très présente dans le Nord Caucase. Depuis 2007, il est en guerre ouverte avec le clan de Tariel Oniani qui dirige, depuis la prison de Matrosskaya Tishina où il purge une peine de dix ans d'incarcération, une OCT d'origine géorgienne qui tente de prendre pied à Moscou après avoir été particulièrement active en Espagne. Les affrontements ont fait de nombreuses victimes par le passé dont un Vory v Zakone (bandit dans la loi) très réputé : Vyacheslav Kirillovich Ivankov, « le petit Japonais », assassiné par un tireur d'élite le 28 juillet 2009[1]. Ce dernier était chargé des « traditions » au sein du clan d'Aslan Usoyan.
Les enjeux de cette guerre sont non seulement territoriaux mais concernent aussi les marchés lancés à l'occasion des Jeux Olympiques d'hiver de 2014 qui doivent se dérouler à Sochi, sur la mer Noire. En effet, les OCT des ex-pays de l'Est sont très présentes dans l'immobilier, l'hôtellerie, la restauration, et les loisirs (jeux, prostitution, drogue...). Le pactole à saisir est faramineux d'autant que la corruption, qui est endémique en Russie, permet de facilement infiltrer le monde des affaires.
Déjà, le richissime Shabtai Kalmanovitch, qui s'occupait de sports et de spectacles, a été assassiné le 21 novembre 2009. Il était trop proche du clan Aslan Usoyan, ce que Tariel Oniani n'aurait pu supporter. Malgré plusieurs tentatives de négociations destinées à conclure une « paix des braves[2] », il semble que la guerre interne va se poursuivre dans un proche avenir.
[1] Il n'est mort des suites de sa blessure à l'abdomen que le 12 octobre.
[2] Ces dirigeants criminels sont des Vory v Zakone, c'est-à-dire qu'ils sont tenus de respecter un certain « code d'honneur ». Mais ce dernier ne semble pas peser bien lourd quand les intérêts financiers sont très importants.
"Aslan Usoyan (Russian: Аслан Усоян) (born 27 February 1937) aka Grandpa Hassan is an ethnic Yezidi mobster and thief in law began his career operating in Georgia, continued in Moscow, Ural, Siberia, Uzbekistan, Krasnodar, Sochi, and other parts of ex-USSR.[1]"
Source : http://en.wikipedia.org/wiki/Aslan_Usoyan
mercredi 6 juin 2012
Londres : condamnation de trois femmes terroristes kurdes
Three jailed for Turkish social club arson attack
31 May 2012
Three women were jailed for a combined total of 19 years and four months at court on Wednesday, 30 May 2012 over an arson attack on a Turkish social club in north London, deemed by the judge to be politically and racially motivated.
Two of the women threw four home-made petrol bombs at the Coffee House of the People of Gumushane, because of its Turkish association.
Dilek Dag, 25; Altin Yadirgi, 28; and Dilan Eroglu, 20, pleaded guilty to arson with intent, being reckless as to whether life was endangered. Dag and Yadirgi were jailed for six years and eight months each, and Eroglu for six years.
The court heard the three women were sympathetic to and supported the aims of the Kurdish-linked proscribed group Partiya Karkeren Kurdistan (PKK).
The Metropolitan Police Service Police (MPS) Counter Terrorism Command (CTC) launched an investigation following the attack on 30 December 2011.
All three women pleaded guilty at an earlier hearing on 27 April 2012 and were remanded in custody to appear for sentence at Woolwich Crown Court on the 30 May.
Deputy Assistant Commissioner Stuart Osborne, Senior National Coordinator Counter Terrorism, said:
"These women threw petrol bombs at an occupied social club. It is only by luck that none of these petrol bombs smashed during the course of this attack.Source : http://content.met.police.uk/News/Three-jailed-for-Turkish-social-club-arson-attack/1400008926994/1257246745756
"Had any of them done so the likely consequences would have been a catastrophic fireball that would have caused serious and life threatening injuries in the confined space of the social club."
Commander Mak Chishty, area commander for north London said:
"We know this attack caused great concern amongst the community in north London and we hope that today's sentencing will provide reassurance that police take these matters very seriously.
"The community should be confident that they can come to us with information and concerns and we will do everything in out power to bring those responsible before the courts."
The court heard that the women carried out the attack following a Turkish air force strike in Ululdere, in the Sirnak province of Turkey on 28 December 2011. Kurdish civilians were killed in the attack. They had been suspected of being PKK fighters.
The following night on 29 December 2011 at 23:30hrs Yadirgi and Dag bought a petrol can from a garage on Williamson Road in Haringey before collecting Eroglu and filling up the can at a petrol station on Glover Drive N18. They used the petrol to make four petrol bombs out of empty beer bottles stuffed with stuffed cloth wicks.
They drove over to 94 Green Lanes N16 later the same night. The social club, known as the "Coffee House of the People of Gumushane" is used predominantly by people from a region of Turkey who are non-Kurds. The prosecution alleged it was chosen by the defendants as they would likely have viewed the Turkish association as a legitimate target.
There were ten people aged 40 to 50 inside the coffee house at 01:15hrs on 30 December 2011 playing cards and drinking coffee, when two women pushed open the door of the club and threw four lit petrol-filled bottles inside before running off.
The fire caught between the door and a partition wall. A table cloth, carpet and chairs set alight and members tried to extinguish the fire with their jackets. A neighbouring businessman spotted the fire and used his own extinguisher to put out the flames before the emergency services arrived.
One customer ran outside to chase the women but realised his arm and left leg were alight. He was suffered minor burns and was treated at the scene by London Ambulance Service.
Detectives from the CTC identified Eroglu, Dag, and Yadirgi using CCTV footage of them buying the petrol and also mobile phone evidence. Eroglu's fingerprint was found on one of the bottles and further forensic examination revealed DNA traces to Eroglu and Yadirgi.
CCTV footage retrieved after the incident also shows a Ford Focus car making stops to buy the petrol and petrol can and making loops around the block past the social club at 94 Green Lane, conducting hostile reconnaissance of the social club in advance of their attack.
They were arrested on 2 January 2012 on suspicion of arson and gave no comment in interview. All three were subsequently charged as above.
A further charge of arson with intent to endanger life and a charge of possession of explosive substances with intent to endanger life were ordered to lie on file.
lundi 28 mai 2012
Le violeur kurde Selcuk Ozcan serait membre du PKK
"Tous les médias ont insisté sur les origines des ces hommes, et plusieurs d’entre eux ont même rappelé que Selcuk Ozcan est un réfugié en France après avoir été condamné en Turquie pour son appartenance au Parti des travailleurs du Kurdistan."
Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-azadi/260512/quand-un-peuple-est-stigmatise-apres-un-viol
Voir également : Les violeurs kurdes de Toulouse seraient des "réfugiés politiques" ou des fils de "réfugiés politiques" (apocu ?)
Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-azadi/260512/quand-un-peuple-est-stigmatise-apres-un-viol
Voir également : Les violeurs kurdes de Toulouse seraient des "réfugiés politiques" ou des fils de "réfugiés politiques" (apocu ?)
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